‹ Œuvres de MalherbeChapitre 195 sur 740 · I. dernière · texte numérisé non relu

I. dernière

iSo LEXIQUE DE LA LANGUE [DE

19^ De, omis où nous le mettrions aujourd'hui (soit seul soit avec on article) :

Par injustes moyens il aToit acqau le droit de la loi donner {la vie), (H, 35.)

Il ne se passe guère Jour qa*il ne Tienne qaelqne coorrier de sa part* (ni, i3».)

Homère.... en a appelé une (une des Grâces) Pasithée, et lai a donné mari, afin que vous ne pensiez pas que ce soient religieuses. (U, 8.)

Ce sont si peu Joies^ que souvent ce sont au contraire commencements d'ennuis. (Il, 4^4*) Yoya I, 49, Ters 56 foor. ; 1 15, ren 217 ; 1 16, ven 244; i45« ren 3.

Un ctiihoïique y feignant se eonoer/tr à la religion prétendue.... (III, 5ii.)

Je TOUS prie ossurerM, deValavez que je suis son serriteur. (III, i66.)

C*est chose glorieuse que mourir Taleurensement. (II, 634*) Yoya tone I, p. 906» ven 8; p. 3o5, rtn ao.

Y a-t-il quelque chose plus honnête que le ressentiment d*un plaisir qu*on nous a fait? (II, iio.)

Vous tenez qu'il n*y a personne ingrat, (II, iSa.)

[La Tertn] ne s'approchera de rien si triste et si misérable que, etc. (Il, 547; Toyez I, 7», Ters 77; ao6, vers a.)

Il n*y avoit pieu si ferme qu'avec peu de peine ils n'arrachassent, et depuis qu'il y en avoit un arradté, il y demenroit une ouverture aussi lane qu'une porte. (I, 4o90

Le grand prévôt, habillé de sa robe et chaperon de deuil. (III, 177.)

.... En un temps où l'on ne voit que des exemples d'insolence et ais" solution de tous côtés. (II, 339.)

Le meilleur est de donner sans se faire prier, et ne redemander jamais ee qu'on a donné; si on nous le rend, s'en réjouir comme d'une chose qu'on avoit du tout oubliée. (U, 3i.)

II y a différence de payer un plaisir ou rendre de l'argent prêté. (II, 47.) Voyez I, 17, T. 348; 3o, v. 48; 37, v. 14 et ao; i33, v. 14; i35^ t. 36; 146, T. 4 et la; i63* ▼. 4; 184, y. 5o; a48, v. a8; 389, t. loa; II, 10, 1. 6; Sq, 1. dernière; 77, 1. 9; i5a, 1. 10; 193, 1. ag; 4oa, 1. 19; 448, 1. 7; 542, 1. i5; etc.

ao<* De, avec des ellipses plas on moins fortes :

Je veux, si je puis, que mon présent ne soit point de chose qui se consume facilement. (II, ao.)

Il a trois payements de sa besogne. Le premier est la satisfaction de lui-même... ; le second, de la réputation , et le troisième, du profit qu'il aura.... Ainsi d'un bienfait, le premier fruit c'est celui de la conscience... ; le second est de la réputation; et le trobième, des choses que nous pouvons faire les uns pour les autres. (II, 47*)

Les hommes étoient épars..., sans autre couvert que du creux d'un rocher. (H, 711.)

Nous estimons plus le bien de demeurer au monde que d*j venir. (II, 81.)

Je suis ingrat à la vérité si je ne m'estime plus son redevable que cTun roi. (II, i3.)

Le jeudi.... naquît Marc-Antoine, mon fils et <& demoiselle Madeleine de Cairiolis. (I, 3440

Qui n'ouït la voix de fiellonne.

Lasse d'un repos de douze ans.

Telle que ^un foudre qui tonne.

Appeler tous ses partisans? (I, ai3, vers io3.)

Le sieur du Monstier est si content de vous, qu'il n'est pas possible de plus. (III, 53.)

DE] OE MALHERBE. i5i

Je Toat dit une tyllabe qn*il ett impoftible de tradniie.... Cett xh dv. Vont.... estimerez.... qa*il n*ett rien si aisé que de Tinterpréter par c ce <{ni ett; » mais je tronye bien k dire de Ton à Tautre. (II, 47^0

Dîtet^moi.... qui Tout ettimex le plus obligé, delm à son père, on de ■on père à Ini. (II, 8a.)

L'nn la cberdie (/a Joie) en la dissolution des festins..., l'autre en la Tanité des états, et ÀTaroirtont le peuple d'une yille à sa queue. (Il, 4^9.)

Il avoit marié sa fille au comte de Saint-Aignan, de la charge de maistre de oamp de la caTalerie légère, qui lui ayoit été donnée. (III,5o9et 5o3.)

