MAI.HERBE. I
338 APPENDICK.
pour la réduction des dettes de Brignole, devant lequel nous fûmes par son ordonnance ajournés, le i4* de juin 1600, k comparoîtte le 3* de juillet ensidvant.
M. d'Esparre avoit eu du commencement cette commission, et nous avoit fait ajourner par-devant lui pour voir faire la réduction, avec inhibition d'exécuter. L'ajournement est du 1 5* de juillet 1 599 et Texploit d'inhibition du 10* de juillet de la même année 1599, par Fossenque, notaire dudit Brignole.
Toutefois, ayant été ladite commission ôtée audit sieur d*Esparre, lieutenant dudit Brignole, et baillée audit sieur Guiran, conseiller aux comptes, nous comparûmes devant lui le 18* de juillet 1600, où lesdits de Brignole alléguèrent les intérêts payés à plus haut prix que Tordonnance , que Loup, M* procureur qui leur avoit fait bailler ladite somme, avoit pris trois cents livres par avance, comprenant aux payements faits des intérêts plusieurs sommes payées au sieur de Malherbe on sa femme pour autres occasions, comme quatre cents livres pour la vente k eux faite de cent charges de blé, deux cenrs éous prêtés par ledit sieur de Malherbe à la communauté pour payer un commissaire de Mgr de Guise, gouverneur, et autres affaires de la communauté, et cent dix écus aussi prêtés à ladite communauté par ledit s' de Malherbe pour payer les Badier. Us comprenoient aussi auxdits intérêts la somme de trois cents cinquantt* écus de dépens par eux payés suivant l'arrêt de liquidation cidessiis mentionné , et y couiprenoient aussi tous dépens exécutoriaux, et tout plein d'autres sommes, pour nous rendre odieux devant ledit commissaire.
Enfin après une longue contestation et raisons alléguées de part et d'iutre, dont il appert par le protrès -verbal dudit commissaire du i8« de juillet 1600, s'ensuivit du consentement des parties une ordonnance dudit commissaire , du 3« août 1 600, que la communauté me payeroit cinquante écus dans trois jours pour tous dépens, dommages et intérêts par moi demandés, et que ladite obligation de trois mille écus demeureroit sans aucun retranchement à notre profit, sauf à moi de me pourvoir contre M« Loup, notre procureur, pour les dommages et intérêts par nous prétendus.
ladite ordonnance est du troisième d'août 1600.
L'an i6oa, M" de Brignole nous font derechef ajourner par-
devant le sieur d'Esparre, lieutenant dudit Brignole, lequel, depuis la mort du conseiller Guiran, avoit eu commission pour procéder à la réduction des dettes de ladite communauté. L'ajournement est du neuvième jour de janvier i6oa, à compa- •rttttre le dix-septième dudit mois de janvier, qui est huit jours Tr m^ après l'exploit.
Suivant cet ajournement nous comparûiues derechef à Brignole où, après plusieurs comptes et contestations verbalement faites, nous fîmes un compte final du 3o* de janvier i6o3. Depuis ils nous ont payé les intérêts chacune année à raison du denier seize suivant Tordonnance du Roi. Mais aux quittances que je leur fais, j'y fais toujours mettre que c'est sans approbation de leurs départemenis, et de pouvoir exécuter mes arrêts pour retirer mon principal quand bon me semblera. Ce qu'il faut toujours continuer juëqtifl»'^ ce que nous leur fassions [payer] ledit principal. '
Ma femme, outre ce que dessus, a huit cents écus sur la commune de Tarascon, faisant, à raison du denier douze, deux cents livres de rente par chacun im.
M. le président Carriolis, son frère, et nous ayant eu après la mort du feu sieur président Carriolis, Sim père, quelque différend pour le recouvrement tle. la dot de leur mère, demoiselle <^ **. Honorade d'Escalis, et supplément de la légitime qui leur appartenoit sur les biens de leur dit père, nous transigeâmes le '2* du mois d'avril 1602, devant maître Antoine Maurel, notaire d'Aix.
Depuis cette transactitm raondit frère, président Carriolis, ayant quelque différend avec ma sœur de Châteauneuf, et craignant qu'elle ne Iny fît saisir sa récolte de ses bastides du plan ' Péricard et du Puy, me pria de passer avec lui un acte par lequel je lui remettois la pension que par ladite transaction il m 'avoit baillée ù prendre sur la communauté de Tarascon, et il me bailloit au lieu d'icelle ses blés provenant desdites bastides; ce que je fis par le moyen d'une déclaration qu'il me fit que ledit acte avoit été fait pour quelque considération et à sa prière , sans que je lui remisse ladite pension de Tarascon, laquelle demeuroit toujours à ma femme en vertu de la-