XL LEXIQUE DE MALHERBE
couTeits, éipolr fait une partie, et Vapoir ai mal Jouee^ cela nous apprend bien qn*il y a d'autret mains que celles des hommes qui font mouvoir les reisorts du monde. (IV, 54; voyec II, 676, 1. ig-^aa.) Qu*aux deux bouts du monde se voie Luire le feu de notre joie. (I, 4^« ▼on 6.) n se trouve assez de raillants hommes être prêts à toutes occasions d'ëpandre leur sang. (II, 47*0
us se pouToient dire être logés comme la nature Tent qn^on le aoit.
Se croyant être aussi grands comme on leur dit qu'ils sont, ils s'attirent des guerres përilleuses sur les bras. (II, 199.)
Yoyes ci-«prrs, sa Lexiqme^ p. 587, Si, employé à la mtmaiire Utime, comme urne sorte de sujet de P infinitif.
Les Mages.... lui sacrifièrent {à Platon)^ comme Testimant woir eu quelque chose au-dessus de la condition ordinaire de Thumanitë. (II, 48 1 •)
Qui trouvezr-Tous ovoir été plus le saee, ou de Dëdalus, qui fut inventeur de la scie, ou de ce Diogène, etc. r (II, 71 3.)
J'espère que tous ne me trouverez pas mentir en ce que je tous ai témoigné. (IV, 14g, note 6.)
Ce loar est encore fort usité ■njourd'hai sTec eertains Terbes, tds que pocr, enten* dre, Malherbe remploie aTec regarder, remarquer^ ete. :
L'aigle même leur a fait place ;
Et les regardant a/mncfter
Comme nous.... (I, i84i ^ers 47O
Que dis-tu lorsque tu remarques
Après ses pas ton héritier
De la sagesse des monarques
Monter le pénible sentier?
Et pour étendre sa couronne,
Croitre comme un faon de lionne? (I, 217, Ters ao4 et ao6.)
Vojn, sa tome I, p. laS, yen aa5-aa8; p. 35o. I. grii; et m tone II, p. 141, I . a I et aa, quelqnea eoattroetÎDiis remarquables de I iafiniiif après voir.
d) Autres emplois remarquables et constructions diverses du pré* sent de l'infinitif :
.... Toutes les Tertus propres à commander, (I, 70, Ters 9.} Les a£Bigés ont en leurs peines
Recours k pleurer. (I, a a a, Ters 18.) Il s^est TU des armées réduites à la nécessité de tontes choses...; et tout sans autre sujet que pour régner, (Ll, 3a6.)
La seule grandeur est cause suffisante de rmner ce qu*on estime le plus assuré. (II, aoi.)
La sagesse est la félicité parfaite de Tesprit de Phomme ; la philosophie est Famour etTafTection de Vacquérir, (II, 70a.)
Je.... ne remplirai ce reste de papier que de tous prier de baiser les mains pour moi à Monsieiu* le premier président. (III, 78.)
Je suis plus rocher que tous n^étes, 74, 1. ao-a4.)
De le 9oir^ et nV/re pas mort. (I, i53, t. a4; Toy. II, i5, 1. 1 1-14 ; Ccst une Tie de lion ou de loup, que manger sans un ami. (II, 336.) .... Ce qu^ils promirent faire, (III, 388; Toyez I, 344, 1- H-) .... Qu*il te plaise wl^ assurer
Que mon offrande te contente. (I, ia5, vers 3i3.) Vojn ao Lexique, De, p. i5o, 19*.
.... [IIJ Tant mieux se résoudre
INTRODUCTION GRAMMATICALE. xli
Ko aspimit an ciel être fmffi de fondre
Qa^au dcMeins de la terre anoré te ranger. (I, 99, Ters Sa.)
Je les tennis là en Tne^ afin que aie tawetàr toujours de les tous en» ▼oyer. (IV, aa.)
