‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 97 sur 259 · Vab. (F, L, O) : Soupira du £en qu'il sentoit · texte numérisé non relu

Vab. (F, L, O) : Soupira du £en qu'il sentoit

Dix jours, ne pouvant se distraire

Du plaisir de la regarder ,

U a par un effort contraire

Essayé de la retarder;

Mais à la fin, soit que laudaoe 65

Au meilleur avis ait fait place ,

Soit qu*un autre démon plus fort

Aux vents ait imposé silence,

Elle est hors de sa violence ,

Et la voici dans notre port. 7 o

La voici, peuples, qui nous montre

Tout ce que la gloire a de prix ;

Les fleurs naissent à sa rencontre

Dans les cœurs, et dans les esprits;

Et la présence des merveilles 7 5

Qu*en oyoient dire nos oreilles ,

Accuse la témérité

De ceux qui nous Tavoient décrite,

D^avoir figuré son mérite

Moindre que n*est la vérité. 80

O toute parfaite Princesse , L*étonnement de lunivers,

61. Une tempête força Marie de Médicis de relAcher à Poitofino le 19 octobre et d*y séjourner jusqu'au a8. {Journal de l'EstoiU^ année 1600.)

63, 64. Var. (édit. de 1601, E, F, L, O, S):

Par une tempête contraire n a pensé la retarder.

71. Cette strophe se trouve pour la première fois dans les DéUces de la poésie française f i6i5.

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