ENVOLER (S
[Pourvu] qu'aux appâts du change une âme ne s*en9ole^
.... enfin il {t amour) console, Ceux quHl a fait pleurer. (I, s4i, vers 33.)
Malherbe ne veot pas qu'on dise s*est envolé, mais s*en est envoU, (Vf, aSg.)
8*urvou.ia, poar s'envoler, eorrigé par Blalberbe obsa des Portes. (IV, 469O
aa8 LEXIQUE DE LA LANGUE [ENV
£^TOYER•
Qoe m*ctt-il dmiciiré.... que d'éoooler ma TÎe...,
Et la chaitant de moi Vêm^ojrer ao tombeau? (I, 14» vert »640
D'où nous Tient, quand nooi fommet prêts à mourir, le toin.... d*eiiwcjrer notre mémoire à la redierche de notre vie passée? (il, ii3.)
Cet étourdi y qui dorant tes leçons enpoywi son e^rit à la pieorée an delà de TOoéan.... (II, 731; Toya II, 480.)
Mm99je% Tos yeox (/t'es Us y^ux) oà tous Tondrei, toos reneontrem tOQJonrs qodqne trait qui tous semblera triaUe. (II, 390.)
Si la fortune nous jette quelque chose, nous Ven^ofotu aussitôt en bas {mom Ujetoms à Urrt) lans la goàter. (II, 56 1.)
Tmi 9m90ji à M. Beys sayoir s*ii irons Touloit écrire. (III, 37.)
EHTomy an fator :
Tên9ojmm^ il emwfire, ib ûm^ojeratUm (n, a8o, 309, 549| etc.)
ÉPAIS, nombreux :
Leur camp, oui la Dnranoe aroit presque tarie
De iMitaillons ipait, (I, 4a, rers 6s ; Toyezl, i5o, vers as, etc.]
ÉPAISSEUR, au propre et aa figuré :
.... Sous Vépauseur des rameaux. (I, aiS, ▼. 147; ▼oy. I, is3,t. asi.)
L'une {une partie Je la phUosophie) rècle nos erreurs ; l*autre est bien haut
par-dessus cette épaUseur (en latin : caliginem) oà nous sommes. (I, 468*)
ÉPANDRE, répandre, épancher :
Les ondes que fépandt d*nne étemelle Teine
Dans un courage saint ont leur sainte fonuine. (I, 4, vers 7.)
Après aroir bien amassé, on épand; après avoir épandu^ on ramasse avec la même avarice qu'auparavant. (II, i5.) Yojei I, as, ▼. 29; 88, ▼. 41; i85, ▼. 64; 458; II, 75, 87, 109, 3c4, 570.
ÉPARGNE, économie :
\!tpargne est une science de ne rien dépendre mal à propos. (II, 48O
Ér>AGini, trésor, an propre et an figuré:
Je sais ingrat à la vérité, si je ne m^estime plus son redevable qi«e d'un roi qui auroit vidé les coffres de son épargne pour m*enricliir. (II, i3.)
Cornélius.... mit à Y épargne trente-quatre mille cinq cent quatre-vingtseize livres quinze sols. (I, 4>8.^
J*attendois à vous écrire que i*cusse quelque grande épargna de nouvelles, (m, 4o5.)
ÉPARGNER, économiser :
Nous disons d*un homme qui épargne beaucoup, que c'est une âme basse et resserrée. (II, 48.)
Épaiorbr quelque chose à quelqu'im, Ten priver :
Ne mUpargnea pas vos lettres. (IV, 55.)
Vous n'obligez guère ceux qui vous désirent, de leur épargner la consolation de vous attendre. (IV, i36.)
Épaboitamt, économe. (II, 48.}
ÉPARJS, répandu :
Quelle horreur de flamme et de fer
Elle potUToit oouiîr, <]iiand la moùaon est prête, le haut
ËPO] DE MALHERBE. %%g
N'eft éparsê comme en enfer
Aux plus beaux lieux de cet empire? (I, 97 1, rert 69.)
ÉPAULE, an figuré :
[L*Égliie crtût] Que ta main relevant ton épaule courbée,
Un jour, qui n'est pat loin, elle verra tomnée
La troupe cpi Taasaut, et la vent mettre bas. (I, 5, vers i8.)