Ce n est point chose bontenie qn'un fils soit Taincu de bienCaits par son père. Mais pourquoi seroit-elle honteuse du père? (II, 139.)

VoYCi I, 89, Ten 58; II, 57, 1. 37; 77, 1. 3o; i3i, 1. 9; i38, 1. a4*> i43t 1* ao; iSa, I. 3i ; 267, 1. 9; 473, 1. ai ; 478, I. 19 et aa; 56i, 1. 18; 569, 1. a3; 637, 1. 6; ùaB, I. 3 ; «le.

ai* Db, employé seul avec on mot devant lequel nous mettrions on article ou on autre déterminatif :

Le trésorier, qui étoit de parti contraire, se moqua de ton commandement. (I, 455.)

La première partie d'équité {de Véquiié)^ c'est l'égalité; mais il n'est point de besoin de plaider la cause de nature {de la nature). (II, 38i.)

Grorez qu'il n'y a point de lieu au monde où il y ait de divertiuements {des duiraetions) semblables à ceux de la cour. (III, 84.)

Il y a de l'honneur aussi à donner une chose que celui à qui nous la donnons ne pouToit avoir d'autre que de nous. (II, ai.)

Si TOUS calculez la mise et la recette, il pourra y avoir quelque chose plus d'un c6té que d'autre. (II, 137.)

.... II.... vaut mieux se résoudre En aspirant au ciel être frappé de foudre Qu'aux desteint de la terre assuré se ranger. (I, aa, vers 3a.)

Madeleine de Garriolis, fille de feu sieur piésident Gairiolis. (I, 344.)

Une pièce de monnoie du prix Je demi-^eu, (III, 3a6.)

Toyez I, io3, tcts i i ; i38, ren i ; a65, ren aa; 3o4, Ten 11 ; II» a8, 1. 14 ; 95, l.avsat-dcmière; 119» I. ai; 448, 1. a5; 56i» 1. la.

aa* Du, où nous emploierions de^ ou le nom seul :

G>mme je descends du carrosse, je me trouve aussi las que si j'avois autant cheminé comme je suis demeuré assis. (Il, 461.) Vous me demandez des livres, et non pas du conseil. (Il, 4aa.) Depuis qu'il y a ^u dessein de gagner, il n'y a plus de bienfait. (Il, 104.)

a3® Db, locutions corréktives :

Ett-il potsible qu'il se soit trouvé des hommes si mal avisés de fi|ire comparaison de nous à des animaux? (II, 43.^

Pourquoi iommes*nous si hors de la connoittance de nout-mémet, de ne vouloir pat recevoir un plaisir d'un territeur ? (II, 77.) To]reiI,474, 1. dernière; II» 71. I.a3; i3o. 1. 4; ^99, 1.9;IV,7X, 1. ia;i4o,1.5.

Aprèt avoir tellement détettimé la vie d'un ténatenr que tten faim le jogement capital en pantoufles.... (II, i5.}

S'il en vient /^, que de mendier quelque chose, il est è la discrétion de la fortune. (II, 193 ; voyez II, 198.)

a4* Db, après ce qui^ ee que^ qti est-ce que^ que c'est j que c'est que : Ce qui ett de meillenr nont en demeure^(n, 17; voyez II, a4.)

i5!k LEXIQUE DE LA LANGUE [DE

Pourquoi ne toqs permettroit-je de dire TOtre kwu de ce qui Toot temble de meiuenr? (Il, 4^3.)

C'est un accident asses étrange pour émouToir tonte personne. Je tous laisse à penser ce que peut être ^un homme affectionné comme il est à sa patrie. (II, 7>5.)

Prenez le cas que je ne sache me défaire de cette surprise : en quel inconvénient tomberai-je, on qt^est'-ce qu*i\ m'en sera de pig} (II, 435.)

Un homme qui ne sait que c'est de science. (II, 355.) Voyesl, 353; II, 6. i5, i4o, 4i5, 573, 677; III, 343; lY.gS, i33» 166.

Soit que pour être trop jeune, elle ne sache encore que c* est que iPuoaar» (IV, 337; voyez I, m, vers 88; m, 345.)

^S^ De, Du, Des» emplois divers :

Je.... me garderai que d*xm ingrat je n*en fasse un ennemi (que Je ne fuse de hày d'ingrat qu*U était ^ un ennemi), (U, x640

Ne m'informerai- je point qui sont les principes des choses? qui est celui qui leur a donné leurs formes, et cTune masse lourde et confuse où elles étoient embrouillées an fond d'une abtme, les a mises en la disposition agréable où je les vob? (II, 5o8.)

U est 1^ beaucoup de choses qu'il n'y avoit moyen de donner à certaines gens sans les donner à tous. (II, lao.)

