En une part f quelque part
EPITAPHE DE MONSIEUR D IS, PARENT DE L AUTEUR, ET DE QUI l'auteur ÉTOIT HÉRITIER.
Ménage, en 1666, a édité cette pièce pour la première fois et lui a donné le titre ci-dessus. On peut à peu près en fixer la date, grâce à V Instruction de F. de Mal fier be à son fils , publiée en 1846 (Caen, in-8<>), par M. Ph. de Chennevières. On lit en effet dans ce document, qu'au moment où Malherbe l'écrivait, c'est-à-dire au mois de juillet i6o5, la ûlle de Jean le Yalloys, sieur d'Ifs, oncle du poète, était âgée d'environ seize ans, et qu'elle était née peu de temps avant la mort de son père. M. d'Ifs mourut donc Ters l'année iSSq, et son épitaphe ne dirt pas se faire attendre.
Les trois sœurs de Malherbe étaient Jeanne, morte vers 1597, Marie et Louise. — Son frère Eléazar était conseiller au siège présidial dp Caen. — Ses trois tantes étaient Charlotte et Marie le Valloys, sœurs de sa mère, et Jeanne de Mainbeville, seconde femme de M. d'Ifs. Ménage s'est trompé en prétendant que Malherbe était héritier de celuici, car M. d'Ifs, nous venons de le dire, avait laissé une fille, qui fat mariée à François de Malherbe, sieur de Bouillon et d'Escousebeuf, l'ainé de la maison, a Dieu la fasse vivre, dit Malherbe dans son Instruction f et lui donne des enfans. Si elle n'en avoit point, mon cousin de Maizet et nous en serions héritiers. 1 — On a publié un certain nombre de lettres adressées par Malherbe à son cousin de Bouillon. On les trouvera dans notre édition.
Ici dessous gît Monsieur dis.
Plût or à Dieu qu'ils fussent dix !
Mes trois sœurs, mon père et ma mère;
Le grand Eléazar, mon frère;
Mes trois tantes, et Monsieur dis.
Vous les nommé-je pas tous dix?
%o POÉSIES, V.