Voyez la notice qui précède cette Dédicace
1, ScipioD CafFarelli, cardinal Borghèse, neyeu du pape Paul IV. il est nommé Burghesius dans l'édition de Rome , et Burgetitu dans celle de Paris.
pas de ces pesantes machines, qui ne vont qu'avec nn nombre infini de contre-poids et de roues. Elle se meut d'elle-ménie, et si naturellement, que je l'oifenserois de la solliciter avec trop de scnn. J'ai eu Thonneur que toutes les fois que je me suis treuvé devant vous, j'en ai été recueilli avec un visage et des caresses qui eussent convié un plus ambitieux que je ne suis à vous importuner plus souvent que je ne fais. Si aujourd'hui avec les mêmes démonstrations vous me daignez faire paroître que le désir que j'ai de vous plaire , quelque foible qu'en soit la preuve, ne laisse pas de vous être agréable, vous me ferez une grâce qui mettra mes contentements an point où je les souhaite, et m'obligerez. Monseigneur, à chetrfaer de plus importantes occasions pour vous donner de plus fortes assurances de la volonté que j'ai d'être toute ma vie et de tout mon cœur,
Votre serviteur trés-humble et très-affectionné,
Malbkebb.
DE TITE LIYE. 397
SOMMAIRE DU XXXDl» LIVRE DE TTTE LIVE».
Titus Quindns fait résoudre les Béotieut A s'allier arec les Romains. Philippe et lui cherchent à se rencontrer. Comparaison de la palissade grecque ayec la romaine. La bataille se donne aux Cynocéphales. Philippe la perd. Quîntius et lui confèrent. Androsthène, l'un des lieutenants de Philippe, est défait près de Gorinthe par les Achaîens. Les Acamaniens sont sollicités de prendre le parti des Romains. Pour en délibérer ils s'assemblent à Leucade. La chose ne réussit pas au gré des Romains. Us assiègent Leucade, et la prennent. Ceux de Rhodes attaquent la Pérée, et défont Dinocrate, lieutenant de Philippe. Les Dardaniens entrent en la Macédoine. Us sont défaits, et se retirent. Anûochus s'empare de tout plein de places en la c6te de Cilicie et de Carie. Attalus meurt à Pergame. O se fait un grand mouTement en Espagne. Philippe est battu en Thessalie par Quintius. Il enToie à Rome demander la paix. On députe des commissaires pour l'aller faire. Sempronius Tuditanus est défait et tué en Aragon. Prodiges expiés. Les Béotiens piqués du meurtre de Barcylas, leur capitaine général, assassinent les soldats romains. Ils sont rangés à la raison. Quintius et les commissaires s'assemblent A Gorinthe. Les jeux isthmiens se célèbrent. La liberté des yiUes de la Grèce y est proclamée. Après les jeux, les députés d'Antiochus ont audience, puis ceux des communautés. L'assemblée pylaïque se tient aux Thermopyles. Quelques esclares prennent les armes en Toscane. Ils sont chAtiés, Maroellus est battu par les Boies, et après il bat les Insubriens. Antiochus passe en la Chersonèse, et fait rebAtir Lysimachie. Cornélius y yient conférer ayec lui. Un faux bruit de la mort de Ptolomée les fait séparer sans rien faire. Les prêtres prétendent exemption des fnà» de la guerre. Us en sont déboutés, et condamnés aux airérages. Un printemps sacré, youé yingt et un ans auparayant, est mis en exécution. Annibal est élu préteur A Carthage. n yeut réprimer l'insolence des officiers de justice, et A cette fin fait faire un édit, que leurs charges qui étoient A yie ne se-
1 . Il n'y a point de sommaire dans les éditions latines de 1616.
iffi LE XXXIII- LIVRE
roieDt plus qn'aminelles. 11 essaye anssi de réfonncr le des finanoes. Cela lui acquiert force enDemis, qui donnent des ayis à Rome contre lui. Ou députe à Carthage pour lui faire faire son procès. H en a le Tcnt, et s*enfuit vers Antiocbus.
P. Voilà comme se passa F hiver. Aussitôt que le printemps fut venu, Quintius, qui voyoit que les Béotiens ne se déclaroient encore ni d*un côté ni d^autre, ne voulut pas demeurer avec cette épine en Tesprit*. Il partit donc d^Élatie, accompagné d'Attalus , que pour cet effet il pria de vouloir être du voyage, et passant par la Pfaocide se vint camper à cinq quarts de lieue de Thèbes, ville capitale de la Béoce. Le lendemain avec une compagnie de gens de pied, et les députés des villes qui le soivoient alors en assez bon nombre, il s^achemina droit à la ville, et commanda aux piquiers d'une légion , qui étoient deux mille hommes, de venir mille pas après lui. Anûphilus, préteur des Béotiens, vint au-devant de Qointias jusqu^à la moitié du chemin. Le reste du peuple, préparé à cette nouveauté de voir ensemble un général d*année romain et un roi* y étoit sur les murailles à les attendre. Il ne paroissoit à leur suite que bien peu d*armes, et encore moins de gens de guerre. Pour les piquiers, on ne les voyoit point, à cause du grand tour qu'on leur avoit fait prendre et des vallons où ils passoient à oonvort. Comme Quintius approcha de Thèbes, il se mit à marcher au petit pas. Il sembloit que ce fïit pour recevoir ceux qui lui venoient faire des compliments, mais en effet c'étoit pour attendre les piquiers qu'il avoit laissés der-
1 . Nous arons indiqué les chapitres pour faciliter Tusage de cette traduction et la comparaison avec le texte de Tite lAre, Ils ne sont marqués ni dans Malherbe, ni dans les éditions latines de 1616 : tout s*y suit sans un seul alinéa.
a. Var. (édit. de i63i) : Avec cette peine en l'esprit.