I. Vab. (édit. de i6ai) : Gagner temps
vécu durant la guerre. II y en eut qui parlèrent plus audacieusement, et lui reprochèrent que sans eux les Ro* mains n^eussent pas mis le pied dans la Grèce, tant s'en faut qu'ils fussent venus à bout de Philippe. Quintius, qui ne vouloit pas que les choses en vinssent jusqu'à la dispute, ne répliqua rien à leurs picoteries; mais en termes généraux leur dit que, s'ils envoyoient à Rome, il s'assu* roit qu'ils ne demanderoient rien de raisonnable qui ne leur (i\t accordé. Voilà comme se termina la guerre contre Philippe.
XXXVI. Pendant que cela se faisoit en Grèce, en Macédoine et en Asie, il se fit en la Toscane une conjuration d'esclaves, qui la pensa toute mettre en combustion. Le préteur Acilius ayant eu la charge de cette affaire, prit une des deux légions de la ville et s'y en alla. Ceux qui se treuvèrent en corps d'armée furent défaits, les uns tués, les autres pris. Pour les auteurs du tumulte, après qu'ils eurent été bien fouettés, il les fit mettre en croix et rendit les autres à leurs maîtres. Les consuls s'en allèrent aux provinces. Marcellus étant arrivé aux terres des Boïes, comme il étoit sur le point de se camper au haut d'une butte, Corolamus, le prince du pays, avec de grandes forces le vint charger, et ayant treuvé ses gens harassés d'une longue traite qu'ils venoient de faire, lui en tua trois mille; entre lesquels il y eut des personnes de marque, comme Sempronius Gracchus et Marcus Junius, qui avoient tous deux commandement aux troupes des alliés, et Aulus Ogulnius et Publius Claudius, maîtres de camp de la deuxième légion . Les Boïes après ce bon succès ne croyant plus que rien leur (ïkt impossible, attaquèrent le camp des Romains ; mais ils le treuvèrent si bien retranché, et qui plus est, si bien défendu, que ce fîit à eux à se retirer. Les Romains, pour faire panser leurs blessés et rassurer leurs soldats que cette première secousse aToit