CORRECTION
Quelle correction de mes rices tronveraî-je dans les idées de Platon?
CORROMPU, substantivement :
^ C'est le trait d*un corron^u,,,. de faire bonne mine, et tâcher de gratifier en paroles ceux qu'il ne peut contenter en effet. (II, i4.)
COU] DE MALHERBE. laS
CORRUPTIBLE A, cpii peat être oorrompn par : U n*est point corruptible à Totilité. (II, m.)
CORRUPTION (de mots) :
n^ y a quelques lienx en cette Tenton où j'ai suppléé des eHoses qui défidlloieiit aa texte latin, et d'antres où j'ai changé des paroles dont la corruption étoit manifeste. (I, 460.}
CORSAGE, taUle :
Achille étoit haut de corsage. (I, 11 3, Ters 141.)
CORSAIRES, aa figuré. (I, 287, vers 4a.)
CORVÉE (voyez Coubtêb) :
.... (Les) dures corpées \fe$ traçau* de la guerre), (I, 54» vers ao5«)
COTEAU. Voyez Coustbàu.
COTISATION, imposition par cote. (1, 456.)
COTISÉ (Ëteb), être taxé (par cote) :
n y anroit de quoi payer..., sans que personne fàt cotisé, (I, 456.) U n*est point.... cotué pour les impositions. (U, 565.)
COTON, duvet de barbe :
•••.Le premier coton ^
Qui de jeunesse est le message. (I, 5o, vers 107.)
COUARD, poltron, l&che :
Pourquoi est-il si couard à s*enfeiTer ? (II, a8a ; voy. 1,6, v. 40 ; U, 117.)
COUCHANT (Faibb son), se coucher, en parlant d'un astre : Mercure fera son couchant à la vue de Saturne, (II, 690.)
COUCHER, SB couGBBB, loputions diverses :
Ceux qui jouent malicieusement (à la paunui^ ne pensent pas un bon coup, s'ils ne le couchent en sorte qu'on ne le puisse merer. (II, 3i.)
.... Qu'un soleil se lerftt où se couchent les jours. (I, 936, vers 8.)
U semble que la terre.... eût retiré ces métaux au lieu leplus secret de ses entrailles, et se fàt couchée dessus de tout son poids. (Il, 996.)
La courtoisie se couche en dépense aussi bien que le reste. (H, 675.)
COUDE (Mrtrs l'oebillb sous lb) 1 quelqu'un, le rassurer :
Vous me mandez que les brarades de rotre partie vous font douter ^e TOUS n'ayez quelque arrêt à Totre préjudice : c'est peut-être afin que je 90US mette Pareille sous le coude. (II, 354.)
COUDÉES VBiKcns :
Je laisse \» coudées franches aux bienfaits. Tant plus ils seront gruids,. .| tant plus grande sera la louange de celui qui les fera. (H, 93.) Les pénpatétiqnes donnent les coudées assez franches à la félicité. (II,i 5o.)
COUDRE, dans une locution proverbiale :
Quiconque se passionne pour les dioses fortuites, il se taille plus besogne qu'il n'en sauroit coudte. (II, 570.)
COUJeiTE. Voyez Corrrs.
ia6 LEXIQUE DE LA LANGUE [COU
œULEMENT, action de couler :
Ce ne sont point gouttes qui tombent Tune après Pantre; le eouUment y est perpétuel. (II, 89 1.)
COULER9 nentralement; se gouleb, vaibb couler :
[Les années] Lui coulent comme des journées. (I, 5a, Ters i56.)
Voyez-les {les étoUei) couler doucement, et sous une contenance de ne bouger d'une place, faire une diligence incroyable. (II, 11 40
Il n*y a rien où les bonnes mœurs courent plus de fortune qu'aux théâtres ; car alors les rioes coulent par la porte qu'on a ouTcrte à la Tolupté. (II, 981.)
Pour cette heure, j'obéirai à ma paresse ; de quoi tous ne me blâmerez pas, car je Tois que vous tous y laissez couler tout bellement. (III, 390.) D'où s*eMt coulée en moi cette lâche poison? (I, 996, vers a5.)
Il l'y coula un bruit parmi le peuple, que.... (lU, 73.)
Le temps nous offusque la mémoire de nuages, qui.... nous font couler dans les âmes, sinon un oubli, pour le moins un dégoût, etc. (II, 5i.)
