‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 71 sur 259 · Traduction exacte du yert du Tansille (I, st · texte numérisé non relu

Traduction exacte du yert du Tansille (I, st

Gli occhi fur gli archi, e i guardi fur gli atrali. 58. Tout nu, c^est-à-dire dénué ^ mot qui a la même étymologie.

Comme dans une place au pillage donnée ,

Et lui font recevoir plus de morts que de coups.

La mer a dans le sein moins de vagues courantes , Qu'il n^a dans le cerveau de formes différentes. Et D*a rien toutefois qui le mette en repos ; Car aux flots de la peur sa navire qui tremble Ne trouve point de port, et toujours il lui semble Que des yeux de son maître il entend ce propos :

« Eh bien, où maintenant est ce brave langage? Cette roche de foi ? cet acier de courage ? Qu est le feu de ton zèle au besoin devenu ? Où sont tant de serments qui juroient une fable ? Conune tu fus menteur, suis-je pas véritable? Et que t^ai'je promis qui ne soit advenu ?

« Toutes les cruautés de ces mains qui m'attachent,

L« mépris effronté que ces bourreaux me crachent ,

Les preuves que je fais de leur impiété ,

Pleines également de fureur et d'ordure,

Ne me sont une pointe aux entrailles si dure ,

Comme le souvenir de ta déloyauté.

« Je sais bien qu'au danger les autres de ma suite Ont eu peur de la mort, et se sont mis en fuite; Mais toi, que plus que tous j'aimai parfaitement, Pour rendre en me niant ton offense plus grande. Tu suis mes ennemis, t'assembles à leur bande, Et des maux qu'ils me font prends ton ébattement.

Le nombre est infini des paroles empreintes

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