‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 209 sur 268 · I. Richard Diiioth, pasteur protestant, mort yers i · texte numérisé non relu

I. Richard Diiioth, pasteur protestant, mort yers i

mis sur la communauîé de Soliers, par acte du dernier de janvier i585, et depuis, en avril i589, ils furent par M. Sébastien Loup, M* procureur, étant nous en Normandie, prêtés à la communauté de Brignole. Au bout de Tan, ils furent sommés par ledit Loup de i*endre ladite somme, dont il appert par exploit de Massonneau, du cinquième de mai 1590, au pied d'une requête présentée par<;elui Loup à M. le lieutenant d'Aix, et par ledit lieutenant décrétée le 4* dudit mai iSgo. Durant mon absence ledit Loup exigea les intérêts de ceux de Brignole, comme il avoit fait de ceux de Soliers, sans nous en faire tenir un sol.

Étant revenus -en ce pays, à savoir ma femme en l'année 1 593 et moi en Tannée 1 595, nous comptâmes avec ledit Loup. L'acte dudit compte est reçu par M* Bruys, notaire d'Aix, dudit an 1595, au mois de.... La procuration faite par ma femme et moi audit M* Loup est passée à Caen devant Aubert et Caillet, tabellions, le 22* de juin i586.

Ma femme étant de retour en ce pays eut pour le payement des arrérages qui lui étoient dus par la communauté de Brignole quelques assignations qui plusieurs fois lui furent diverties*, furent payées en deniers débordés* et en marchandises qui lui furent fournies à plus grand prix qu'elles ne valoient, et fut plus de trois ans à Texaction desdits arrérages.

Enfin elle mit en cause lesdits de Brignole pour retirer les trois mille écus ; ils usèrent en ce fait de beaucoup de fuites, alléguèrent avoir surpayé les intérêts et avoir baillé trois cents livres par avance audit Loup. Enfin il y eut arrêt du cinquième de juin 1598, auquel ils sont condamnés avec dépens; lesdits dépens par arrêt du i o* de juillet 1 698 sont liquidés à trois cents cinquante écus. Ma femme priée par ceux de Brignole ne se hâta point de faire exécuter son arrêt, et se contenta de la promesse qu'ils lui firent de lui payer les intérêts. Cependant survint un arrêt général de la Cour sur la révision et la réduction des dettes des communautés de ce pays.

Le sieur Guiran, conseiller aux comptes, fut commissaire

I . C'est-à-dire, au lieu de la paver avec les fonds sur lesque^ on favait assignée, on les employa à d autres usages.

a . Débordé signifie sans doute ici a rogné, dont on a coupé le bord, v

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