‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 214 sur 259 · De MaUueroe manque dans réuition de i63o · texte numérisé non relu

De MaUueroe manque dans réuition de i63o

3. Vab. ^édit. de i63d): Quand ils viendront à ces belles lettres....

37a APPENDICE.

connoissance des secrets de la rhétorique, dans lesquels je me confesse très-ignorant. Je ne veux rapporter ici ^ que tes maximes les plus communes, pour satisfaire les esprits de ceitx qui pourroient s'étonner de l'inégalité des pièces dont la seconde partie de ce livre est composée , plutôt que pour justifier Malherbe devant ses envieux , auxquels il me semble que je ne puis faire de réponse, sans reconnoitre tacitement qu'ils sont capables de Taccuser.

Le discours, ou Toraison par laquelle l'esprit fait entendre ce qu'il a conçu, est de deux sortes : Tune libre, étendue, et comme négligée; l'autre contrainte sous de certaines 1<hs, renfermée dans quelques bornes, et parée avec un soin particulier. Sous la première espèce, les entretiens familiecs et les lettres sont comprises*; sous la seconde, les actions publiques, soit cpi'elles louent les grands personnages, soit qu'elles traitent des affaires d'État qui tombent en délibération, ou qu'elles servent pour défendre et pour accuser. Les maîtres de l'art donnent plusieurs règles pour reconnoitre quand cette partie, qu'ils appellent composition, est parfaite dans les unes et les antres; mais il me semble que toutes se peuvent rapporter à l'observation de ces trois choses : Pordre, la liaison ou la suite, et le nombre. L'ordre ne range pas seulement les mots selon les règles de la grammaire; il dispose les matières, donne la place aux raisons, selcm qu'elles sont ou plus fortes ou plus foibles, et retranche ce qui est superflu, ou ajoute ce qui peut être nécessaire pour l'éclaircissement du sens. La liaison unit toutes les parties du discours, en forme un corps agréable*, et fait que celui qui lit ou qui écoute, étant conduit d'un point à l'autre par une méthode facile, imprime si parfaitement les choses dans sa mémoire, qu'elles n'en peuvent plus échapper. Le nombre chatouille les oreilles par la cadence agréable des périodes, lesquelles n'étant ni coupées, ni étendues ^, ni mesurées avec

I. Vah. (édit. de i63o) : Et beaucoup plut de connoiiMnoe dfs secrets de la rhétorique, à laquelle seule il appartient de régler \et disputes de cette nature, que je n*en reconnou dans mon esprit. J« ne rapporte ici....

a. Il y a le féminin dans les deux édidons de i63o et de i63i«

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