XX LEXIQUE DE MALHERBE
.... De tout mon pouvoir [j*]eflU7ai de lui plaire,
Tant que ma semtnde espéra du salaire. (I, a65, vers i6.}
Je ne ressemble point à ces foibles esprits,
Qui bientôt dëlivrés, comme ils sont bientôt pris.
En leur fidélité n'ont rien que du langage. (I, i36, vers 45.)
J*ai M si intriquë de rafTaire de ma pension — que je n^avois du
sens ni du temps que ce qu*il m*en falloit en cette occasion. (III, 3oo.)
Je n^aurai pas du temps assez pour, etc. (II, loo.)
.... Ssn'ont jamais que </ei tièdeshiven. (1, 68, v. fo ; var. de i63i : de.)
Il est aise de se passer de confitures; mais de pain, il en fautavoir, ou mourir. (IV, i5.)
Mars est comme T Amour : ses travaux et ses peines Veulent «/e jeunes gens. (I, i8a, vers i36.) Voytt Biflooi, p. 66.
8* Critiques diverses de Malherbe sur des passages de des Portes, au sujet de l'article et des partitifs employés ou omis :
« .... En dépit dn cid, de Fortnne et d'Envie. » En dépit d*Emviê n'est pas bien dit. Il faut dire : de V Envie; pour Fortune, passe. (IV, 3i7.)
« He yojwaXfavcri de si belle princesse. «
n Crat A\T9 faverisi ^ car antreoient il faut dire le favori^ et lui bailler un article comme à on sobstantif. (lY, 36a.)
« [Ce tyran sans merci] Qui pour moi iCeut jeûnais des ailes. »
ICalberbe vent que l'on dise : n'a jamais en droites, {Vf, 426.)
« Ne semei point des fleurs wat la tombe sacrée. »
Ne sèmepoitU dejleurs^ mieux dit; je ne blâme pas : desjlenrs, (lY, 465.)
« .... [Ils] TOUS délaisseront Et par mêmes appas autres ponrcbasseront. »
Quel langage !... On ne peut pas dire : « pourchasser autres; » il deroii dire : « ea pourchasseront d'autres. » (lY, J64.)
c O risonrenx Amour, ^ue les fenx «nie tn verses Font dedans nos esprits de brâlures diverses/ »
Note que ee que veut dire « combien de br6Iures, » quot incendia ; sUl se rapportoit à diverses, et qu'il Tonl&t dire quam diversa^ il eût bllu dire : d^ts brûlures. (lY, 369 et 370.)
Ce n'est pas bien dit : Je suis en fièvre qui me trouble, etc. Il devoit dire : en une fièvre. (lY, a88.)
« Lors comme un qui choisit lieu propre i sa vengeance. »
I/n /««• propre. (lY, 388.)
On dit bien : c Si l'envie m'en prend, » mais il Csut dire : « S'il m'en prend énvie, n et non : c Vewne. » (lY, 359, note.)