‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 32 sur 268 · XXXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XXXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE

k Au mois de novembre i6i 5, i) soutint des thèses de philoso-

phie d^une manière si brillante que le premier président du parlement de Provence, Guillaume du Vair, qui y avait assisté, s'écria « que c^étoit le plus grand miracle qu'il étoit possible d'imaginer ^ » Deux ans plus tard, nous le retrouvons à Paris ; il y avait été amené par Malherbe, qui, eu 1616, alla passeï quelque lemps* à Aix, d'où il repartit avec Peiresc et du Vair*, lorsque celui-ci eut été nommé garde des sceaux. Le séjour de

l Paris semble avoir exercé sur lui une influence fâcheuse, en

dépit des soins de son père, qui tous les jours le faisait travailler plusieurs heures sous ses yeux ; et une lettre de Peiresc en date du 29 octobre 161 7 montre quelles étaient les inquié-

; tudes de Mme de Malherbe, qui craignait de voir son fils re-

noncer à la carrière de la magistrature , que par suite de ses

! relations de famille elle devait désirer par-dessus tout ^.

1. c Monsieur de Malherbe, votre fils, écrit Peiresc à Malherbe , h 18 Dovembre 161 5, soutint ses thèses en philosophie ces jours passés, où Monsieur le premier président voulut assister, sans que celui à qu: elles étoient dédiées Teùt invité. La plus grande partie de notre compagnie y fut aussi. Mais sans cajolerie je ne vis jamais mieux faire, ni ré futerles arguments, ni parler si élégamment, ni avec tant d'assurance de promptitude, ni avec un si heau langage, et avec une aussi grand< connoissance de cette science. Tout le monde en étoit ravi. Le cathédrant n'étoit rien au prix du répondant. Monsieur le président dit ai sortir de là que c*étoit le plus grand miracle qu*il étoit possible d'imaginer. Jugez si c'est à bon titre que nous vous en devons féliciter Vous avez bien occasion d'en louer Dieu. Je n'y eusse désiré qm votre présence ; mais d'ailleurs j'eusse quasi eu de i'appréhensioi qu'un si grand excès de réjouissance qu'il vous eut fallu ressentir d< nécessité, n'eût apporté du préjudice à votre santé, s (Ibid., P> 53o.

2. Ce voyage fut sans doute motivé par le désir de presser la conclusion de 1 affaire des terrains qui lui avaient été concédés à Toulon, Voyez plus haut, p. xxvi.

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