Tojci, sa I#Tf'f r, de» czaaplet de Tiafinitif aprèe les loentioas eonjoBetÎTCi «meai «■e (p. 5i), dcviMl fue (p. 17 S); et après let prépositîoas «or (p. 440), dewmU (^l6t).
Tojai ri ilfi, p. xxm. 1% det exemples de riafinitif actif sa liea dn paisif.
r) Bmplnia divers du passé de rinfinitif :
ATea-Toos jamais tu ces chiens qui recevant à gueule ouverte ce qu'on leur jette, n*ont pas loisir d^apoir a»ûU le premier morceau, pour ouvrir b gorge a recevoir Tautre? (II, 56i.)
La mathématurae est superficielle ; le fonds ou elle bâtit n*est pas à cDe; aana les principes qn*dle emprunte, eUe ne sauroit avoir fait un pas. (H. 6p5.) .... Qoana ainsi leroit, que selon ta prière
EUe auroit obtenu D^appcr en dievenx blancs tenmni sa carrite. Qu'en fât-il adrenu? (I, 40, rers 19.)
Il ne voulut pas prendre une bonne somme de deniers que Fabius Pcnicat lui enroToit; et comme qnelqnes-nns.... lui remontrassent qu'il avoit eu tort de l'apoêr refmsé^ etc. (II, 36.)
10^ Participes.
A. Participe pr&ent.
a) Participe présent pris substantiveiiieDt :
Cette multitude infinie d^aitemUmU, (II, 570.)
A l'un et l'antre nous donnons le nom à^épargmûmt. (II, 4^,)
[Tu] parus sur les paursmpmUs....
bcMBime deisus des arbrisseaux
Un de ces pins de Silësie
û font 1m mâts de nos vaiueaux. (I, 194^ "^c^* *7^-)
b) Accord du participe présent, même suivi de compléments soit directs, soit indirects, soit circonstanciels :
.... Tant de beaux objets tous les jours s^amgmemiamU. (I, aSg, Ters la.) Ainsi tes bonnenrs liorisMotis
De jour en jour aillent eroUsantt, (I, 116, rers a45 et a46.) [Tn] parus sur les poursuivants bont les vœux trop baat s^êiepants Te donnoient de u jalousie, etc. (I, Ta4, vers 976.) Il n*est.... pas vraisemblable que pouum en terre ferme, ils fiis.vfit mieux leurs amures. (IV, 71.)
Que voyons-nous que des Titans De bras et de jambes hutans Cootre les pouroirs légitimes? (I, 970, vers 5fi.) Elle étoit jusqu'au nombril Sur les onde% parousmite. (I, 3 16, Ters a.) Il faut avoir une stupidité fort approchaittede ceUe des bètes, pour, etc. (1,391.) D avoit force lettres danf ses pocbes.... airtsMadts & plusieurs perde cette ville. (III, 4a8.)
XLii LEXIQUE DE MALHERBE.
Dans Peiempla imYint, qoe noiu donnoiii ici tel qn'fl «1 dani le mnqacrit aotognpbe, c'ett on partieipe aoifltaire qui eat mit ao pluriel :
SV/on/f tons deux reDContrét. (Œ, s45.)
Malherbe dittugne du participe présent, Tariable, le gérondif, invariable : Toiô dea remarques fiùtes par lui au sujet de quelques passages de des Portes :
« Non pour mille Tertns koÊUimut ta jeuneme, »
Mal; ear il Csnt un participe féminin à ivrlaw. Or le participe féminin ne mtodroit rien ici : il deroit donc user d'une autre fsçon de parler. On dit bien : la jRgine aliamt et matin à la messe i mais allant n'est pas participe» il est gérondif et représente la latin tfnndb (IV, 378);
« Cette huile est de la lampe incessamment ardant, »
Ariant ne peut être ici gérondif. Il lant donc qu'il soit participe, et par conséquent
au'il conrienne en genre avec le substantif lampes et faut dire : lampe ardanie^ ehat^ •lU éelairante (lY , 384 et 385) s
« Les ombres vont, et font maint et maint tour Aimants encor leur dépouille laissée, »
n isnt user du gérondif aimant, ter, usant du participei il fiindroit le dédiner et dire aimantes^ qm ne seroit pas bien (IV, 3i5) ;
« Après tant de douces merreilles, Ravueants l'esprit bienheureux, »
Pour ravissantes (IV, 3ai}.
