‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 141 sur 268 · Vab. (L et R) : D'en (aire des couronnes · texte numérisé non relu

Vab. (L et R) : D'en (aire des couronnes

POÉSIES* Lit. ^

iPITAPHE DE FEU MONSEIGlTEUa LE DUC D^ORUiAm.

N, de France, doc d'Orléans, lecond fila de Henri IV, né à Fa»> taineblean le i6 aTnl 1607, ment le 17 novembre 1611 9 sans amir * été nommé.

L'épitaphe parut, en x6ao, dana les tomea I et II dea Déàcês ik im poésie fran^oise,

f M. de Segrais m*a dit, rapporte Ménage , qu'il armt oui dira antrefois à feu M. le duc d'Oriéana, Gaston de FVance, que les religiaa» de Saint-Denis en France aToient refusé de mettre dans leur église oà ce petit duc d'Orléans est enterré, ce sonnet de Malherbe, qnoiqaa parfaitement beau, à cause du Tcn où il est parié de Mars, et 4^ celui où il est parié de la Barque , qui sont des dirinités pûemiea. »

Plus Mars que Mars de k Thrace, Mon père victorieux Aux rois les plus glorieux Ota la première place.

Ma mère vient d'une raee S

Si fertile en demi-dieux , Que son éclat radieux Toutes lumières efface.

Je suis poudre toutefois;

Tant la Parque a fait ses lois t o

Égales et nécessaires ;

Rien ne m'en a su parer;

igo POÉSIES, LIV.

Apprenez, âmes vulgaires, A mourir sans murmurer.

12-14. Imitation des yen suivants de Jean Second dans son épitaphe de Marguerite d'Autriche, fille de Tempereur Maximilien I«'

At vos plebeio geniti de sanguine, quando Ferrea nec nobis didicerunt fata nec uUis Paroere nominibus, patientius ite sub umbras.

A LA REINE, MÈRE DU ROI, SUR LA MORT DE MONSEIGNEUR LE DUC D^ORLlÊANS.

SONHET.

Imprima pour la première fou dans Tédition de i63o. Le tome I des Délices de la poésie française ^ édition de 16210, contient de Goioinby, Tun des disciples de Malherbe, une pièce sur le même injet et qui commence ainsi :

Consolez- vous, Madame; essuyez votre face.

Consolez-vous , Madame, apaisez votre plainte; La France , à qui vos yeux tiennent lieu de soleil , Ne dormira jamais d'un paisible sommeil Tant que sur votre front la douleur sera peinte.

Rendez-vous à vous-même, assurez votre crainte, 5

El de votre vertu recevez ce conseil ,

Que souffrir sans murmure est le seul appareil

Qui peut guérir Tennui dont vous êtes atteinte.

Le ciel , en qui votre âme a borné ses amours,

l'ioil bien obligé de vous donner des jours r o

i)m fussent sans orage, et qui n'eussent point d'ombre.

Mais ayant de vos fils les grands cœurs découverts, jN'a-t-il pas moins failli d'en oter un du nombre, Que d'en partager trois en un seul univei*s?

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