Si j'ai fait plaisir à quelqu'un, et qu'il se présente une occasion où il ait moyen de me le rendre, s'il ne la voit point, ferai-je difficulté de la lui montrer?... Il faut quelquefois lui en faire couler quelque ressou* Tenance. (II, 941-)
Homère, en la description d'un orateur, lui donne une Téhémence rapide.... Mais quand il est question d'un vieillard, il le fait couler tout bellement, et compare ses paroles à du miel. (II, 4o6;Toy. I, 901, t. 9.)
COULER, actiyementi filtrer :
A quelle occasion me fussé-je réjoui d'aToir été mis an nombre des Tirants ? E&t-ce été pour couler éternellement du pain et du Tin, et farcir ce misérable corps? (I, 468.)
COULEUR, an propre et an figuré :
.... Quelle tragique pensée
N'est point en ma pâle couleur? (I, 994» ▼. 16; Toy. 1, 981, t. 98.) Les monts fameux des TÎerges que je sers
Ont-ils des fleurs en leurs déserts Qui s'efforçant d'embellir ta couleur ^
Ne ternissent la letu'? (I, 195, Ters 7.) Il ne leur peut rien arriver que tout aussitôt la couleur (le rouge) ne leur Tienne au Tisage. (Il, 3oo.)
Si TOUS TOUS fâchez qu'il soit des ingrats, fâchez-Tous qu'il soit des malades difformes, et des Tieillards qui n'aient point de couleur, (II, 945.) Quiconque approche d'elle a part â son martyre. Et par contaeion prend sa triste couleur {son deuil), (I, 179, Ters 3o.) .... (fest aTecqne ces couleurs Que l'histoire de nos malheurs Marquera.... taiùémoire. (I, ii4t^ers i65.) Qui dcToit le fléchir {Platon) avec plus de couleur {(T apparence) Que ce fiuneux joueur de lyre...? (I, 970, vers 40.}
COULEUVRE (Là) de Miluc, ses armes. (I, 94, vers 190.)
COUP, au propre et au figuré :
Un athlète qui n'a îamais eu coup ni atteinte. (II, 3o6.) A la lutte et à coups de main je demeure maître de tous mes antagonistes. (U, 699.)
Noof.*.. ne lominM pas renrtanés d'un setxl effort. Noos arons tous les jonrs quelque coup d'ongle. (II, 366.)
Plier les roiles,... et teoir toutes choses préparées pour TinconTénient on d'un coup de rague on d'un tourbillon. (II, i83 ; Toyez II, 4S9.)
L'humeur, Tair, et toutes choses à qui le coup peut donner forme, étant poussées, prennent la figure même de ce qui les pousse. (I, 47^.)
Quand tous ne sauriez point.... pourquoi deux gémeaux séparés en la conception sont assemblés en Tenfantement ; si un même coup s'est dirisé en deux, ou s*ils ont eu chacun leur conception à part.... (Il, si 5.) Les Dienx longs k se résoudre Ont îaii un coup de leur foudre Qui montre, etc. (I, a3, Ters 6.)
.... Le cotq> {t événement) traelqne Dont nous fûmes presque abattus. . . . (I, a 1 3 , v. 9 1 ; voy . 1, 4^ 1 ▼. 55 ;
43, T. 73 J'or.) RompbK lb cottv 1. Voyez Rompue, locations diverses.
À CE COUP, à cette fois; bhcoeb un gotjp, encore une fois :
A ce coup s'en vont les Destins Entre les jeux et les festins Nous faire couler nos années. (I, lox, vers 7.) Toyes I, 45, vers 11; ao3, Tcrs 55; 261, vers i; II, 21 ; III, t55. On diroit....
Qu'il {U soieilj s'en Ta suivre en si belle journée Emeorê un coup la fille de Pénée. (I, 226, Ters la ; Toyez I, i5, ven 3 12.)
Tout d'un coup :
PaTOU été quelque temps assez bien disposé, mais tout et un coup [en lûtln : repente) ma maladie m'a repris. (II, 459; voyez II, 595.)
A œuv, en on iostint, expression blâmée par Blalherbe ches des Portes. (IT, 365.)
COUPABLE, qui est en cause :
La question est de savoir qui a reçu le plaisir. On ne s'informe point de oe qu'il en a fait, ni avec qui il l'a partagé; il faut aller k la source, c'est an cot^ahie qu*on se doit adresser. (II, 159.)
COUPE dans laquelle on boit :
.... Soient dans les cotqtes noyés
Les soucis de tous ces orages. (I, 45» Ters 7.)
COUPEàU, sommet :
U faudroit traverser des rochers et des montagnes de qui le coupeau seroit dans les nues. (II, ii3 ; voyez II, 335, 449> etc.)
