SPIRITUELLES
Le présent sonnet figure, aTec quelques variantes, en tête du Âe~ eueil des vers lugubres et spirituels de Louis de Chabans, s*" du Maine, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, Paris, 1611, in-8. L'auteur fut tué en duel ou, pour mieux dire, assassiné par TËnclos, le père de Ninon, le a6 décembre i63a, à Paris.
Suivant Ménage , le baron de Cliabans , d'abord aide de camp , puis ingénieur dans les armées de France , avait passé ensuite au service des Vénitiens. Tallemant, qui lui a consacré quelques lignM, dit qu'il portait Tépée, mais qu'on l'accusait d'avoir été violon ou joueur de luth. U est aussi question de lui dans les Histoires tragiques de Claude Malingre.
Tu me ravis , du Maine , il faut que je l'avoue , Et tes sacrés discours me charment tellement , Que le monde aujourd'hui ne m'étaut plus que bouc, Je me tiens profané d'en parler seulement.
Je renonce à l'amour, je quitte son empire, 5
Et ne veux point d'excuse à mon impiété , Si la beauté des cieux n'est l'unique beauté Dont on m'orra jamais les merveilles écrire.
Caliste se plaindra de voir si peu durer
a. Vab. : Me touchent tellement.