A MONSIEUR hivàQVE DE RIEZ
Monsieur, Je pensois, après l'affliction que m'a donnée la mort
seille en 1621 et mourut en i6a3. — La lettre de Malherbe, la 5e du livre II de l'édition de i63o (p. 568), parut pour la première fois en 1627, dans le recueil de Faret, p. 22. Ou trouve à la suite la réponse de Coeffeteau, datée de Metz, le 5 octobre 162 1.
Lettre 42. — 1. Cette lettre est la 4e du livre II (p. S6y) dans l'édition de i(>3o, où elle a été imprimée pour la première fois. — Guillaume Alcaume, évéque de Riez (Basses- Alpes) de 161 5 à la fin de 162 1. Il était neveu de du Vair.
de M. de Termes1, avoir au moins pour quelque temps ou paix ou trêve avec ma mauvaise fortune. Mais voici pour une seconde injure, non moins sensible que la première, la perte qu'avec vous, ou plutôt avec toute la France, j'ai faite de Monsieur le garde des sceaux '. Vous savez, Monsieur, combien ce grand personnage m'aimoit et m'estimoit au delà de mon mérite. Ce sera là-dessus, s'il vous platt, que vous prendrez la mesure de la douleur que j'en ai eue, sans que je m'engage à un travail inutile de la vous représenter. M. de Peiresc, de qui je tiens cette pitoyable nouvelle, me l'a en même temps aucunement adoucie par ce qu'il m'écrit de la bonne volonté qu'en cette occasion le Roi a témoignée pour vous et pour M.Ribier*. Si à cela vous ajoutez l'honneur de me continuer la même bienveillance qu'il m'a portée, ce sera le comble de toute la consolation dont je suis capable en cet ennui. Je vous en supplie très-humblement, Monsieur, , et de me croire toujours, ce que je suis et que je veux être toute ma vie, votre serviteur très-humble et trèsaffectionné.
Ce 1 5e d'août 1621.