Vah. (P) : Elle mourroit aussi pour lui
I70 POÉSIES, XLVllL
XLvm
POUR MADEMOISELLE DE COim, MARIE DE BOURRON.
Louise de Lorraine, princesse de Conti, accoucha au Louviv, le 8 mars 1610, d*une fille qui fut baptisée le 19; c et, dit ri^^toilr, pour ce qu'on voyoit qu'elle alloit bientôt mourir, par ordre de mondit prince (de Conti) ont été choisis et élus deux pauvres de la paroisse, savoir Jacques de Elssart pour parrain et Martine» Deniares pour marraine, lesquels lui ont donné le nom de Marie, v Elle mourut en effet le lendemain, c laissant, écrit Malherbe à Peiresc, Monsieur le prince son père fort affligé ; car ce pauvre père ne bougeoit d*auprès du berceau : c'étoit , à ce que Ton dit , la plus belle et la plus grand<* enfant qui se pouvoit voir. » Une copie autographe des vers de Malherbe, conservée à la bibliothèque de Carpentras, est intitulée : Sur la fiUe de Madame ta princesse de Conti lorsqu'on en eut fait le portrait. Cette pièce et la suivante parurent, en 1^37, dans le Recueil des plus beaux vers de ce temps.
Outre l'épitaphe en vers donnée ci-après (xi.ix), Malherbe en u aussi écrit une en prose qui se trouve à la Bibliothèque imiH^riaUt dans les Papiers de Baluzc (ms. n^ i33, p. 35).
N'égalons point cette petite Aux Déesses que nous récite L'histoire du temps passé, Tout cela n'est qu'une chimère ; Il faut dire , pour dire assez : •
Elle est belle comme sa mère.