PIANTO QUINTO
La cara à malfattori ombra nottuma, Da se sgombrava il Mondo ; dal cui destro Lato Taurora uscia, di lagrime urna Versando innanzi al giorno, e non canestro Di vaghi iior, con la sua mano eburna, Macchiata il volto di vapor terrestro ; El biondo crine, ond' ella indora il cielo Avolta d'atro, e nubiloso vélo.
I. Comparez ces ciiiq stances avec les vers a7i-3a4»p* i4> ^^^ i
33o APPENDICE.
U Sol veniâ appo lei, come persona,
Che va dove altri à fona la 50spinge :
E quanto sferaa Taltre volte, e sprona
I suoi destrier, tant' bor.gli affrena, e stringe;
Torbido gli occhi, e senza la corona
Di chiari rai, che l'anree chiome cinge;
Sdegnando haver di raggi il capo avinto,
Qaando di spine, il suo fattor Tha cinto.
L'aer di nebbia grave à gli occhi infesto, Sembrava d' ogni intomo infetto, ed egro : Ogni augelletto, ch' à qnel tempo desto, Salatar suole il giorno in rami allegro ; Tacito apparve in ramo, o in siepe mesto, Odiando coA tA Chiaro, come il Nero, E 'n vece sna per gli antri, e per le mpi S'udian pianger buboni, ed urlar lupi.
Crebbe il dolore, c crebbe la vergogna Nel cor di Pietro, à Tapparir del giorno ; E benche non vegga altri, si vergogna Di se medesmo, e di cio c'ha d'intorno; Ch' al magnanimo spirto non bisogna La vista altrui, per arrossir di scomo • Ma di se si vergogna talhor, cU' erra ; Se bcn no'l vedealtro, che cielo, e terra V
I. Comparez ces quatre stances avec les vers 36 1 à 398, p. 17 et 18.
M. Roux-Alpheran , dans ses Recherches biographiques sur Mal^ herbe (1840), a le premier fait coimaîtrc cet écrit, qui, sans avoir aucune valeur littéraire, donne de curieux renseignements »ur quelques points de la vie du poète. Quelques années plus tard (1846), M. Pli. de Chennevières en a publié le texte complet, d'après le manuscrit de la Bibliothèque d'Aix signalé par M. Roux- Alpheran, et qui n'était malheureusement qu'une copie pleine de fautes de tout genre. Le texte que nous reproduisons ici a été collationné par nous sur le manuscrit autographe de Malherbe conservé à la Bibliothèque de Carpentras , et dont les éditeurs précédents avaient ignoré l'existence. C'est un petit in-S**, doré sur tranche, relié en parchemin et coté n^ aoi. Sur la garde on lit : Généalogie de Âfai' herbe Saint- Aignan, MM. Roux-Alpheran et de Chenneyières ont donné à cet opuscule le seul titre qui lui convint , et nous le lui conservons.
Il y a d^autres que nous qui portent le nom de Malherbe en Nornriandie, mais à la distinction de ceux-là nous nous appelons Malherbe de Saint- Agnan.
La terre de Saint-Agnan , à cinq lieues de Caen , du côté du Bocage, n'est plus aujourd'hui à notre maison, quoique toujours elle s'appelle Saint- Agnan-le- Malherbe. Elle fut vendue par Tun de nos prédécesseurs pour le voyage de la terre sainte.
Plusieurs autres terres portent encore le nom de notre maison, comme Neuilly-le -Malherbe* et autres, et toutefois ne sont plus à nous ; les unes ayant été aumônées * aux églises , comme Bléville, par Fouques Malherbe, à Tabbaye de Caen, comme il se voit par la fondation; les autres vendues, et les
I . Neuilly-le-Malherbe, dans l'arrondissement de Caen. 1. Données en aumône.
33a APPENDICE.
autres, par mariages, passées en maisons étrangères, comme celle de Jouy, en Picardie, fut par une fille de notre maison, avec plusieurs autres , emportée en la maison de Pellevé, où elle est encore aujourd'hui.