Vojei encore IV, 3a6 et 3a8.
Pbpr le participe présent employé oomme gérondif, voyes «««pris, d),
c) Participe présent avec aller :
[L^Anglois] Notre amitié Ta reeherekant, (I, 195, rert 18.)
Voyei au Lexique, p. aS. -— Cependant Malherbe bllme plnsicnn fois oe tour dans des Portes, par eiemple au sujet des paisages suivants :
c M'offusque les esprits et les aille bandant. » Il deroit dire : « et les bande, s conune il a dit: des offusque» (IV, 336 et 337);
« Ne te Ta surpassant,,,, u Mal pour /«f^pofM. (IV, 35a.)
Malherbe critique aussi chei des Portes la locution analogue, formée avec être s Je suis périssant, ^wrj'e péris, (IV, 3o5.)
d) Emplois diversement remarquables du participe présent, oon* struit comme adjectif, ou avec un régime veroal, ou comme gérondif (avec ou sans en) :
Un malade ne cherche point un médecin bien parlant^ mais bien ^«^ rissant, (II, 680.)
.... PouToit-il être ignorant
Qu*une fleur de tant de mérite
Auroit terni le demeurant? (I, 958, Ters la.) Elle est encore à cette heure ignorante de TincouTénient qui lui est anÎTé. (III, 145.)
Je ne Teux point en me flattant
Croire que le sort inconstant
De ces tempêtes me délÎTre. (I, 168, Tert Sy.)
RessouTiens-toi qu'une action
Ne peut aToir peu de mérite,
Ayant beaucoup d^affection. (I, 116, Tert a4oO
Certes il a priTe mes yeux
De Tobjet quUls aiment le mieux,
N'7 mettant point de marguerite. (I, aSS, rers 11.) Dieux, dont la proTÎdence et les mains souTeraines,
IHTEODUCTION GRAMMATICALE. xliii
Tmwàmtd ta langaevr, ont mit fin à met petnct, etc. (I, 998» vcn ai.) Vous m'aTcs toat donné, redtmmmu à mes jeox
Ce ehef-d'œn^re des cicnx. (I, 398, Tcrt 97.) n &iit cnindre qae pooroe que kt Gr&et «mt fillci de Jupiter, Fin-
Stitnde ne loit un lacril^e, et qu'on ne fraw oatm^ à de n bcOet a, ne wwt^mmùUtnmf pat dî^cmcnt un iddttr qn*<m a reçu. (II, 10. Si BM fmummt paroitre ton affection il a reconnu la mienne, fl a ce ^t^A a demandé. (H, 45.)
TojcB I, 1 18, ^«n 3a; i35, Tcn 90 et t3; aS3, wn i54} II, 4, 1. 27; 3o, . 17; 37, L at ; 63. C 10 et 19; 535, L so; de.
Tant de fleort.... FmsciU paroitre {pm qme Umide fUmtt fomt pmrmùre). (L
109, xtn 46.) .... Jrrimmi llienre preicrite (fwm^ arrîwtrm rhemre présente). (I,
81, yen 1 55.) BmttHUHt dme dH Pwf» ce tour aaalagaa. Mit qae radditien de M et h cMft ém «CB fcwlcat ImIt» et iipoMifale :
Aâu qw plM dévot il pûae, eu mnimmi
MAaihe f^iait : « Faolt de leagigt wneBwHi ! m (Tf, 190.)
