Tu four, tu te trompes, tu as tort
aSo POÉSIES, LXXXIV.
LXXXIY
Il s'agit ici da connétable de Luynet, mort le s 5 décembre i6si. Malherbe lui avait dédié , cette même année , sa traduction du XXXm* livre de Tite Live, où il lui disait ceci : « Tai eu l'honneur que toutes les fois que je me suis trouvé devant vous, j'en ai été recueilli avec un visage et des caresses qui eussent convié un plus ambitieux que je ne suis à vous importuner plus souvent que je ne fais. > — Le mot alujrne, qui autrefois signifiait absinthe, a permis un af&eux jeu de mot au poète. Quant au nez de barbet, c'est une particularité fort exacte, comme le prouvent les portraits du temps et entre autres celui qui est conservé au château de Dampierre. — L'épigramme n'a paru que dans l'édition de i63o. .
Cet absinthe au nez de barbet, En ce tombeau fait sa demeure; Chacun en rit, et moi j'en pleure.
Je le vouloîs voir au gibet.
POÉSIES, LXXXV. aSi