Quand je saurois exactement l'âge de Patrocle et d'Achille, de combien pensez-vous qu'il m'en fût mieuxr (II, 688.)

Cette manière de gens qui ne sortent jamais de hors page suivent les premiers en des opinions que tout le monde réprouve. (II, 39a.)

Traduire de mot à mot. (I, 465.)

.... Quel esprit que la raison conseille,

S'il est aimé, ne rend point de pareille ? (I, 117, vers 40.)

Des mêmes raisons que nous avons amenées pour prouver que le bienfait est de soi chose désirable, nous tirerons la conséquence indubitable de ce que nous avons en cet endroit à leur prouver {nous tirerons comme eon~ séquence ce que nous apons^ etc.). (II, 106.)

Desdits sept cents écus.... il s'en trouve six cents de payés. (I, 34a.)

Peu ai vu (des vignes) de plantées de cette façon. (II, 673.)

Cest notre plaisir de ne trouver rien de laborieux qui puisse (de ne trouper laborieux rien de ce qui peut) soulager le labeur de ceux que nous voulons obliger, rien de dangereux qui les ôte de danger, ni rien ifinoommode qui leur apporte delà commodité. (II, io3.)

Vivons mieux que le peuole, non pas au contraire^ peuple. (Il, 276.)

Y a-t-il homme du monde si misérable..., qui en quelque chose ne se ressente de leur libéralité (de la libéralité des Dieux)} (II, 93.)

Alexandre se voyant mis </m pair avec Hercule, etc. (II, ai ; voyez Pau.)

Soit qu'entre nos pères il y en ait des affranchis, soit qu'il y en ait <^0i esclaves, soit qu'il y en ait «Tétrangers.... (II, 77.)

Je l'ai fait employer en des occasions les plus importantes qui se soient offertes. (H, 80.)

Les plus obligés k Neptune sont ceux qui ont chargé (sur le napire) des choses les plus précieuses. (II, 563.)

36® De quoi :

Il n'est guère de méchancetés si désespérées que celle de quoi nous parlons. (II, a38.)

DE] DE MALHERBE. iS3

Qa*on TOUS menace d'an tnpplioe d'ici à cinquante ans ; yous n'aTOi de mioi toqs mettre en peine, smon que tous Tenillez, etc. (Il, 578.)

Il en est de même tn eede auoi nous disputons. (II, 4^«)

Est-ce ceci de quoi on m'aToit fait si gnmd*peur ? (II, 399.)

Je reriens aux oliTiers, de quoi j'ai tu faire en denx façons. Quand ib Teulent transplanter ces arbres, etc. (II, 679.)

Elle (MUe de Montpemier) est de nouTcan promise à Monsôgneur qui est à cette heure. De auoi la Reine l'assure qu'elle ne seroit pas tant respectée qu'elle Tétoit ae feu Monsieur. (III, i53.)

Vous demandez. ... comme tous derez donner, de quoi il ne seroit point de besoin, si.... (II, 99.)

De quoi (pourquoi) donc ayez-TOUS si grand'peur de mourir? (II, 599.) Yoycs tome I, p. 79, Ters lia; p. iia, ren i33; p. 1 19, Ters 86.

37* Db cb qub :

La terre.... étoit plus fertile sans être labourée, comme si elle eût Toulu ffratifier les hommes <& et qu'ils ne la tourmentoient point. (II, 739.)

L'éoit des habillements.... est réservé à cette Saint-Martin. Gela m*a fidt ébahir de ce que tous m'écriviez que tous l'alliez publier. (III, 11 5.)

D'abobd, au premier aspect :

Celui se peut-il être acquitté qui n'a rien fait?... Ceci d^ abord est pa* radoxe; mais si tous avez patience de m'écouter.... (II, 47.)

D'agcobd, Atkb d'accord avbc :

.... Ma douleur n'a point de réconfort, El tous mes sentiments sont d accord avec elle. (I, 976, vers 8.)

D'abbitéb. Voyez ÀBKnrÉB (D').

D'Ain-AiTT QUB, d^autant plus que, par la raison qae : On le châtie d'autant qu*ta ce qu'il a fait il a pensé s'adresser aux

Dieux, (n, 993.)

La philosophie est utile à Thomme, soit qu*nne proTÎdenoe étemelle

gouTerae le monde, ou que les choses arrÎTent fortuitement : d'auttmt

fifVlle enseigne d'obéir k Dieu, et de souffrir les adversités.... (II, 3 91.) La Reine l'assura qu'elle ne seroit pas tant respectée qu'elle Tctoit de

feu Monsieur, tt autant qu^ïL ne la baisoit jamais sans lui demander son

congé. (III9 953 ; Toyez I9 73, vers 87 ; II, 3o4.)