.... Q»eà plaisir encore k leur courage tendre, ren. 93gJ)
V^mu (fmmmd Ut poiemt) Dieu devant eux en tet brat Ict attendre. (1, i3. L'ennui renoordé plut rudcmoit Foutiage
En 9ùjmti {fmmmd il em. 9mt) le tniet à tet jeux revenu. (I, i5, ven s88.) Let tant ayant vu couler qnaquet veinet de métaux fimdut en la aupqficie de la terre,... ont juge que fmaUwmî (n Ton fmàlîmlt) plut avant il t'en tronveroit davantage. (II, 7i3.)
Vont m*étiex prêtent en Ternit,
Eo ffonfanf (fmmmd /mi womtm) tracer cet deiÎK. (I, «89, vers 98.)
aJHHB CBK uMnSiCn CSCMHMCS» W uDllCipQ CK OOMFVlt s IBv ■■■MTO «DBOiBCp «■■■
^M^^^kUk^^^B^r ^shb ^^hh^^^^v di^B ^B^^Hifl^^M vk^aH^^^b^ke^^^^i • ^B^^H^v^^^B ^tA.^B.^^nB^^^^^t ^^^ ^Ê ^p^B'^^M ^^P^k^^^^fetf^^BBHi^BiaBm A ^t^att^t fla^B^t
1^ ; et aa low III, p. aoo, mamt 7, au cxoBpL camus de di(fawmi, mumitàâm, ibé
le Beaière d*>ani|iiyar le pertieipe piéwat fiable et le palk
le gûuadif, ou peat von It! p. 970. 336, 3S4et3S5.
B. Piutîcipe passé.
m) Futicipe passe pris substantivaiient.
rojee nénnê, p. zzm, 3».
b) Accord dn particqie passé.
Irffcgufien, tiréft de lettrée aalognplMS :
Je TOUS cmw dèt à cette lieure enrojé votre médaille, malt je ne tais qui sera le porteur de cepaquet; voilà pourquoi je ne Fai pat tmmimê hatarder mal à propot. (m, 994.)
Im marquite hu a Cut det demandes qu'il n'a ^tmjmgdet être à propot de lui accorder, (m, 589.)
« nm*m9mmtdmaê être cheeevibiae. > (IT, 363.)
m Égafe uWieisBff a Umt émf eiyai^. » (IT, 997.) n fcinu efiiiimmr d'aube» Cunci d'accord cbci le
« .... Se tout éiug é«s
XMv LEXIQUE DE MALHER&E.
Pour bien parier, fl frfloit dire ; m *omt éiu Jet roîr. Si Tactioii filt ratoanée à râûant, il dit fidln dire : ils se sont élms,... Maiipaisqw Padioii va hors éd l'éliiaiit, il falloit din : ê0 sont élm (IV, a65}s
c Car SB faTMir ne l«nr aroit domnéê Tant de daiitét, de.. »
Voilà pai qoi est galant : c Cette femme-là m'a donnâe dea cfaemiiei; cette lÎBgire m'u/ûite dei ooiffin! m (FV, 34a.]
L'aeeord eit de régie, et Malherbe Pobaerve constamment, dana rinTeraîoa poétiqne qni oonaîMe loit à inairer le régime direct entre Taouliaire et le participe, aoit i pUieer ee régime devant l'anziliaire et le participe rénaii :
Enfin cette beauté m^n la place rendue. (I, 98, yen i.) Rjes oragefl cessés] Ont des calmes si doux en leur place Uassiâ^ Qu'aujourd'hui ma fortune a Tempire de Tonde. (I, 94 it ^^^ ^o*) Quel astre malheureux ma fortune a bàtîe? (I, lag, tcts i.) Noat trooTOttt d'aatrea ezempla de cette ioTersion cbei Malherbe an tome I, 10, T. idS et 170; i3, ▼. a3o; 17, ▼. 35o; aS, ▼. 5a; a6, ▼. i3; 3o, ▼. 3S mr.; 4a, ▼. 6i; 69, T. a; 74, ▼. i3o <vr.; 8a, ▼. 184-, 88, t. agetSo; 90, ▼. 94; gS, naig; 199, ▼. a; i54, ▼. 56; 179, ▼. aa; 191, ▼. la; a07, ▼. 3; aa3, ▼. i et 4; a6o. ▼. 5 et la; 378, ▼. i3; a8o, ▼. 81; a86, ▼. ai ; 309, ▼. 8. — Ménage, an sajet de notre dernier exemple : « Qnd astre, etc. , n nomme ee tour nne tran^KMÎtion vieienae* {Okservttiians smr Malkerhe, tome II, p. a8i.)
