A MADAME LA PRINCESSE DE CONTI
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Publié en 1690 dam les tomes I et II des D4tkes de la voésie frmm^oue, — Voyez la notice de la pièce XLTin.
Race de mille rois, adorable princesse, Dont le puissant appui de faveurs m'a comblé , Si faut-il qu'à la fin j acquitte ma promesse, Et m'allège du faix dont je suis accablé.
Telle que notre siècle aujourd'hui vous regarde, 5
Merveille incomparable en toute qualité , Telle je me résous de vous bailler en garde Aux fastes étemels de la postérité.
Je sais bien quel effort cet ouvrage demande ;
Hais si la pesanteur d'une charge si grande i «
Résiste à mon audace, et me la refroidit;
Vois-je pas vos bontés à mon aide paroître , Et parler dans vos yeux un signe qui me dit Que c'est assez payer que de bien reconnoître?
8TAHCES 8PIBTTUSLLB8.
Publiées en 1630 dans les tomes I et II des Délices de la poésie françoisc. Costar en a fait la critique dans une de ses lettres (tome I, n* 161) à la marquise de Lavardin.
Louez Dieu par toute la terre ,
Non pour la crainte du tounerre
Dont il menace les humains ; Mais pour ce que sa gloire en merveilles abonde, Et que tant de beautés qui reluisent au monde 5
Sont des ouvrages de ses mains.
Sa providence libérale
Est une source générale ,
Toujours prête à nous arroser.
I/Aurore et TOccidcnt s'abreuvent en sa course, xo
On y puise en Afrique, on y puise sous TOurse,
Et rien ne la peut épuiser.
N'est-ce pas lui qui fait aux ondes
Germer les semences fécondes
D'un nombre infini de poissons; 1 5
Qui peuple de troupeaux les bois et les montagnes, Donne aux prés la verdure , et couvre les campagnes
De vendanges et de moissons?