‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 152 sur 259 · FUmu, pour/Etaifjr, en une seule syllabe · texte numérisé non relu

FUmu, pour/Etaifjr, en une seule syllabe

aao POÉSIES, LXYII.

AUTBB FBAGMBlfT.

Ames pleines de vent , que la rage a blessées , Gonnoissez votre faute, et bornez vos pensées

En un juste compas; Attacbez votre espoir à de moindres conquêtes; Briare avoit cent mains , Typhon avoit cent têtes , 5

Et oe que vous tentez leur coûta le trépas.

Soucis, retirezr-vous , faites place à la joie, Misérable douleur, dont nous sommes la proie;

Nos vœux sont exaucés; Les vertus de la Reine, et les bontés célestes , i o

Ont fait évanouir ces orages funestes , Et dissipé les vents qui nous ont menacés.

POÉSIES, LXYIII. %%i

GHAinOV.

SttÎTint Racaiiy oe serait pendant le TeitTage de Urne de Termes, dont le mari moorut en i6ai, que Malherbe aurait composé cette chanson pour Mme de Rambouillet. Gelle-c) ne se rappelait pat cette circonstance, au dire de Ménage, qui prétend que la pièce a été faite pour Galiste, c'est-à-dire pour la vicomtesse d'Auchy. En tout cas, ces Ters sont antérieurs i l'époque indiquée par Racan , car ils ont été insérés dès i6i5 dans les jiirs de eour^ imprimés par P. Ballard (Ut, I, p. i8), arec la musique de Boesset. Je ne crois pas qu'ils aient été réimprimés avant l'édition de i63o. — Dans une des éditions du Parnasse se trouve un sonnet qui commence ainsi :

Bs s*en vont ces beaux yeux , ces soleils de ma vie.

n est du cardinal Duperron et a précédé certainement la chanson de Malherbe.

Ils s'en vonty ces rois de ma vie,

Ces yeax , ces beaux yeux , Dont réclat fait pâlir d'envie

Ceux même des cieux.

Dieux amis de Tinnocence, 5

Qu'ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?

Elle s'en va cette merveille,

Pour qui nuit et jour, i o

Quoi que la raison me conseille ,

Je brûle d amour.

Dieux amis 9 etc.

aaa POÉSIES, LXVIII.

En quel effroi de solitude

Assez écarté, Mettrai-je mon inquiétude 1 5

En sa liberté ?

Dieux amis, etc.

Les affligés ont en leurs peines

Recours à pleurer; Mais quand mes yeux seroient fontaines ,

Que puis-je espérer ? « o

Dieux amis, etc.

POÉSIES, LXIX. aa3

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n s'agit ici non point ^ comme quelques-uns l'ont cm, de la femme de Malherbe, car elle survécut à son mari, mais de la femme d'Etienne Puget. Cest celui-ci que le poète fait parler. — Etienne Puget, qui, après son reuTage, embrassa Tétat ecclésiastique, et fut évéque de Marseille de i643 à 1668, était fils de Pommeuse Puget, trésorier de l'Épargne , sur lequel on peut consulter Tallemant des Réaux , et sa femme était fille de Halle , doyen de la chambre des comptes de Paris.

Le sonnet fut imprimé en 161 5 dans les Délices de la poésie fran» foise.

Celle qu'avoit Hymen à mon cœur attachée , Et qui îut ici-bas ce que j'aimai le mieux , Allant changer la terre à de plus dignes lieux, Au marbre que tu vois sa dépouille a cachée.

Comme tombe une fleur que la bise a séchée, 5

Ainsi fut abattu ce chef-d'œuvre des cieux;

Et depuis le trépas qui lui ferma les yeux ,

L'eau que versent les miens n'est jamais étanchée.

Ni prières , ni vœux ne m'y purent servir ;

La rigueur de la mort se voulut assouvir, i o

Et mon- affection n'eu put avoir dispense.

Toi dont la piété vient sa tombe honorer,

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