Voyei, dana les exemplet anxanela nous renvoyons ci-apris, p. xlti, Ferhes eomposèSf des accords remarquables on participe dea Tcrbes courir et regarder accompagnés de l'adTerbe par-dessus,
c) Participe passé sans accord, contrairement à notre usage actuel.
Les anciennes éditions de Malherbe ne font point accorder les partîe^es paaaés (particolicremeotySiif, laissé^ ra, alU^ uenu) quand ils sont suivis, soit de noms on d*Bdjectifs, soit (anqud cas c eat encore notre usage ponrySiii) d'infinitifa qni dépendent du temps composé que ces participes servent à fomwr.
La vertu qui les aToit fait gens de bien tiendra leur place. (II, $76.) .... Pourquoi on dit qu'il y a trois Grâces, pourquoi on les a estimé S€Burs. (II, 7.) La nature nous a fait capables d'instruction. (II, 443*) Le renom que chacun admire Du prince qui tient cet empire Nous avoit fait ambitieux *'
De mériter sa bienTciliance. (I, 84i ▼ers 9.) Regardez M. Caton.... agrandissant la pbiîe, que le coup n'aroit pas fait assez profonde. (H, $99.)
Faites-leur oonnoitre les choséi que la nature a fait nécessaires, (n, 436.)
n n'y a point de doute que la philosophie n'ait.... bien diminué de sa splendeur depuis qu'on l'a fait si publique comme elle est aujourd'hui. (H, 4540
Madame,... le mauraîs ëtat où je vous ai 9u partir.... me fait craindre, etc. (rv, 195.)
Le Roi et la Reine, que j'ai vu en votre chambre le pleurer avec
TOUS, etc. (IV, 199.)
Quelle.... mauraise disposition de l'air ne nous a kùêeé cueillir pour
des fruits que des feuilles. (IV, 909.)
Que.... Totre bonté se soit laissé aller à, etc. TIV, 986.)
Ceux qu'une bonace continuelle a laissé languir en oisireté. (Il, 594*)
Combien avons-nous aujourd'hui de noms illustres que la fortune n'a
point mis entre les mains du peuple, mais qu'elle-même est uUé quérir
tous terre! (II, 61 5.)
INTRODUCTION GRAMMATICALE. Xh^
Je ii*ai |MS ea Mt6t le deneîn de tous ëorire, que tontiet foitct de pcntéet ne le loieiit Maru ollrir k moi. (IV, 117, note s.)
Ce ééfint d'aeeord est conforme à l'andcn usage (Toyei aa Lexifue de Cormsiiié^ I, p. ux, la ti^ de Bouboon) ; et mou» trouTOBS la preuve, dans le Commets faire jar ^0 Pertes^ que telle était bien la pratique de BlaUierbe. Dans le Ters raivant ■a ce pocte :
c Cens qu'on ai cher tréior n readës denren»» il a de ta aaaÎA eflbcé T*. (TV, 440.} Mm m^H de cet antre aeeoid, qni serait &ntif pour noos enoore : « Qni ne flanune a Bonrrie et Vmfodiê ainsi cndtre» » 3 fait eette raeBaïqne : « H font dire j fait, et non fidie; on ne dit pet : y e Voi faite
m (IV. «78.) nncsonH>le,
tiré d*an maanecnt antographe» où /ait est inraiiabley qnoiqne d*nn mot qni dépende dn tempe composé :
déclaration que mon frère m'a fait est rolante. (I, 34o.) d) Paurtic^>e8 pass& de verbes neutres, employés sans aind-
Mais ores à moi rereno.
