I. Lettre à Peiresc, du a3 décembre
a. c Encore que je n'aie aucun digne sujet de vous écrire, si je n^ai Youlu perdre la commodité de ce laquais pour tous dire que la Reine se laissa persuader devant bier au soir à M. de Malherbe de lai augmenter sa peusion de cent écus, de sorte qu*il a cinq cens écus par an. » (Lettre citée plus haut de M. de Valavez à son frère Peiresc, en date du i3 juin 161 a.) Malherhe, de son côté, dans une lettre à Peiresc, raconte ainsi le fait : a J'ai fait voir à la Reine les devises que ]*ai faites pour elle. Elle les a trouvées fort à son goût, ee que je crois, pource qu'elle Ta dit, mais encore plus parce qu'elle m'a augmenté ma pension de cent écus. Si je me fusse préparé à lui faire cette requête, je la trouvai si bien disposée que je crois qu'elle eût passé pins avant : ce sera, Dieu aidant, pour l'année prochaine; cependant je tâcherai de mériter cette gratification par quelque nouvel ouvrage. > Cette lettre, qui n'est pas datée dans l'édition de Biaise, y est classée à tort parmi celles de i6i3 (p. a 69) ; car elle est adressée à Peiresc à Paris; or le savant conseiller n'avait séjourné dans cette ville qu'en 161 a, et dès le mois de novembre de cette année était retourné en Provence, d'où il ne revint qu'en 1616. M. de Goumay, qui s'appuie sur cette pièce , s*est donc trompé en disant (p. a68) que la pension de Malherbe, qui était d'abord de quinze cents livret, fut en i6i3 portée à dix-huit cents.