‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 155 sur 259 · Elize, la princesse Elisabeth · texte numérisé non relu

Elize, la princesse Elisabeth

POÉSIES, LXXIL a3i

De la fin du couchant termine son empire

En la source du jour.

£lle va dans ses bras prendre part à sa gloire; 40

QueUe malice noire Peut sans aveuglement condamner leur amour?

U est vrai qu'elle est sage, il est vrai qu'eUe est belle, Et notre affection pour autre que pour elle

Ne peut mieux s'employer. 4 5

Aussi la nommons-nous la Pallas de cet âge;

Mais que ne dit le Tage De celle qu en sa place il nous doit envoyer?

Esprits malavisés , qui blâmez un échange ,

Où se prend et se baille un ange pour un ange, Sb

Jugez plus sainement ; Notre grande bergère a Pan qui la conseille;

Seroit-ce pas merveille Qu'un dessein qu'elle eût fait n'eût bon événement?

C'est en rassemblement de ces couples célestes, 5 5

38, 39. Var. (feuille Tolante) :

Des mondes opposés nuit à son empire L'un et l'autre séjour.

Page 1