Comme d*nn doux songe ad^eim
Qui tous nos sentiments cajole, etc. (I, aSp, Ters 104 ; voyea au
Lexifue^ p. 53») [itqûter] Vit selon son d<îsir la tempête cessée, (I, 980, rers 83; voyes
I, a4if ^^1^ 19; et au Lexique^ Cssa.)
Ccst trop dememté sur un si maigre sujet. (IV, 94; 9ar, : « demeurer. »)
La rétention des intdréts desdits deux mois expirés^ etc. (I, 34o.) ^
Noos.... sommes portés aussi naturellement à l'indulgence d*un bien-
fidt mal rvojw, que d'un enfant qui nous déplaît. (II, 106; Toyex an
Lenfm^ Rimsm, fin.)
.... Les propbéties De tous ces Tisages /m2£i. (I, 45, vers 17.) Un jour qui n'est pas loin, elle verra tombée La troupe qui l'assaut, et la veut mettre bas. (I, 5, vers 99.)
e) Emploîs diversement remarquables du participe passé t
Bien aimer soit votre vrai bien;
Et, bien otindr, n'estimez rien
Si doux qu'une si douce vie. (I9 3oi, vers 99.)
Pensers ou mon inquiétude
Trouve son rtipoê désiré {jumelle désire^ que je désire), (I, I74i^* 3.)
Mallmlif blâme dbes dn Portes ce tour analogne t
Kî ponr pitié qnll eàt de ma peine somfferte^ et il Tcnt qne Ton dise : m de la peine que je sauffreis, » (IV, 439*)
Après nos malheurs abattus
D'une si parfaite victoire.
Quel mariHV, etc. (I, 909, vers 38; voyez 1, 4, vers 3.) La flamme de nos yeux, dont la cour écleirée A vos rares vertus ne peut rien préférer, etc. (I, 68, vers 5.)
Le pbpart de ces ton» sont à remarquer comme latinismes; les suÎTants ponr Tel* Upse de ransiliaiie :
Tons ceux que la fortnne produit à la vue du monde.... sont honorés et leurs maisons fréamuttées tandis qu'ils vivent. (II, 343.)
Ponr avoir plus tdt tait, et retranché toutes cet sinuosités qni sont en k cdte, je prît le birge vers Nesidia. (II, 455.)
zLvi LEXIQUE DE MALHERBE.
Du» !• Commmttirê sur dêt PorUt^ bou tnMivoaa Tobtcrvatioa mÎTaBlet è la eoBttmctîoa :
« Lw participM ont OMiiTaÎM grâee étant tranapotét^ comme : trcmhli eomrage^ dé^ irmitês mmruUUi^ refusée grmcê, » (lY, 365.)
BfalbeilM blâme jreux séckét, ponr /»ur seet. (Tf, 37 1 .)
Ponr l'emploi de p«, avec on sana aceord, TOjex le Lexiqut^ p. 676.
Participe passe avec ayam (dans le sens à* après opoir) :
.... Chanter d'aatre chose, Ajrtmi ehtutié de sa srandeur, Seroit-ce pat après la rose Aux paTott chercher de l'odeur? (I, 110, vers 49.)
m. FOAim vnaALn.
Tom, an Lexifuê^ les formei, aoit de déamenoe, toit de radical» anjonid'hoi paa- ■éea d'ntage : affermtryaat affirmer (p. 19); Nommer pcNir ekSmer (p. ^7); comrre ponr eomrir (p. lag) ; dépetuiret an sent de dé^etuer (p. 166) ; die ponr due (p. iSo, article Diu); il éSetf ils éekeemt (p. 197, article ÉGBOitLyfïeHvojrêrai (p. naS); oncir ^p. 433 et 434); Jeprùu, il prim, vouê printêiez^ ponryV pris, il prit, pomt prissiez m, 491 1 CC 0B outre, ifu*ii prinst, au lubjonotif, pour fu*U prft^ III, 345; reprinëbemi^ ponr reprirent, III, 247; apprint^ ponr appris , IV, 3» note 4); i>df pow pM, de l'ancien puir ponr ^nar (|>. 5o7) ; reeon»ert ponr reeamfré (p. 543) ; stmioir (p. 61 1) ; sourdre (p. 61a) ; 1/ véquit (p. 671) , et survéquit (i|. 6ai) ; «««car ponr #»cer (p. 61 5); (wû ponr pais (p. «7) ; la auwtitntion de la diphthongne euk ou dans tremver, treuee, etc. (p. 65a), retreuver (p. 571), approuve (p. 35)» ipremrer (p. 93o), etc.; r^fûi^ rp. 564); rétramdre (p. 571).
