ÉTRANGE
.... O de mon erreur Yéirang» nouveauté! (1, 187, Tert la.)
ÉTRANGER, adjectif:
«... Le danger..,.
Menace vos cendres D'un cercueil étranger, (I, i63, Ters a4.)
ÉTRANGER, verbe, aliéner :
Une petite somme étrange celui qui remprunte; ime grande le rend ennemi. (II, 336.)
ÊTRE, servant, soit comme verbe substantif, soit comme verbe attributif, à lier des sujets à des adjectifs, des noms, des pronoms, des adverbes, des prépositions avec lenrs compléments, des conjonctioas :
Telle n*e«/ point la Cytbérée {Fénut ne t égale point), i}.^ 4^» ▼• 3i.)
Je ne trouve (las.... celte questitin si subtile comme il la fait : qui a été
le premier en l'usage des tenailles ou du marteau. L'un et l'autre. (II, 713.)
Nous pouvons bien avoir assez crié contre Baies, mats jamais assez
contre les vices. Je vous prie, Lucilîus, soyeiAcur irréconciiialtle. (II,4So.)
Voulez- vous savoir si je veux? faites qu'il me toit libre de ne vouloir
pas. (II, 33.)
Soit la fin de mes jours contrainte ou naturelle, etc. (I» 3i, vers $7.) Non qu'il ne me soit grief que la terre posn^de Ce qui me fut si cher. (I, 43, vers 69.) Et est (et ii est) si véritable que les serviteurs peuvent obliger leurs maîtres, que bien souvent, etc. (II, 69.)
Se croyant être aussi grands comme on leur dit qu'ils sont, ils s'attirent des guerres périlleuses sur les bras. ^11, 199.) La Justice, le glaive en main, Est un pouvoir autre qu'humain Contre les révoltes civiles. (I, 971, vers 86.) Une muraille est la sûreté de tout un peuple contre les incursions des ennemis. (II, 184.)
Le portrait de Pallas fut la force de Troie, Le tien sera la peur de tous nos ennemis (I, aSa, vers 5 et 6.)
Bien souvent les maîtres ont été le bienfait même de leurs serviteurs (Uur ont dû ia vie), (II, 69.)
ÉTR] DE MALHERBE. aSg
,. Syrtet et Gyanées Seront haTres pour toi. (I, 979, Ten 60.)
▼ojoi I, 17, Y. 373; 192, Y. 19; 9871 ▼. 36; 3oiy T. 40; 3i9, ▼• 5; etc.
Démocritns inventa la polissore de l'ivoire, et de convertir des cailloux de rivière en éroeraudet, qui est une certaine façon de les cuire. (Il, 790.)
S*il Tons platt lui fournir encore cinquante écos de quarts d'écu, qui MTMtf cent soixante livres» tous me ferez un plaisir singulier. (111, 483.)
Je lai en yeux demander six cents [éonsl, avec les intérêts depuis ce lempt-lA, qui sont TÎngt ou ringt-deox aos. (l, 334.)
Tant que nous avons été à Fontainebleau, qui a été cinq ou six semaines.... (III, 995.)
Les coches.... sont établis à quatre écus par jour; mais il faut payer h retour.... Ils fout compte d^éiablir un bureau à Fontainebleau, de sorte que l'on ne payera que quatre écus en été, qui est une journée, et six en niver pour une journée et demie. (III, 78.)
L*ajoamement est du 9* jour de janvier 1609, à comparoitre le 17* dndit mois de janvier, qui est huit jours après l'exploit. (I, 339.)
S*étaot endormi, il Im fut avis qu'il royoit soixante hommes armés de toutes pièces, qui se battoient auprès de lui. (III, 179.) Tojtt encore tome II, p. 439, 609. Voyes anasi Avis, ct-dessos, p. 54.
Votre Toeu est superflu ou injurieux.... Ce que tous ne pouvez est une grAce de Dieu (c W pmr une grdee ée Dieu que vous ne le pouvez pas) ; oe que vous desirez est une inîure. (II, 196 ; voyez Cx, p. Zh.) p£lJe] Eut en perfection tous les rares trésors Qui parent un esprit, et font aimer un corps. Ce ne furent qu'attraits, ce ne furent que chai mes. (I, 964» vers 11.)
De chacun.... il en sort sept : ce sont donc quarante-neuf. (IV, a6i.)
Lequel m-ce de nous qui, s'il a baillé quelque chose, ne se l'est fait demander beaucoup de fois? (II, 3.)
Qui #efa->ce qui en frra l'estimation ? (II, 60.)