D'autant plus qub...» koiiis... :

.... Ù* autant plus qu*éllt chemine,

Moine elle approche du matin. (I, 3o3, Ters 93 et 94*)

D'ayahtagb. Voyez, ci-dessus, p. i38, Davartagb, 3* exemple.

D'aybc.

.... Et que nous ne les regardions (les riclusses) comme toujours prêles à s'en aller tTavec nous. (Il, 339.)

Elles (Papariee et Pambition) ont pris tant de pouToir sur un homme qu'elles semblent inséparables d^avec lui. (II, 589.)

HoBs d'avbc. Voyez Hobs.

D*AYEErruBB. Voyez, ci-dessus, p. 53, Atbntubb (D^).

D'bzttbb.

Prendre une voie ttenire les extrémités. (H, 399.)

i54 LEXIQUE DE LA LANGUE [DE

Difléreiioe iT^it/r» oelni qui est lage et oeloi qui est en Toîe de Tètre. (II, 558.)

Qa'on TOUS menace d'an tupplioe d'ici à cinquante ans ; tous n'ayez de quoi tous mettre en peine, sinon que tous Yeuilles enjamber par» dessus tout oet espaoe tTentre deux. (Il, 579.)

D'otr, dont :

Ceux que ropinion fait plaire aux ranîtés Font dessus leurs tombeaux graver des qualités

D^où à peine un Dieu seroit digne. (I, 296, vers 89.)

Je ne sais point de gré à un.... qui donnant k manger à tonte one yille, m'a mu en un rang ttoh il n'a excepté personne. (II, 39.)

Je m'en vais en mon royaume de sagesse... , <toà je sais bien qne je ne puis jamais être dépossédé. (II, 927.)

.... Dans des obscurités, <toù quand tous serez sorti, tous n'aurez non

?lus fait pour tous que de tous être tiré d'un bourbier. ( II, 148; voyez I, 335, 1. a4.)

Du DEPUIS :

Que d'hommes fortunés en leur âge première....

Du depuis se sont tus en étrange langueur! (1, 10, Ters iSg.)

Tout du long db :

Tout du long des prés coule un ruisseau. (II, 4630

Se promener tout du long du jour enmii les rues. (Il, i5.)

Voyes encore tome II, p. 497*

Du TOUT. Voyez Tour (Du).

DÉBATTEMENT» vive agitation :

Le déhattement d'une âme perplexe et traTatllée (en latin : exagitatc mentis concursatio). (II, 271.)

DÉBATTRE, disputer :

Est-il Trai que ce soit là le point de qui tant de nations débattent le partage par le feu et par le ferr (I, 470.) .... L*bonneur à la bairière L'appelle k débattre un cartel. (I, 81, Ters 174O Voyes tome I, p. 179, rers 19; p. 195, Ters 11 ; tome III, p* 71*

DÉBAUCHER, séduire :

Cette bonaoe qui m^avoit débauché y ne se perdit que je ne fusse justement à la moitié du cbemin. (II, 4^5.)

Se DÉBAucHxa :

Quelques soldats qui se débauchaient des gardes pour aller trouTer Monsieur le Prince furent découTcrts. (III, 4>s0 .... L'amitié que je tous dois, Par delà ce que je Toulois

A fait débaucher ma mémoire ( a fait ma mémoire se débaucher, a

entraîné ma mémoire), (I, 289, Ten 96.)

DÉBELLER, dompter :

Pour les traits communs desquels elle {la fortune) débelle ordinairement le reste des hommes, ils bondissent sur lui {sur Phomme vrmment homme) comme la grêle. (Il, 4^^.)

DÉBILE, pom/oible, blAmé par Malherbe chez des Portes. (IV, 390, note 3.)

D£|C] DE MALHERBE. i55

DÉBORDER, activement et an passif:

Cest la Seîne en foreur qm déborde son onde

Sur les qnais de Pari*. (I, 179, yers aS.) Jour qui débordent des pleurt, expreuion blâmée cfaes des PortM par MalheAe, qnî Teat qu'on dise simplement débordent, (lY, 443.)

S*il y a du dérèglement nne fois pins qne Tantre, c'est chose qni ra et ▼ient.... Tantôt Fimpudicité gagnera le dessus.... Tantôt la dépense des habits ura débordée^ (U, x6.)

Angnste relégua sa fille, débordée en impudicité. (II, aos.)

Sa DteoaoEB, faiire des excès :

U n*est pas impossible de passer son temps sans se déborder, (II, 339.)

DBNiEas DteoEDés, rognés, dont on a coupé le bord. (I, 337.)

DEBOUT (Sa tehoi), an fignré. (I, 9, vers 141.)

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