Malherbe blâme ches des Portes iairra^ ponr laissera (IV, 393, note i); aMMi#, ponr m^na (IV, 45o), et ramaimOf ponr ramena (IV, 45i).
Il vent qn'«m éairt : M te siez, il se sied, je ute sié (IV, 963). A nMiHts, ortho* gra|dM de des Portes, il substitue veuUliez (iV, 339).
Sdon l'nsnge de son temps, il écrit d'ordinaire sans s finale la première perscvane ds
ment à la rime : Toyei par exemple le Lexique de Corneille, tome I, p. um et Lsm.
Mais nous trouTons cno lui à la rime deux passés définis tronqua t ûomsri (pour cenarta), rimant avec /«ri (I, 167, rers a8 et 3o)s st rare (ponr ravit) ^ rimant avne AUM (1, 991, vers 9 et 10).
Deux antres rimes nous oflient des formes de participes curieuses ponr la pronon^ ciation : veu (de *^oir)^ rimant avec aveu (I, 989, ven 109 et 1 10), et déeeus (de dè^ eefoii), limant arec cmuc (I, 988, ▼. 73 et 74).
Voyci ce qui est dit ci-après, p. t.ttxi, à l'article OnTBOORAru, des passés définis de la premièrâ oonjngaison terminés par é, an lien d'nl.
lions Toyons MalMrbe condanuer dÏTcrses formes arehaiqnes qne son contemporaia des Portes se permet eneote, comme kajrauif pour haîssamt. (IV, 3t3), etc.
Veriïes composes.
Ponr les veibes composés, nous nous bornerons a citer ici le défectîf Rsita (p. 579)1 IhniVAU, en un seul mot (p. 68); DÉGnons (p. t57); DÉTouLom (p. 177)1 et les locutions eonrir^nr-^cama (p. 199, 5* exemple), regarder pardessus (p. 547, 9* exemple), mettre sus (p. 691), Jouant le rftlc de mots uniques (à Mvoir de verbes composés, les deux premières à sens actif, la troisième à sens neutre), et, eoame tels, gouTemant des pronoms, régimes directs on indirects, placés devant elles ; «nx-ln (c'est-à-dire les pronoms régimes directs) enttmtnent naturellement l'accord du participe, aux tempe composés»
I. On a imprimé prit et repriremi dans notre tooM III; mais il y a dans lis originaux primit et reprindrent.
INTRODUCTION GRAMMATICALE. xltu
yil. — AoTsmBB.
I* Noms et adjecdis employés adveiinalement :
Ceti en ce détroit qa*cU asnse la rille de Leacade, pmrtU attachée eontre le pendant d*ane petite montagne,... partie étendue en une
plMn«. (It 4«9)
TojcB aa Lgxifme : Bo (Êtbx , Mrm a) , Cuoa, DaoïTy Fiant, FoaT, Haut, Mov,
- V«a.pleî, -
Fkm (Ua), Fiiwan, Biana (a* aflaple) , Souba», Tout.
a* Prépositions employées adverbialement.
Tofcm aa Lgxifme^ p. 37. Apaat; p. 5i, Atamt; p. .175, DaTAvr (4* czea|ls)y FAïaa tsFJka
3* Mots qoi ne sont plus qu'adverbes, employés aotrefoîs comme
Tof«^ M Ltxifmê, Dedabb, Diaoaa, Don», Dunn».
