‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 235 sur 259 · I. Cela, ce fait qae · texte numérisé non relu

I. Cela, ce fait qae

4a6 LE XXXIIl* LIVRE

fils , auxquek fl laissa son Etat si bien affcmii , cpie jusqu'à la troisième race eux et les leurs en oooacnrèrent la possession. Comme les affaires d'Ane, de Grèce et de Macédoine étoient en ces termes, la guerre de Philippe n'étant que bien à peine cessée, et pour le moins ce qui avoit été accordé par la paix n'étant pas encore exécuté, il s'alluma une grande guerre en Andelonsie. Hdvîos qui en étoit gouverneur écrivit an sénat, que Colcas et Larcin, deux des principaux seigneurs du pays, avoient pris les armes ; qu'avec Colcas il y avoit dix-sept petites viÛes, et avec Luscin deux très-grandes, Cardonne et Bardonne; (pie pour ceux de la côte, ils ne boogeoient encore, mais que , leurs voisins remuant, il ne se Edloit pas imaginer qu'ils demeurassent les bras croisés. Ces lettres ayant été lues au sénat par le préteur Sei^ns, il fut résolu qu'après que la création des préteurs seroît faite, celui à qui toucheroit l'Espagne dresserait incontinent un état de ce qu'il estimeroit nécessaire pour y faire la guerre, et en feroit son rapport au premier jour.

XXII. Environ ce même temps les consuk furent de retour à Rome, et ayant fait assembler le sénat au temple de fiellone, demandèrent que pour les bons services qu'ils avoient rendus à la République le triomphe leur fût accordé. Les tribuns du peuple Labéo et Ursanius remontrèrent qu'y ayant de la différence aux mérites il y en devoit avoir en la récompense , et que pourtant ils requéroient que chacun des prétendants eût à faire sa poursuite séparément. Minutius disoit pour sa raison, que le gouvernement d'Italie leur étoit échu à tous deux ensemble. Cornélius ajoutoit* que son compagnon et lui n'avoient rien fait l'un sans l'autre, et nommément

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