A MADAME LA PRINCESSE DE COKTI
ftomxT.
Publié en 1690 dans les tomes I et II des Délices de ia oeésie française, — Voyez la notice de la pièce xLvni.
Race de mille rois , adorable princesse , Dont le puissant appui de faveurs m*a comblé , Si faut-il qu*à la fin j acquitte ma pixMnesse, Et m allège du faix dont je sois accablé.
Telle que notre siècle aujourd'hui vous regarde, 3
Merveille incomparable en toute qualité, Telle je me résous de vous bailler en garde Aux fastes étemels de la postérité.
Je sais bien quel eflPort eet ouvrage demande ;
Mais si la pesanteur d*une charge si grande i o
Résiste à mon audace, et me la refroidit ;
Vois-je pas vos bontés à mon aide parottre. Et parler dans vos yeux'un signe qui me dit Que c'est assez payer que de bien reconnoître?
POÉSIES, LXXXI. a45
fTAircBs SFiBrroxixw.
Publia en i6ao dans les tomes I et II des Déliées de la poétie franfoue, Gostar en a fait la critiqtie dans une de ses lettres (tome I, n* i6i) à la martpiise de Lavardin.
Louez Dieu par toute la terre,
Non pour la crainte du tonnerre
Dont il menace les humains ; Mais pour ce que sa gloire en merveilles abonde, Et que tant de beautés qui reluisent au monde 5
Sont des ouvrages de ses mains.
Sa providence libérale
Est une source générale.
Toujours prête à nous arroser.
L*Aurore et TOccident s abreuvent en sa course, i o
On y puise en Afrique, on y puise sous TOurse,
Et rien ne la peut épuiser.
N*est-ce pas lui qui fait aux ondes
Germer les semences fécondes
D un nombre infini de poissons; 1 5
Qui peuple de troupeaux les bois et les montagnes. Donne aux prés la verdure , et couvre les campagnes
De vendanges et de moissons?