CONTRADICTION
D'où Tient cette eontradktion qui lutte contre notre âme? (II, 45 1.)
CONTRAINT, yiolent :
Soit la fin de mes jours contrainte on naturelle..,. (I, 3i, vers $7.)
CONTRAINTE, nécessité, yiolence subie :
Dnre contrainte de partir,
A quoi je ne puis consentir,... (I, 141, vers i.)
Pour eriter ta contraitUe^
U s'est mis à la raison. (I, 88, yers 19 ; Toyez I, a55, yers 1 5.)
CONTRAIRE, emiemi :
.... Un homme dolent, que le glaire contraire
A priyé de son fils.... (1, 14, yers a83; yoyez I, la, yers aaa.)
CoRTBAiBB, différent, opposé :
.... Ayant même naissance, ils ont leurs fortunes si contraires^ (II, ai 5.) Yoyei I, 48» Ten 63.
Au CONTBAIBB :
Tant s'en faut qu'il lui en revienne quelque chose, au eoniraire tue partie de ce qu'il a déjà court fortune de se perdre. (II, m.)
Le sage est content de sa condition, et le toi au contraire, (II, 988.)
Les serpents sont Tenimeux, mais c'est pour ceux qu'ils touchent, et non pas pour eux : le yenin de la malice est au contraire. (II, 6s7.)
Quelle condition sauroit être plus misérable que de ceux qui perdent les bienfaits, et ne peurent garder que les injures? La sagesse fait au con» traire. (II, 6a8.)
Qui fiât au contraire n'y entend rien. (TV, 345.)
Vivons mieux que le peuple, non pas au contraire du peuple. (II, 376.)
GONTRE, emplois divers :
Cette prédiction sembloit une aTenture
Contre le sens et le discours. (I, 336, vers 6.) Je me souhaiterois la fortune d'Éson, Qui, Tieil connue je suis, rerint contre nature
En sa jeune saison. (I, a8a, vers 119.)
n s'opiniâtra, contre Tavis de ses amis, à lés lui prêter. (II, i3i.)
L'une contre l'honneur fait ce qui est profitable ; Tautre ce qui est honnête contre le profit. (II, 116; il s agit de l'ingralitude et de la gratitude.)
Ces pièces de bois..., contre la force que nature leur a donnée, s'accommodent aux services où nous les voulons employer. (II, 444*)
Cette maxime.... est un point qui demeure fixe, et contre lequel il n'y a plus d'apparence de disputer. (II, 106.) Je veux bander contre sa vie L'ire de la terre et des cieux. (I, 209, vers 3.)
Fuyez ces façons de faire de ceux qui se laissent croître les eheveux...} couchent contre terre, et toute telle manière d'artifices. (II, ayS.)
Qni seroit si mauvais censeur contre ses enfants (à f égard de ses enfants)^ qu'il aim&t mieux le sain que le malade? (11^ 5i7 > peut-être fautil lire entre .* il y a inter en latin.) Yojet l, 241, vert 19; 287, vers 48; 456; II, 35; III, i3a.
CONTREDIRE, activement; conthbdihb à :
C'est une maxime tenue pour indubitable.... Il n'y a ni bon ni mauvais qui la contredise, (II, 63o.)
Une passion à laquelle personne n^oae contredire, (II, 199; voyez 1, 44i; II, 637; IV, iio.)
CONTREDIT (Saks) :
....Puisque Malherbe le dit.
Cela sera sans contredit. (I, 389, vers ix3.)
CONTRÉE dn ciel :
Vous placer dans les cieux en la même contrée
Des balances d'Astrée, Est-ce un prix de vertu qui soit digne de vous? (I, 229, vers 4>)
CONTREFAIRE (Se), tâcher de paraître antre qu'on n est :
Pai beau me contre faire, et beau dissimuler. Les douceurs où je nage ont une violence
Qui ne se peut celer. (1, 157, vers aS.)
CONTRE-PLEIGE. Voyez Pleige.
CONTRE-POIL (À), en sens contraire :
U est des personnes de qui il faut prendre les paroles à contre^poiL
CONTREPORTEUR, ]^ut coiporteur. (IV, 93, note 12.)
GONTREKÉPONDRE, ^wa répondre ^ blâmé chez des Portes. (lY, 470.)
CONTRIBUER, activement :
Le roi d'Angleterre contribuera à cette armée douze mille hommes de pied et mille chevaux. (III, iSa.) Si je la pouvois servir de ma vie, je la supplie très-humblement de
GON] DE MALHERBE. itè3
croire que je Vy eoniribuerou du même cœur que je fais ce malheureux petit ouTrage* (iV, 117.)
Yojes tome I, p. 353, 394; tome II, p. 61, 85, 199, 2o5, ai6, 65i, 696; tomeiy,p. i34^ 148, i58, i85, 19$, etc.