J. F. GronoY (GronoTius)a fait la même conjecture
X Querengus , un des auteurs des notes marginales de l'édition romaine de 1616.
esse,,,, dieehat^ e^uod integris rébus ^ exerrim ab se admoto^ vocati in amictiiam,,,, regiam societatem roman» prssposms" sent [cbap. ziii]. Au lien de admoîo^ je lis antoto; pouroe que, outre que ab se admoto ne se peut dire qn'avec ex* travaganee, la vérité du fait est que Quintius, qui pensait surprendre les Thèbes de Phtie, connue il avoit fait celles de Béoce, se fiant sur une intelligence qu'il y avoit, s'en approcha seulement avec quelque cavalerie légère, et de peur de mettre les habitants en alarme, laissa le reste de son armée en quelque lieu assez loin ponr n'être pas aperçue, et assez près pour lui servir au besoin qu'il en pourrmt avoir.
Neequiequam inde Sbsessa oppugnaiaque ttrbs est; recipi^ nisi aiiqiuinto post^ per Antiochtun non potuii [chap. xviii]. Stratonicée dont il parle, étoit entre les mains de Philippe, et ne passa jamais en celles d'Antiochus. D'ailleurs, en ce même livre il est dit que les Romains ayant mis Philippe à la raison, lui firent quitter Stratonicée, et la donnèrent aux Rhodiens. Adjicit F'ateritts Antias Attaio absenti Mginam insulam^ eiepkantosqae dtmo datos^ et Rhodiis StratonicsBam Cariœ, atqtte alias urbes quas Philippus tenuisset [chap. xxx]. Gomme donc peut subsister ce qu'il a dit auparavant , que Stratonicma recipi , nisi aiiquanto post , per Antiockum non potnitP II y a certes de la présomption à changer témérairement ce qui est dans le texte; mais aussi seroît«-ce une discrétion bien niaise et bien ridicule de suspendre son jugement en des choses visibles comme celle-ci Le moyen d'excuser Tite live est de s'en prendre à quelque copiste, qui a pris ici Paris pour CorbeiU. Il y a encore en ce même livre une grande bévue, ^
qui est qu'en la proclamation faite à Corinthe des peuples et des villes que les Romains entendoient remettre en leur liberté, Tite live comprend en termes exprès les Phociens et Locnens, puis un peu après il dit que les Romains en firent un
]. Duu sa traduction (voyez p. 4a 1) Malherbe a supprimé trèshardiment ce qui rembarrasse dans ce passage, et au heu de parler de la prise de Stratonicée par Antiochus, il raconte que les Romains c retirèrent cette Tille de Philippe et en firent un présent aux Rhodiens. » On peut Toir, dans la note de Drakeuboren sur cet endroit, que la difficulté n*était pas insoluble.
46ii LE XXXIIP LIVRE
présent aux Étoliens*» Glaréanos' ne croil point celte 1îbè> ralité. Pour moiy je ne vois pas qae des propositioos si oootraîres puissent toutes deux être véritables , ni qu'il y ait explication qni puisse démêler cette fusée. Ceux qui auronft du loisir de reste y penseront sî bon leur semble. Je n^aime pas tant le travail, que j'en veuille prendre pour une chose de si peu de fruit.
Summajustiiia suos rexit; tuticam fidem sociisprxsiitit; rem ac iiberos duos superstitts habuit; miiis ac magni ficus ami^ eus fuit; rtgnum adeo stabile ac prmum reliquii, ut ad tcrtiam stirpcm possessio rjus descenderit [chap. xxi]. Il ne faut pas être bien grand critique , pour reconnoître qu'il y a id une transposition, et qu'il faut lire, summa Justitia suos rexit; unicam fidem sociis prmstitii; mitis ac magni ficus amicus fuit; ac libéras duos superstites habuit; regnum adeo stabile at firm^ reUquity ut^ etc. De cette façon les choses, qui autrement sont confuses, seront en leur place. Ce qui appartient aux mceurs, comme avoir été bon roi , bon allié, et bon ami , se treuvera d'un côté ; et de l'autre, ce qui touche Fétat de sa maiscMi, qui est que sa femme le survéquit, et deux fils avec elle, auxquels il laissa sa succession. Qui ne voit cette lumière ne voit pas celle du jour en fJein midi. Au reste, il n'y a point de doute que Tite live ne se soit abusé de ne donner ici que deux fils à Attalus. Les autres historiens en nomment quatre; et lui-même, au XXXVII* livre [chap. lui], (ait dire à Eumène, fils aîné d' Attalus , pariant an sénat, qu'il n^y a simple soldat qui avec plus d'assiduité ait tenu pied aux armées romaines que lui et ses frères*. A ce compte-là ils ne pouvoient pas être motus de trois^.
I . Voyez les chapitres xxxiu et xxxir. Ici la béTiie n*est le hàx ni de Tite Live , ni des copistes. Malherbe n'a pas bien compris, an chapitre xxxit, le verbe eoniribtterunt ,
a. Henri Loriti, dn canton de Claris, auteur de remarques snr Tite Live et d'une chronologie de l'histoire romaine (iS3i). Il fut pendant trois ans professeur an collège de France à Pkns.
3. Nemo m'Uet romonus magi* atsiduus in euttris vestris fint, frnrna ego fratretque met.
4 Dans le manuscrit de Bamberg, au lieu des mots: Uxortm ae liberoSy on lit cornu uxor et Iiberos, Kreyssig a ainsi disposé
Quaternûm milHnm pondo argenti pectigai in decem amtos; triginta quaterna miilia pondo et ducenta ; prasrns pîginti miiiia pondo [chap. xxx]. Il y a ici trois sortes de sommes qui par la paix furent imposées à Philippe. La première est quaternûm miiiium pondo argenti vectigal in decem annos , qui sont durant dix ans six mille marcs d^argent par an. La dernière est de trente mille marcs, qu'il de voit bailler comptant. Tout cela semble assez clair. Il reste la somme du milieu, rr/ginia quaterna miiiia pondo et ducenta^ qui vaut cinquante et un mille trois cents marcs ; et c'est là que sont les ténèbres. Glaréanus dit qu'il n y voit goutte ; comme de fait dans le Tite live latin, où toutes les sommes du texte sont évaluées à la marge, il n'y a mot de celle-ci. Quant à moi, j'aime mieux faire louer ma modestie, en n'y touchant pas, que blâmer ma hardiesse, en voulant expliquer une chose à quoi tant de grands personnages confessent n'avoir rien entendue
Terrestres copias ab Ahydo trajeeit Chersonesi urbem [chap. xxxviu]. J'ai suivi en ma traduction l'opinion defirlafréanus et de Sigonius*, qui lisent terrestres copias Madytum trajeeit Chersonesi urbem^. Car de lire jib/dutn^ il n'y a point d'apparence, vu qu'Abyde est au côté de l'Asie en la Troade, Seste est au bord de l'Hellesiiont du côté de la Thrace, Madyte est plus avant en terre ferme. De Seste à Madyte il peut y avoir cinq de nos lieues, et de Madyte à Lysimachie dix. J'en parle selon nos cartes. Si elles sont fausses, je m'en rapporte à ceux qui les ont faites. Ces deux villes, Abyde et Seste, sont assez connues par les amours de Léandre et d'Éro.
ce membre de phrase : eomis uxori ac libenj quot supers tites hahuit^
comme dans les autres.
I. Les éditeur» conyiennent généralement que la phrase est altérée, et on a essayé de rétablir le texte par des conjectures trèsdiverses.
a. Charles Sigonio. Ses remarques sur Tite Lire parurent d'abord dans l'édition de i555.