En la chronique de Normandie, il y a un chapitre exprès des seigneurs, princes, chevaliers et barons qui accompagnèrent le duc Guillaume à la conquête d* Angleterre , entre lesquels est la Haye Malherbe , d'où nous sommes sortis, lequel étoit baron de la Haye en G)tentin; et parce que l'on pourroit dire que ce pouvoit être de l'autre race des Malherbes que Ton appelle Bfalherbe de la Meau^, cela se résout pour nous, parce que le duc Guillaume ayant fait peindre toutes les arm(Hries des maisons illustres qui Tavoient suivi au voyage d'Angleterre, les nôtres se trouvent en ce nombre tant en une salle de l'abbaye de Saint-Étienne de Caen, qui est de sa fondation, qu'en une de l'abbaye de Saint-Michel au rivage de la mer, en la basse Normandie. Nos armoiries sont d'argent à six roses de gueules et des hermines de sable sans nombre.
n se trouve force documents de notre maison en la chambre des' comptes de Paris, et en celle de Rouen, en plusieurs fondations d'églises , et ailleurs en beaucoup de maisons nobles avec lesquelles nous avons eu alliance par le passé, comme de Nocy, Pelle vé, Tesson et autres.
Mon père peut aujourd'hui posséder six ou sept cents écus de rente, selon l'estimation que plusieurs fois j'en ai ouï faire, et même dernièrement quand je partis de Normandie au mois de décembre 1 599.
Mon grand-père étoit cadet de sa maison. Son aîné étoit seigneur de Mondreville, Merville et plusieurs autres terres.
Ma grand'mère paternelle étoit de la maison d'Elbeuf, où il y avoit alors cinq ou six terres nobles, desquelles, par mauvais ménage, il en est bien à peine demeuré une aux mains de l'héritier.
Ma mère s'appelle Louise le Vallois, fille de Henri le Vallois, seigneur d'Ifs, à demi-lieue de Cacn, et de demoiselle Catherine le Joly , héritière de plusieurs biens roturiers tant à Bréteuille la Pavée qu'à Louvigny.
De ce Henri le Vallois, sieur d'Ifs, et de ladite Catherine le Joly sortirent plusieurs enfants, desquels ceux que j'ai vus
sont : Louise le Vallois, ma mère, Jean le Vallois, Charlotte et Marie le Vallois.
Charlotte et Marie sont tontes deux décédces, Charlotte sans enfants. Marie, mariée au sieur de Maizet, a laissé un seul fils, marié aujourd'hui à une des filles de Fontaines-Estoupefour.
Jean le Vallois, sieur d'Ifs, leur frère et mon oncle, fîit en premières noces marié avec une sœur du sieur de Lamberville, maître des requêtes, et depuis l'un de ses héritiers.
De ce mariage étoit sortie Marie le Vallois, fille unique, qui mourut un quart d'heure après sa mère, Fan i587, ce me semble.
Mon oncle se remaria avec demoiselle Jeanne de Mainbeville, sœur et Tune des héritières du sieur de Comiers.
De ce mariage sortit une fille qui est aujourd'hui mariée avec François de Malherbe, sieur de Bouillon et d'Escorchebeuf, qui est Paîné de notre maison. Elle peut avoir aujourd'hui seize ans. Son père mourut peu de temps après qu'elle fut née, si bien qu'elle est demeurée seule héritière de ladite terre d'Ifs et des biens assis à Bréteuille la Pavée, qui avoient appartenu à ladite Catherine le Joly, sa grand'mère et la mienne. Dieu la fasse vivre et lui donne des enfants. Si elle n'en avoit point, mon cousin de Maizet , sorti de ladite Marie le Vallois, dont j'ai fait mention, et nous, en serions héri* tiers. S'il n'y avoit autre bien que le noble, nous l'emporterions par-dessus mondit cousin de Maizet, parce que nous sommes de Louise le Vallois, fille aînée dudit Henri le Vallois, sieur d'Ifs, et encore Teraporterois-je au préjudice de mon frère , parce que je suis son aîné , et le premier de tous les enfants sortis du mariage de mcsdits père et mère.
Nous avons été neuf enfants : François^ Jeanne, Eléazar, Pierre, Josias, Marie, Jeanne, Etienne et Louise.
Jeanne la première, Josias et Etienne, sont morts en enfance. Pierre mouiut à Lisieux, au retour du siège de la Fère*. Je crois que lors il n' avoit que dix-sept ou dix-huit ans.
La seconde Jeanne décéda il y a environ huit ou neuf ans, et a laissé plusieurs enfants mâles, ayant été mariée avec le sieur Fauconnier, trésorier de France.