Voyez, plus loin, p. lxxxi, note
3. Historiette de Malherbe, Voyez l'édition donnée par M. P. Paris (tome I, p. 170 et suivantes). Les passages empruntés parTallemant y sont indiqués.
4. Loin de renvoyer à un imprimé, Tallemant se sert de phrases comme celle-ci : « Racan, de qui j'ai eu la plus grande partie de cps Mémoires.... > [Ibidem^ tome I, p. 3oi.)
5. OEupres complètes de Racan ^ nouvelle édition revue et annotée par MM. Tenant deLatour. Paris, Jaunet (bibliothèque ekéTirienne), 1857, iu-i8, tome I, p. a53 et suivantes.
6. Bibliothèque impériale, fonds français, n» 6ooa, a6 p. in-40.
PAR RACAN. Lxiif
Messire François de Malherbe naquit à Caen en Normandie, environ Tan i555. Il étoit de l'illustre maison de Malherbe Saint-Agnan, qui a porté les anries en Angleterre sous un duc Robert de Normandie^ et s'étoit rendue plus illustre en Angleterre qu*au lieu de son origine, où elle s'étoit tellement rabaissée que le père dudit sieur de Malherbe n'étoit qu'assesseur à Caen*. Il se fit de la religion un peu avant que de mourir'. Son fils, dont nous parlons, en reçut un si grand déplaisir, qu'il se résolut de quitter son pays, et s'alla habituer en Provence , à la suite de Monsieur le Grand Prieur \ qui en étoit gouverneur. Alors il entra en sa maison à l'âge de dix-sept ans', et le servit jnsques à ce qu'il fut assassiné par Artiviti'.
Pendant son séjour en Provence, il s'insinua aux bonnes i(râces de la veuve d'un conseiller et fille d'un président, dont je ne sais point les noms ^, qu'il épousa depuis, et en eut plusieurs enfants, qui sont tous morts avant lui. Les plus remarquables, ce sont une fille qui mourut de la peste à l'âge de cinq ou six ans, laquelle il assista juscjnes à la mort, et un fils qui fut tué malheureusement à l'âge de ans' par
M. de Piles.