On a depuis tenté d'autres corrections de ce passage
Antîochiis en la conférence tenne à Lysimachie répcmd an. Romains, après plusieurs autres choses : Ifee ex PhÛipjn quidém adpersa fortuna spolia ulla se petiisse^ aut ad»ertms Bioma^ nos in Europam imjecisse *** fuerit^ qun Pteto omnia quss iUius fuissent 9 jure belU Seleuci factasint^ etc. [chap. zl] ^ Il n'y a personne qui ne voie qu'en ce lieu défuUent quelques paroles, ou plutôt quelques li^es. Polybe, de qui oed est tiré mot à mot, récite la même chose de cette façon : c II disoit(Antiochus) qu'il étoit passé en Europe avec des forces, pour recouvrer la Clier^ sonése, et les villes qu'il avoit en Thrace; que ces lienx-li lui appartenoient, et mm à autre, pource que premièrement ils a voient été à Ljsimachus, lequel ayant fait la guerre à Séleucus, et ayant été vaincu par lui, Séleucus par le droit de l'épée étoit devenu maître, et de cela, et de tout ce que Lysimachus avoit eu en sa domination. » Qui voudra voir le texte grec, aille au XVII* livre de Polybe, vers la fin. A ce même propos on peut encore lire au XXXIV* livre de Tîte Live [chap. Lvni] le langage que tient à Qnintius Hégésianax, ambassadeur d'Antiochus : c Ce seroit à la vérité une chose indigne, et que les oreilles auroient peine à supporter, qu'on voulût faire perdre à Andochus les villes de la Thrace et de la Chersonèse, que Séleucus, son bisaïeul, l'épée à la main, a conquises sur Lysimachus en une bataille, où il tailla son armée en pièces, et le fit demeurer lui-même sur la place. > Après ces deux textes, il n'y a doute quelconque que ce qui est imparfait dans le texte de Tite Live, ne soit rhabillé en ma traduction selon la vérité du fait.
Si en quelques antres lieux j'ai ajouté ou retranché quelque chose, comme certes il y en a cinq ou six, j'ai fait le premier pour éclaircir des obscurités, qui eussent donné de la peine à des gens qui n'en veulent point ; et le second, pour ne tomber en des répétitions, ou autres impertinences, dont sans doute un esprit délicat se fût offensé. Pour ce qui est de l'histoire , je l'ai suivie exactement et ponctuellement ; mais je
I. Il y a ici uoe lacune dans le manuscrit. On a essayé de la combler de diverses manières, qui toutes se rapprochent plus ou moina, quant au sens, de la oonjectnre de Malheroe.
n'ai pas voulu faire les grotesques, qu'il est impossible d'éviter quand on se restreint dans la servitude de traduire de mot à mot. Je sais bien le golûit du collège, mais je m'arrête k celui du Louvre. Si le lecteur est juste, il considérera que c'est ici la version d'un livre, dont il n'y a exemplaire au monde que celui que nous a donné un manuscrit nouvellement trouvé à Bamberg^ et que par conséquent les défauts dont il est plein ne se peuvent réparer qu'en devinant. S'il est injuste , je lui rendrai la pareille qui est due à ceux qui offensent les premiers. Le mépris qu'il aura fait de mon ouvrage, je le ferai de son jugement.
I. Ici encore, comme dans le titre même de sa traduction, Malherbe étend à tout le livre XXXIII ce qui n*est yrai que des dixsept premiers chapitres. Le reste du livre avait déjà été traduit en français par Biaise deVigenère. Voyez Notice bibliograpfiique,p, cxiv, ii<» i3.
FIN DU XXXIII* LIVRK DK TITK UVK.
Malherbe, i 3o
FRAGMENT DE TRADUCTIOIN
DBS