Jusques à quand sersh-ce qu'une infinité de barques iront aux provinces étran|(ères chercher la provision d'une seule table? (II, 490.)
n n'v a point d'occupation i qui je donne plus d'heurrs qu'à l'étude de la philosophie. Mais j*en suis comme du monde, que je regarde tous les jours avec autant aèbahissement que si jamais je ne l'a vois vu. (U.50O.)
Si vivre est la moindre partie de oe qui est requis pour bien vivre..., pourquoi me voudroit-il faire accroire que pource qu'il m'a fait être, je lui suis obligé de oe que je suis bien ? (II, 80.)
Us servent leurs voluptés, au lieu de les posséder, et.... ils ne pensent pas être bien, sHls ne sont mal. (II. 4o5.)
Une âme tendre et qui n'est pas oien imprimée du caractère de la vertu n^est pas bien parmi la multitude. (II, 98i.)
Je le tenois pour homme bien suffisant..., mais il m'a trompé.... Si vous TOUS en Èiïrz avec cette opinion de moi,. . je suis bien : j'aime mieux que mon repos soit excusé qu'envié. (II, 533 )
M. de ViUeroy a été mal quelque quatre ou cinq jours, jusques à renvoyer les paqueu à M. de Pizieux, et s'être retiré à Conflans. (III, 489.)
S*il n'y a rien qui fasse plus de honte à ma vieillesse que cela, je ne suis point mal (II, 585.)
On n*est pas mieux de faire bonne chère en un festin, que d^étre parmi les gènes (II, 5i5.) .... Ne pouvoit Rosette être mieux que les roses.
Qui n« Tivent qu'un jour. (I, 39, vers x5 ror.)
a4o LEXIQUE DE LA LANGUE [ÈTR
D0 quelque fiiçon qu'on le repote, il eu est toajoan mieax que d*écre impliqué dans le tumulte des aflaires. (II, 63».)
Quand je laurois exactement Vise de Patrocle et d'Achille, de conbicii pcntei>-TOut qu'il m'en fui mieux? (Il» 688.)
Cet ambitions disproportionnées, à qui les royaumes entiers ne somi pas encore asicx. (II, 34 f*)
L'infamie du msl est plus que toute la récompense qui nous est proposée de le dire. HLI, io5.)
Il n'y a point a'apparenoe de dire une chose et penser le contreire : combien Mf-ce plus de honte de démentir ce qu'on a écrit! (Il, 36o; Toyez II, 139*^
Ëymphe,] dont les messagers divers un moment sont aux oreilles Des peuples de tout l'univers. (I, i8s, Tcrs 3.) .... Gest à l'Espagne à produire des reines, Gomme c*est à la France à produire des rois. (I, i37, Tert 19 et ao.)
gifarie] A pour Tout combattu le sort.... *est k vous à goûter les délices du port. (I, a37, rers a40
En quelque part que je sois, je suis i moi. (II, 493.)
Qui pouTois-je servir que ma condition n'eût été meilleure? Et quand je n'eusse voulu être qn*à moi-même, ma fortune pouvoit-elle être pire k ne bouger de ma maison ? (II, 40.)
L'âme esi k soi, et si bien à soi, que la prison même où elle est dose n'est pas capable de la garder de suivre ses mouvements. (II, 70.)
Quiconque est k soi peut dire qu'il possède le plus précieux et le plus inestimable bien qui soit au monde. (A, 584.)
Ma femme.... eut pour le payement des arrérages qui lui étoient dus.... quelques assignations..., et fut plus de trois ans à l'exaction desdits arrérages. (I, 337; voyez ci-dessus, p. 36, Êtae APais.)
L*iinportance nest pas à donner ou peu ou beaucoup, mais k donner de bon coeur (II, la.)
Résolvons-nous au travail et appelons quelqu'un à notre secours.... Adressex-vous à ces premiers qui soat de loisir, (il, 45a; voy. II,44i«493.)
Si vous êtes vertueux, ayez tous vos membres ou soyez estropié, vous êtes d'autant de mérite d'une façon que de l'autre. (U, 5 16.)
Us furent épousés à Valéry.... Le mariage eif dedeux cent mille francs {la femme apporte deux cent mille franc* en dot). (III, i5.)
L'ajournement est du i5* de juillet 1599, et l'exploit du io«. (I, 338.)
La vie des fols n'est que chagrin.... Mais quand nous disons la vie des fols, de quelle vie entendons-nous être? (II, 3ao.)
La sagesse est ample... : sa leçon est des choses divines et des humaines, vil, 696.]