COUPER, au figuré :
Son invincible génie
A coupé sa tyrannie
D'un glaiye de liberté. (I, 24, t. 29; roy. I, 10, y. 162 ; II, 702.)
Coupsa cHBMiK À, prévenir, empêcher :
Qui ne donne point cot^e chemin à l'ingratitude. (Il, 5 ; voyez II, 233, 240; ly, 128.)
CoupEa LA GOA6B, au figuré :
tJn antre m'avoit fait de la courtoisie...; mois depuis il m'a traité si
oatrageoiement..., mie je loi raii amâ peu obligé qoe tî janudt il ne m*aToit £ût pUifir. Il a coupé la gorgé à les bienfidts. Ql^ 171.)
Point goitpé. Voyez Point.
œUPLE (Un), une couple :
n jr a une certaine dame à qui Mme la comtesse de Sanlt avoit promis de lui Cèdre Tenir deux camisoles.... Je tous supplie, Monsieur, que j'en recourre iw eoupU par Totre moyen. (III, 7.)
COURAGE, cœur; ardeur, force (de cœnrj :
C'est bien un courage de glace, Où la pitié n*a point de piaoe. (I, lox, Ters 43.) Nous aTons lu.... assez d'exemples de courages que leurs qualités éminentes ont élerés au-dessus du commun. (IV, 11 o.)
.... Sa Taleur, maîtresse de l'orage, A nous donner la paix a montré son courage. (I, 71, Ters 41*)
Toya tome I, p. 4>^*n S$ P* i3, fers 238 ; p. 16, Tert 33i ; p. ai, yen 4; p. 3i, ▼ert 53; p. 45, ▼«» 9: p. 5o, Ten 119; p. 76, ?en 16; p. 77, yen 47; p. 89, ▼ert 71; p. loa, rtn 5; p. ii5, yen 219; p. 122, vers 189; p. 140, yen 3 pot.; p. i55, yen 71 ; p. i63, yen 20; p. 168, yen 47; p. 241, yen 27; p. 247, Ten 5; p. 248, yen 25; p. 262, yen 3; p. 269, yen 27; p. 3o4, yen 18; p. 3o6, ▼0119; tome II, p. 14, i5, 77, 161, 219, 249, 553; tome III, p. 142, etc.
COURBER, aa figuré :
Je ne crois pas que ni aux tourments, ni en tout ce qu'ordinairement on appelle adTcrsités, il j ait autre mal, sinon que l'esprit se plie, qu'il se courue f que les genoux lui Caillent. (Il, 554*) [L'Église croit] Que ta main rdcTant son épaule courbée. Un jour, qui n'est pas loin, elle Terra tombée La troupe qui l'assaut, et la Tcut mettre bas. (I, 5, Ters 28.)
COUREUR, avant-coureiir :
n n'y a point de douleur qui n'ait.... des intenralles... ; car elles ont toutes.... quelques progrès, comme coureurs qui nous aTCitissent que nous allons aToir le gros sur les bras. (II, 6o5.)
COURIR, neutre :
Us ressemblent à ceux qui courent à la Tallée (en latin : per prodiTc) : leur pesanteur les emporte. (II, 408.) [Le soleil] Court inutilement par ses douie maisons. (I, 167, Ters i40
Coimia, dans le sens de amler, circuler, s'écouler :
Les lieux où [le Rbin] commence à courir. (H, 78; Toy. 1, 5, T. 36; II, gS.) La pompe (de la Samaritaine) a déjà couru : elle commença dimanche, (m, ai.} La plaie se refroidissoit, pouroe que le sang ne courait plus. (Il, 4^70 .... Le temps a beau courir, (I, 148, Ters 49-)
CooaiB, avec Panxiliaire être :
remue montré mon impatience comme les autres, et fusse couru^ pour BftToir en quel état étoicnt mes afltdres. (II, 596 ; Toyez il, 617.)
S'en couaiE :
Les jeux finis, ils s^en cottrurent presque tous Ters Quintius. (I, 44o«)
CouAiiy activement, parcourir :
[Ceux-ci] S'en Tont an gré d'amour tout le monde courir. (I, Soo, t. 40 [Quantes fois] Neptune après ses tresies blondes Attentif a couru les eauxl (I, 47f "^^rs 54 var,) Quand Caton aura couru de l'esprit les sièoles passés et les fotnrs» il dira que toute la race des honunes.... est condamnée à la mort. (II, 55o.) Votre liTre.... ne m'est point parti des mains que je ne l'oie couru de bout en bout. (Il, 43^0
J'ai.... reçu votre paquet, dans lequel étoient les mémoires.... Je les ai TUS et courus par-dessus. (TV, 41.)
