Voyez plus haut, lettre 45» p
esprit. Tout ce que notre siècle en a de meilleurs, il ne faut pas qu'ils pensent d'y réussir que fort médiocrement. Pour le mien, l'opinion commune lui donne bien quelque rang parmi ceux qui ne sont pas des pires ; mais je ne serai point satisfait de lui, qu'il ne vous ait donné, Monseigneur, quelque extraordinaire preuve que je suis extraordinairement votre très-humble et très-obéissant serviteur.
5a. — A MONSIEUR ***!.
Monsieur ,
Je n'use pas de votre courtoisie, j'en abuse : ma consolation est qu'en cette hardiesse, vous voyez la bonne opinion que j'ai de vous, puisque je vous tiens infatigable au plus glorieux exercice qu'ait un bon naturel, qui est de faire plaisir1. On m'écrit de Provence que mes parties1 se vantent d'avoir eu leur rémission. Je n'en crois rien, pource que je sais que si cela* étoit, vous en eussiez mandé quelque chose par deçà4. Mais quand il se-
Lkttbb 5i. — 1. Cette lettre a été publiée pour la première fois par M. Haoréau, dans le Bulletin des Comités historiques, 1 85o, tome II, p. i56 et 157, d'après un brouillon autographe du manuscrit Balaie , f° 59. Ce brouillon porte au dos, de la main de Malherbe, la note suivante : c À M. le .. .. (?), le a 4* septembre 1618. s Le nom du destinataire est douteux ; on peut lire à la rigneur : le Long, mais non le Gros, comme Ta fait M. Hauréau. C'est la dernière lettre que l'on connaisse de Malherbe, qui mourut trois semaines après.
a. Malherbe avait mis d'abord : c infatigable en l'un des plus agréables exercices d'un bon naturel, qui est de faire plaisir à ceux qui en ont un juste besoin, s A la fin de la phrase suivante, il a substitué rémission a grdee.