‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 26 sur 259 · I. Balzac ne parle de TafTaire que comme d*iui duel · texte numérisé non relu

I. Balzac ne parle de TafTaire que comme d*iui duel

3. Aujourd'hui l'église des Dames du Saint - Sacrement, (Roux- Alpheran, Recherches, p. 89, note i.)

3. Voyez VjéppenMce, p. uy. Le 27 juillet i^a?» Malherbe n'avait point encore reçu la nouvelle de la mort de son fils, car nous avons de lui, à cette date, une lettre adressée à Peiresc et où il ne parie que de choses indifférentes.

4- Voyez à Vjéppendice, p. lv, une lettre inédite de Malherbe à M. de Bouillon.

SUR MALHERBE. uxix

les premiers résultats dn procès ^ Noas y apprenons que, c sur la requête de Damoiselle Mdgdeleine de Gorriolis, de la ville d^Aix, tant en son nom que comme femme et procuratrice générale de François de Malerbe, écujer, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, querellante en assassinat et meurtre commis en la personne de M. Marc-Antoine de Malerbe, lui vivant avocat an parlement de Provence, son fils, etc., » le sénéchal d*Aix prononçant, par défaut, contre les sieurs de Piles et de Bonnes, les déclara, le 14 aoftt 1627, un mois après le meurtre, < atteints et convaincus du cas et crime de meurtre et homicide douleusement' commis, » et les condamna à la peine de mort. Un troisième accusé, frère Louis de Villages, chevalier de l'ordre de Saint- Jean de Jérusalem, bien que contumax, fut élargi à charge de se représenter « quand sera dit et ordonné. >

Le jour même, les condamnés appelèrent de cette sentence, qui ne les effraya pas plus que Malherbe n*avait été effrayé de celle qui, en des circonstances analogues et presque dans les mêmes termes, avait été rendue contre son fils deux ans auparavant.

Quelque temps après, il écrivait à un de ses amis de Provence qn*il attendait « que le conseil des parties fût établi en quelque Heu pour y continuer les poursuites contre les assassins et les mettre le plus avant qu*il pourroit dans le chemin de Grève. > • Tout ce que je demande, ajoutait-il, c'est qu'on nous baille un parlement. Les assassins disent qu'ils ne veulent pas de Grenoble. De ce côté-là nous sommes d'accord. Je me doute qu*ils voudroient Paris, mais je ne le veux pas. Le judaïsme s'est étendu jusque sur la Seine. Il seroit à souhaiter qu'il fût demeuré sur le Jordain, et que cette canaille ne fût point mêlée, comme elle est, parmi les gens de bien. Il n*y a remède. Ma cause est bonne ; je combattrai partout avec l'aide de Dieu, f&t-ce dans Jérusalem et devant les douze lignées d'Israël *. »

Il combattit, en effet, mais inutilement. Bien que Louis XIII « Feùt exhorté à faire prendre les drûles, l'assurant que du

I. Voyez-en le texte kV Appendice^ p. Lvn- — i. Traitreasement.

3. Cette lettre a été publiée pour la première fois, et d*après une eopîe du temps, par M. Roux-Alpheran (Recherehes ^^ p. 6a). Elle B*ett point datée et ne porte point de nom de destinataire.

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