Toute la question n'eff que d'un cimetière : Prononcez librement qui le doit posséder. (I, 57, vers i5.) Les nœuds de ces grands hyménées
SontAX* pas de la propre main {ne sont^']spas tamvre de la mûin) De ceux qui font les destinées? (I, 198, vers a3.)
Le mérite des hienfaits est de ne s'en proposer point de récompense. (II, 5; voyez I, 979, vers 43; 307, vers a6; II, 99, l. demièie.)
En quel inconvénient tomberai-je, ou qu'est-ce qu'il m'en sera die pis^ (11,435.)
Ce qui ttt de màlleur en on bienfait, c'est d'être donni arec jagemeut.
Ce ne ixCest plus de nouveauté,
Pubqu'elle est parfaitement sage,
ÉTR] DE MALHERBE. a4i
Qa*el1e soit parfaite en beauté. (I, 117, yen 11.^
Tieit (U en est) des préceptes comme des graines. Si i*esprit qui les reçoit a ae la disposition à bien apprendre, etc. (II, ^02.)
Quand nous sommes gens de bien, nous ayons du plaisir d*étre ayec nous, (n, 481*)
n s'inhume, survit à soi-même, et ne s'afflige point de nV/re plus nyec soi (m latin: yidetur... sapienter ferre discidium sui). (II, 379.)
Ce n*est plus à un homme de mon Age à chercher les plaisirs; quand il les cheroieroit, il ne les trouyeroît pas. Il lui doit suffîre de nV/re point dans les incommodités. (lY, 17.)
Le , . , . X
nyoïr ayoir
[Achille] Fut en la même peine, et ne put faire mieux Que soupirer neuf ans dans le fond d'une barque. (I, 3o4i yers 19.) U est beaucoup de choses o& le serviteur est en sa liberté (est Vibre),
Tout ce que notre yie a pour se défendre.... est en la communication des bienfaits. (U, 108.)
Si les bienfaiu étoieia en la chose et non pas en la volonté, l'estimation s*en feroit par la yaleur de la chose qu'on auroit donnée. (II, i3.)
Regardes quelle jurisdiction nous avons, et combien l'empire de l'homme est hors de l'homme. (II, igi.)
Nous n'estimons jamais ce qui est chez nous {ce que nous avons), (II, 53.) Le monde ne sera jamais sans homicides, sans tyrans, etc. (II, 16.) Si Monsieur le Connétable mouroit, il {SuUjr) serait pour avoir sa diarge. (III, 5a.) Sera-ce pour jamais que, etc. ?<(I, 968, yers 4.)
Vous êtes sur une délibération que quand yous l'aurez exécutée^ vous n'aurez plus que fiedre de ce qu'on dira de yous. (II, 540.) La gloire des bienfoits est qu'ils soient regardés. (II, 7 et 8.) La question est si la chose a été faite ou non. (II, 58 ; yoyez U, 83, 91.) Les traits qui plus avant dans le sein l'atteignirent. Ce fut quand du Sauyenr il se vit regardé. (I, 6, yers 5i.)
trKBy employé, comme verbe attrihatif , dans le sens d'exister^ avoir iieu^ etc.
QotlqiiM-aBS das esemplcs qoi suivent rentrent, oonaidérét à on autre point de vue, dans U leetioa qui précède.
U n'est pas question de faire, mais de bienfaire; ce qui ne peut être si la raison ne piisideà nos actions. (II, 39.)
Quand ces considérations ne seraient point, avoit-il oublié...? (II, 34*) .... Quand ainsi seroit, que, etc. (I, 40, vers 17.) Conservez au siècle où vous êtes Ce que vous lui donnez de prix. (I, 35, yers 59.) Bien sera-ce à jamais renoncer à la joie, jyétre sans la beauté dont l'objet m est si doux. (I, 3o5, yers 16.)
La nature est toujours après à produire de nonyeaux hommes, et fait être oeux qui quelque jour aimeroient mieux n'avoir été, (II, 5.) Nous sommes sous un roi si vaillant et si sap[e, etc. (I, 69, yers 7.} Alcandre, mon Alcandre, Ate-moi, je te prie.
Du malheur où je suis, (I, 160, yers 5i ; voyez I, 959, vers 7.) Deyoir est un mot qui ne peut ayoir lieu qu'entre deux personnes. Comme seroii'îl donc en un seul homme? (II, 144.) .... Cet perles de prix sous rAorore péchées....
a4a LEXIQUE DE LA LANGUE [ÈTR
Seront (se trouperont, naîtront) aux bordi de Seine au milieu des gra-mn. (I» .... Quelle tragique pensée a33, yen 7a met.)
"S^est point en ma pAle couleur? (I, 294, vers 16.)
