‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 160 sur 259 · SUR LE MARIAGE DU ROI ET DE LA REIITE · texte numérisé non relu

SUR LE MARIAGE DU ROI ET DE LA REIITE

Le mariage de Louis AUX et d'Anne d'Autriche eat lieu le s 5 octobre i6i5.— - Les yen de Malherbe furent imprimés en i6sOy dans les tomes I et II des Déliées de la poésie fnan^oUe^ ayec le titre ê^Èpi-

Mopse entre les devins TApollon de cet ftge

Avoit toujours fait espérer Qu'un soleil qui naîtroit sur les rives du Tage En la terre du lis nous viendroit éclairer.

Cette prédiction sembloit une aventure s

Contre le sens et le discours , N'étant pas convenable aux règles de nature, Qu'un soleil se levât où se couchent les jours.

Anne, qui de Madrid (ut Tunique miracle,

Maintenant Taise de nos yeux , i o

Au sein de notre Mars satisfait à Toracle , Et dégage envers nous la promesse des cieux.

Bien est-elle un soleil; et ses yeux adorables.

Déjà vus de tout Thorizon, Font croire que nos maux seront maux incurables, 1 5

I. Mt^tse, Toyez la note du rers 58 de la pièce Lxxn. Vai. (P et R) : L* Apollon de notre âge.

POÉSIES, LXXIV. !i37

Si dW si beau remède ils n'ont leur guérison.

Quoi que Tesprit y cherche, il n'y voit que des chaînes

Qui le captivent à ses lois ; Certes c'est à l'Espagne à produire des reines , Gomme c'est à la France à produire des rois. 90

Heureux couple d'amants, notre grande Marie

A pour vous combattu le sort; Elle a forcé les vents, et dompté leur Airie; C'est à vous à goûter les délices du port.

Goùtez-les , beaux esprits, et donnez connoissance , a S

En l'excès de votre plaisir, Qu'à des cœurs bien touchés tarder la jouissance, C'est infailliblement leur croître le désir.

Les fleurs de votre amour dignes de leur racine.

Montrent un grand commencement; 3o

Mais il &ut passer outre, et des fruits de Lucine Faire avoir à nos vœux leur accomplissement.

Réservez le repos à ces vieilles années

Par qui le sang est refroidi; Tout le plaisir des jours est en leurs matinées; 3 5

La nuit est déjà proche à qui passe midi.

a5. Vab. (P) : Faites-le, beaux esprits....

17, 98. Corneille (Pofyeuete, I, i) a dit après Malherbe :

Et le désir s^aecrolt quand TefTet se recule.

9i3H POÉSIES, LXXV.

POUR METTRE AU DEVAITT BU LIVRE DU SIEUR DE liORTIGUES.

Ce li'vre est intitiilé : Les Poèmes dhers du sieur de Lortigues^ Pro^ pençal. Au Roi. Pïois, J. Gesselin, 1617. La biographie de raatenr le troure dans les F'ies des poètes françoiSf par G>lletet, dcmt le manuscrit est à la bibliothèque du LouTre.

Vous dont les censures s'étendent Dessus les ouvrages de tous , Ce livre se moque de vous :

Mars et les Muses le défendent.

POÉSIES, LXXVL %3g

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