XL NOTICE BIOGRAPHIQUE
reste il auroit justice^; » bien que Malherbe loi eât adressé, avec la belle ode contre les Rochelois, une lettre pathéthique', grâce aax relations de lenr famille avec le parlement de Provence, et à la protection du frère de Richelieu, de Tarche- ▼éque d'Aix*, les meurtriers échappèrent à sa vengeance. Suivant l'exemple que Malherbe lenr avait donné lui-même, ils surent tirer l'affaire en longueur et la traîner de tribunal en tribunal. « Enfin, dit Balzac, qui le voyait tous les jours dans le fort de son affliction, on lui parla d'accommodement, et un conseiller du parlement de Provence, son ami particulier, ICu porta parole de dix mille écus. Il en rejeta la première proposition, et nous ^ dit l'après-dînée ce qui s'étoit passé le matin entre lui et son ami ; mais nous lui fîmes considérer que la vengeance qu'il desiroit étant apparemment impossible, à cause du crédit que sa partie avoit à la cour, il ne de voit pas refuser cette légère satisfaction qu'on lui présentoit, que nous appelâmes
Solatia luctus
Exigua ingentis, nmero sed débita patri *.
< Eh bien, dit-il, je croirai votre conseil ; je pourrai prendre c de Fargent, puisqu'on m'y force ; mais je proteste que je ne « garderai pas un teston pour moi de ce qu'on me baillera. « J'emploierai le tout à faire bâtir un mausolée à mon fils. > Il usa du mot mausolée , au lieu de celui de tombeau, et fit le poète partout *. »