L*on arance toujours fort le logement de la petite reine ^ ou, pour mîfux dife, celui de la Reine mère qui«tfra [delà future Reine mère).(lll^i%'i,)
Elle {Mademoiselle de Montpensier) est de nouTcau promise a Monseigneur, qui est à oette heure (a Gasto \duc d'Orléans, qui héritait du litre de son frère), (III, a53.)
Nous sommes bien souTcnt cause (Xai*i\ est des ingrats. (II, 3i.)
Otez les racmes, il ne sera plus d( forêts. (Il, 78 ; voy. I, 3o6, t. 9.)
.... D<*s guerres civiles, ou toutes cnoses seront violées, et ne sera rien de si saint qu*on ne prenne la hardiesse de prof«tner. (Il, 16.)
Il en est que (Il en est qui, dans C édition de i63i) s'ils ont fait quelque plabir [bienfait), ils ne se trouTeront en compagnie où ils n'en £usent le conte, (n, a4o.)
Par eux il commença la première mêlée, Et furent eux aussi que ta rage areuglée Du contraire parti les premiers offensa. (I, la, rers aai.)
.... La mort de M. le maréchal d'Oruaue, qui fut il y eut jeudi dernier huit j ours. (III, 1 34 . )
LorsquV/of/ en juillet i6oa, il disoit.... (I, 347.)
Il avcit été un bruit qu'il seroit secrétaire d'État. (III, 146.^
Les tigres et les lions ne dépouillent jamais la cruauté qui leur est naturelle: il est bien (il arrive bien) quelquefois qu'ils la resserrent. (II, 667.)
U ne stra jamais que pour la considération de Socrate on ne fasse mention de Sophronicus. (U, 8a.)
Nous ne faisons qu'une bourse tout ce qne noiu sommet (tous tant que nous sommes), (II, Sqo.)
La plupart de ce que nous sommes, nous attirons notre mine, an lien de l'empêcher. (II, 606.)
Ils sont stupides, malicieux, et timides, tout ce qu'ils sont (tous tant qu'iUsont). (II, i56.)
Voyez-moi ces délicats de qui le sommeil impose silence à tonte une maison, pour qui tout ce qu'il est de senriieurs se ferment la bouche et suspendent les pas. (II, 467.)
Voyez tome I, p. 58, Ters 8; tome II, p. 35, I. a4; p. 80, I. So; p. 108, 1. 11 ; p. i4x , I. 18; p. 443, I. ai ; p. 469, 1. 17; p. 698, 1. a5.
ËTBBy après si on aussi :
Tous les hommes sont ingrats généralement. Mais ne sont-ils autre chose? Si sont. Ils sont stupides, malicieux, et timides. (II, i56.)
Combien qu'il (Cair) soit plus luisant et plus sec, si est-ce qu'il ne laisse pas de s'amasser. (I, 477*)
Comme l'opinion du commun n'est point chose qu'on doire craindre, aussi n'ei/ ce que vous ne craignez que pour vous ranger à l'opinion dn commun. (II, 73a.)
Toyestome I, p. a5i, vers 3; tome II, p. 34, 46, 91, ia8, 190, 196, aa6, etc.
Êtas, aa passé défini, dans le sens à^ aller :
.... Tu fus quérir pour mon roi
Ce joyau d'honneur et de foi. (I, 11 a, vers lia.)
Qui devoit le fléchir (Platon) avec plus de couleur
Que ce fameux joueur de lyre, 43, 1. x3; 177, 1. i3.)
Qui fut jusqu'aux enfers lui montrer sa douleur? (1, 370, y. 4^ ; '▼oy. III,
SUR] DE MALHERBE. a43
Ètbv, sobstantÎTeinent :
Ce qui est le pins aunré en nn bienfait, o*eft Valoir été, (II, 170.) Le seoir est aussi naturel que Vitre debout ou le morcber. (U, 5so.)
ÊTRE, substantif, existence; Atoib iras, exister :
Comme si vous n*aviez désiré son étn, que ppur aToir le plaisir d'en Toir la mine. (IV, i58.)
Les choses que nous Tojons et.... touchons ne sont pas an nombre de celles qui ont être^ parce qu'elles finissent k chaque moment. (II, 473.)
ÉTRÉCIR (S*) :
Quand tous ne sauriez point pourquoi.... regardant une galerie d'un bout à l'autre, il nous semble qu'elle aille en s^étréeissaat. (Il, ai 5.)
ÉTREINDRE, serrer, resserrer :
Qui doute que.... l'un (le soleil) ne.... relâche les terres.... et rompe ce que la rigueur de l'hiTcr a trop étreint ? (Il, 11 40