‹ Œuvres de Malherbe (volume 3)Chapitre 74 sur 298 · À MONSIEUR DE BALZAC · texte numérisé non relu

À MONSIEUR DE BALZAC

Monsieur , Vous avez raison de dire qu'il faut peu de chose pour

1. Voyez plus loin, p. a a 4, la lettre de consolation adressée par Malherbe à M. de Bellegarde.

3. Guillaume dn Vair, qui mourut à Tonneins, le 3 août i6ai, dix jours après le baron de Termes. C'était comme on l'a tu au tome III, un grand ami de Malherbe et de Peiresc.

4. Jacques Ribier, conseiller au parlement de Paris, puis conseiller d'État, avait épousé Françoise Aleaume, nièce du chancelier du Vair.

Lsrrax 43. — 1. Cette lettre, la 17e du livre II dans l'édition

9o LETTRES A DIVERS.

vous obliger. Il y faut certes si peu, que si je prétendois à votre succession , dès demain je présenterais requête pour vous faire bailler un curateur. C'est tout un ; quelque préjudiciable que soit cette humeur, elle est généreuse. Ne la changez point si vous me croyez. Quant à moi, qui ne veux rien au delà de ce qui m'appartient, je tourne les yeux de tous côtés pour trouver sur quoi est fondé Thonnête remerciement que vous me faites; et après avoir tout examiné, je ne puis que deviner, si ce n'est 3 qu'il y a cinq ou six semaines que me trouvant en un lieu où Ton mit vos ouvrages sur le tapis , je fus du coté des approbateurs. Ce fut chez Mme des Loges1, de laquelle vous savez les qualités excellentes, et je crois qu'à la cour il y a peu de gens qui les ignorent. Le marquis d'Essideuil , le baron de Saint-Surin, M. de Racan et M. de Vaugelas y étoient4. Il y en a voit encore quelques autres, dont je ne sais point les noms; mais ce qu'ils dirent me fit connottre ce qu'ils valoient. A ce compte-là vous m'accorderez bien que le lieu ne pouvoit être plus propre, ni la compagnie meilleure pour l'affaire dont il étoit question. Je vois bien que l'on vous a dit que je défendis votre cause. 11 est vrai; mais sans intention d'en mériter le gré que vous m'en savez. Je ne donnai rien à

de i63o (p. 599), arait déjà été imprimée en 1627, dans le recueil de Faret, p. 5i , et peut-être pas pour la première fois; car Crosilles, dont il est question à la note 6, y fait allusion dans une lettre datée de septembre i6a5. Elle arait du au moins courir manuscrite. C'est une réponse à une lettre qui avait été publiée en juillet ou août 1625, sous le titre de : Lettre du sieur de Balzac à Monsieur de Malherbe; Paris, 11 pages in- 8°.

1. C'est-à-dire: je ne puis rien deviner autre chose, si ce n'est....

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