Ëtbb couAUy être poursuivi x Vous êtes couru y piquez et tous sauTes. (II, 388.)
Couan, locutions diverses :
Je trouTai tant de fanges par le chemin, que presque je puis dire que le Tins par eau. Je courus ce jour-là toute la fortune des athlètes. Pens l'huile en la campagne et la poudre sous la grotte de Naples. (II, 471 •) ▼oyez II, p. 63, m, 171, aïo, 281, 481, 614 ; IH» P< Sg; lY, p. ai, 71. Que ferons-nous, mon cœur..,?
CourronS'Uouê le hasard comme désespérés? (I, 3o4, Tcrs 7.)
n Touloit aller Toir une terre qu'il aesiroit bien acheter, et il n'en touloit rien dire à personnel afin que Vonne courûi sur son marché. (III, 1 18.)
Toyes CocaaB.
GouBAST^ oouaAim :
La mer a dans le sein moins de Tagues courantes, etc. (I, 7, vers 67.)
COURONNE, domination, empire (voyez Sckptib) :
.... Cest un bonheur dont la juste raison Pkt>met à votre front la couroiuiedn monde. (I, i69,v. 8;TO]r.I, ai7,T. io5.)
Coumomm du soleil, rayons qui le couronnent. (1, 18, vers 376.}
GooaoïnrE, halo (cercle qui parait entourer le soleil). (I, 478.)
COURONNÉ (Êtes) :
.... Le front d'un guerrier aux combats étonné Jamais n'e#r couronné, (I, 3i, vers 56.)
COURRE, courir (voyez Couaim) :
Cette fiiçon de courre appartient proprement aux fourmis. (I, 47' •) L'on faisoit courre ici un certain nnut, que.... (III, 3oi.)
Toyei tome II, p. ai4, 944, 346; tome III, p. 95, 149.
De ces jeunes guerriers la flotte vagabonde
Alloit courre fortune aux orages du monde. (I, 11, vers 194*)
Yojcs toow II, p. 17, a8, 35, loa, laô, ig6, a38, 335, 728.
COURRIERS, féminin de courrier:
Des mois l'inégale courrière {la lune), (I, 46, vers 36.)
COURROUCER (Sa) il, se courroucer contre :
Je quitte la complaisance pour me courroucer à Totre douleur. (IV, 196.) GouaaauctB, actiyemcat, pour /aire eoÊtrroueer, blâmé chei des Portes. (lY, 467*)
i3o LEXIQUE DE LA LANGUE [COU
œURROUXy aa pluriel :
.... Comme ndre père, il (Dieu) caccate nos crimef,
Et même let courroux^ tant loîent-ils légitimes,
Sont det marques de son amour. (I, a4^, Ters a3.)
COURS, aa propre et aa figuré :
Le flux de sang a en aussi quelijne cours, toutefois ayec peu de dommage. (III, 5i; TOTex I, 89, Ters 44.) AToit-il oublié le court du monde? (Il, 34-)
Qae pnisses-ta, grand soleil de nos jours, 247; ▼•11.)
Faire sans fin le même cours,' (I, 196, t. 34 ; ▼oy. I, 54» ▼• 184; Au gré de mes destins j*ai mon cours acheré. (II, 3o4.) C'est-à-dire le eonn de ma ^ie. «— Toja I, 1 16, ^ers a4a.
COURSE, cours, courant, au propre et au figuré : L'astre dont la course ronde
Tous les jours Toit tout le monde. ...(1,94, Ters 1 85 ; Toyez II, 4 3 . ) .... Ces canaux ont leur course plus belle
Depuis qu'elle est ici. (I, 157, t. a3; Toy. I, a45, ▼. 10; II, L'aise et l'ennui de la rie 175, 7a3.)
Ont leur course eutre-sniTie. (I, a5, Ters 36.)
COURT, cour :
Il fat TU par les gardes un certain feu en forme d'oiseau, qui s'éleTa du jardin des canaux, passa par-dessus le couri du Cheral.... (III, 33.)
COURT, adjectif :
Cette chanson est courte {est trop courte) de quatre lignes. (IV, 3a 40 Ma maladie m'a repris;... c'est la courte baleine. (II, 4^g.) Qui, s'il a été pris de court, n'a.... demandé terme? (II, 3.) Pour le fiûre plus court {pour parler plus hièpement), (II, 5ao.)
COURTAUD, espèce de cfaeTal. (II, 677.)