‹ Œuvres de MalherbeChapitre 175 sur 740 · CONSÉQUENCE · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCE

Des mêmes raisons que nous avons amenées.... nous tirerons la consé-

Î Menée indubitable de ce que nous avons en cet endroit à leur prouver (c'ejN l'aire f nous tirerons comme conséquence ce que nous ayons, etc). (II, 106.)

CONSÉQUENT (Pia) :

S'il est vrai que rien ne nous doive inciter à faire plaisir que l'utilité, il est vrai pdr conséquent que les Dieux, qui ne peuvent rien espérer de nous, n*ont aucune occasion de nous rien donner. (II, 93.)

CONSERVATION» désir de conserver :

Noos j serons eonviés par la conservation de notre honneur. (II, 3i9.)

CONSERVER, défendre, conserver sauf, pur :

Ceux qui le veulent mal sont ceux que tu conserves, (1, 10, vers 148.)

ii6 LEXIQUE DE LA LANGUE [CON

Ainsi cmuervant cet empire..., Ma reine acquiert à ses mérites Un nom qai n*a point de limites. (I, si3y vers 8i.) La cbasteté.... nous rend soigneux de conserver [notre corps]. (H, 44'.)

CoNSEEvsay garder :

Je suis obligé de conserver un plaisir que j*ai reçu ; si je l'ai rendu, mon obligation ne ya point plus ayant. (Il, 935.)

Se coifSBRVBE, durer :

Nos affections passagères

Se font TieiUes en un moment...; La sienne, toujours ferme et toujours d*une sorte,

Se conserve éternellement. (I, 24^9 ^^^ ^^0

CONSERVITEURS.

Vous TOUS comportez doucement ayec tos serriteors.... Si nous conndéroDS que la fortune a le même commandement sur nous qu'elle a sur eux, ils peuvent dire : c Nous sommes tous eonserviteurs, » (II, 4>^0

CONSIDÉRABLE, important, qui doit être considéré, examiné, dont il faut tenir compte :

La fin du bienfait est plus considérable que le commencement. (II, 37.) Si vous considérez les volontés, comme à la vérité o^est ce qui est considérable,,,, (II, 187; voyez II, 8, 99.)

CONSIDÉRATION, action de considérer, manière d'envisager on d'être envisagé, vue :

L'expérience des fortunes passées me fait trembler en la considération de l'avenir. (IV, 157.)

Il est beaucoup de sortes.... d'ingrats; mais chacun a sa considération particulière, qui le fait différer des autres. (II, 5i.)

La tempérance règne sur les voluptés; elle en hait les unes...; elle dispense les autres..., et jamais ne s'en approche que pour quelque antre considération (que celle du plaisir même), (II, 69$ ; voyez II, 3i, lia, Ii3, i3i, 507.)

CoNsiDÉaATioN, réflcxiou, attention, circonspection :

Quand nous faisons plaisir, nous avons la considération même que nous avons quand nous labourons et que nous semons. (II, 98.)

L'intention de ceux qui n'en ont point fait de loi a été de nous fiûre donner avec plus de considération, et avec plus de considération élire ceux que nous voudrions gratifier. (EL, 63.)

Notre considération principale est de fuir tout ce qui provoque les vices.

Depuis Pheure que vous êtes né, on vous mène continuellement à la

mort. Ce sont les considérations qn*il nous faut avoir. (II, 974; voyez H,

Pab considération:

Nous parlerons des secondes noces de notre bon ami quand il sera ici. Vous me dites que s*il y passe, ce sera par considération (par réflexion^ par raison), (IV, 5a.)

CONSIDÉRÉ, attentif y pmdent^ le contraire ^inconsidéré:

Je vous crie merci de vous avoir écrit sans date: ... une autre fois je serai plus considéré, (III, 55 1.)

Aux ciioset où il ne Ta que d« mon intérêt, je me commets volontiers à k foitone ; en celles où il va de votre honneur, si la sûreté même ne m'est suspecte, je ne pense pas être assez considéré, (IV, 188.)

CONSIDÉRÉBfENT, mûrement, avec réflexion :

Je TOUS écrind la première fois plus à loisir et pins eonsidérément. (m, a3a.)

œNSIDÉRER QUE :

Considère fu'nne action

Ne peut avoir peu de mérite

Ayant beaucoup d'affection, (x, laS, vers 3x8.)

CONSISTER mr et À : '

n n*y a point.... de volupté sans vertu. Mais pourquoi faites- vous marcher la volupté la premi^?... En cet avantage consiste la décision de tout le fait. (U, 91.^

Le bien jouer à la paume ne consiste pas en Tesprit, mais au mouvement et en la disposition du corps, (II, 4^.)

CONSOLATION, conseils poor apaiser :

Je vous parle de ces désirs qui n'écoutent point âeconsolationf et à qui par force u faut donner quelque chose pour les apaiser. (II, 344.)

CoHioLATioir, lettre de consolation :

Je vous ai promis d*y vaquer aussitôt que je serai hors de ma eonso^ Ution {de la Uttre de consolation quefai à écrire), (m, 546.)

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