‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 114 sur 259 · Vab. (An d'embellir · texte numérisé non relu

Vab. (An d'embellir

Que rien ne s*y peut désirer.

5, 6. Voyez la notice de la pièce xxix.

POÉSIES, XXVIII. ia7

Mais, Flearanoe, ton docte écrit

M*ayant (ait voir qu*un bel esprit i o

Est la cause d'un beau visage;

Ce ne m*est plus de nouveauté, Puisqu'elle est parfiûtement sage , Qu'elle soit parfaite en beauté.

f o. Var. (Jrt d'emheUir) :

BTayant fait Toir qo*aii sage esprit.

laS POÉSIES, XXIX.

•OMVBT.

La belle dont Malherbe déplore le départ est Charlotte JonTenel des Urtîns, mariée à Eustache de ConflïmSy yicx>mte d*Attchy (oa Ochy)y cheralier det ordres du Roi. Les généalogistes le font mourir en juin 1698. Si cette date est exacte, elle réfute complètement le récit de Tallemant (Historiette de la vicomtesse d'Auehjr)^ snivant lequel le vicomte , tant qu*il vécut , tint prudemment sa femme à la campagne. Quoi qu*il en soit, une fois arrivée à Paris (elle y était avant 1609], elle se forma une petite cour de poètes et de savants, et se rendit ridicule par ses prétentions littéraires et même théologiques, car, en i63i, elle fit paraître sous son nom des Homéfies sur VÉpttre de saint Paul aux Hébreux. Malherbe, Lingendes, Malleville ont à Tenvi célébré ses attraits , mais il ne semble pas qu'elle en ait été plus séduisante, t Elle n'avoit rien de beau, dit Tallemant, que la gorge et le tour du visage. Elle avoit un teint de malade, et ses yeux furent toujours les moins brillants et les moins clairvoyants du monde, s Elle mourut le 3 janvier i64f), assez âgée, on peut le croire, sans avoir besoin de s*en rapporter à Berthelot, qui écrivait d'elle :

Ses enfants pleins de vie, Devant Pavie, N'étoient déjà plus mineurs.

Outre les vers que Malherbe a composés en son honneur, il lui a adressé un certain nombre de lettres publiées pour la première fois dans l'édition de i63o.

Le sonnet ci-dessous a été, ainsi que les huit pièces suivantes, inséré dans le Nouveau Recueil des plus beaux vers de ce temps, qui est précisément dédié c à très-illustre et vertueuse dame Charlotte des Ursins, vicomtesse d'Ochi. s Ce volume, publié à Paris en 1609, a été réimprimé sous le même titre, à Lyon , par Barthélémy Anoelin, i6i5, in-ii.

POÉSIES, XXIX. t%^

Qael astre malheureux ma fortune a bâtie ? A quelles dures lois ma le ciel attaché, Que Textréme regret ne m'ait point empêché De me laisser résoudre à cette départie ?

Quelle sorte d'ennuis fut jamais ressentie s

Egale au déplaisir dont j'ai l'esprit touché?

Qui jamais vit coupable expier son péché

D'une douleur si forte, et si peu divertie? •

On doute en quelle part est le funeste lieu

Que réserve aux damnés la justice de Dieu , i o

Et de beaucoup d'avis la dispute en est pleine;

Mais sans être savant, et sans philosopher, Amour en soit loué , je n'en suis point en peine : Où Galiste n'est point, c'est là qu'est mon enièr.

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