4* Adverbes emfdoyés substantivement.
Tajna ai Lexifme, p. 68, Bm (all«r l# Amu) ; p. 356^ LnoNaunr, L*i p. SgJ, la Mnsx; p. 397,1^ Moiat; p. 461^ Pku, oa kv; p. 65i, la Taor; et * I, 9*y e), tofmtttmt mthmréimUf.
5* Adverbes et locutions adverbiales, paraissant remarquables, si 00 les compare à l'usage actuel, soit pour leur forme ou compositkxi, soit pour la maniàre dont ils s'emploient ou se construisent.
•) ▼•yo, aa Lerifaê, certnm «Mplois «t Cfitmao euaaUaUioai des liwliw ob- |Am : Aam, Acmi (was 4a ma» fltu, p. 4S), AirrAvr, Bm, Garamuar, Ci, DftVAarasa (daai let loealioas prépontÎTei et eonioactiTet dawaïuage de, de^mnlage mme, p. i3S), Fwtinreti, Cnàat, la (apvèt on aom, p. 3i4), Iomsaitt, Même. Mi (cm aoaipaiiiîua), Oae et OaoQvat, Oa «t Oast, Oinaa, Fun, Si (p. Sgo et mo). Soi (dbae mettre nu, p. 6a i), TAann, Tavt, Tabiùt, TouMRnaa, de F^cibe lahtii Oà, des adrerlice proBoauaaaa Sa (p. Ii3-9i7}, T (p. 677-680), da latin tfCitf- CMT (avac ■^■ifieatioa iroBÎqae) ;
k) Im ad^atbce tomatt ea mtemt : CatÊtuMT (i Paitiela Cors, p. i3a), Fonw»- ', Faoaaauaar, Paevainuaaaar, Sràifanewr, ScFaanriftiaiwiay, Ta^t- , ▼oiaamirr, qoe rAcadéoiie a'a jaauBi adaiit daat son Dietiammaire ; Coa-
^»*, qa'eOe a retnacbé ea 1718; ATAanmrr, laoaATUtiaT, TnacoiBaT, en
176a; Anooaannnr (aa leas d'aa pca, ea ffotHqaa ie^nU Baumaar, CouTiavanmrr, Diiavéaânorr, Daxraanuir, Ktcw xannaat , loaoainaiwi, m*— ■—■■y^ ~~ r, SCTiaauuar (aa leat d*argmeiilemMmemt) , oa'eUa note, daae aa der-
iSjSj, cq— e MMlee anmteaaat, oa viea», oa TieîInMiBti;
da locatioa» adverlnlce, fonaéce de mots diven, et, poar h plaè, de^ ea, for, femr^ de. , ayaat poar «MBpléaicnti, toit de»
part, dee pupuenami e, ae, ea, par, fomr^ de. , ayaat poar eMBpMaMati, toit de» mmme^ aatl dee adjectifii oa d*aatree adreriiet prie •obateatireaeat, par eKemple : À aàa (p. 6a), An um (d. 363). Â ru» (p. 469), A veaia (p. 480), A aainn (p. 554), I lA Tauia (p. 659) S D'^aairéa (p. 39), lyATAaTaea (p. i38), Da lioaa (p. 356),
Ba loaa, Da ummam^ Da uhm» ar m vaAvaae (p. 364), Du mm» (p. 168), Du »» (P- 437), Duvoor (p. 644 et 645)« PAa-oaçi (p. i55), PAa-aaiA (p. 161), PAao-aaTAar ^. 440), Faa-BaiiAat (p. i58), PAa-oaieoo»(p. 172), PAa-aian» (p. 173)$ Mm wUmaee (p. 495)* Ea nancnoa (p. 458) ; Poeia outai» (p. 89) ; ele.. ete. ; ■eae prjpoaitMm, Deemm^Jtier (p. 175, 3* oea^de de l'artide DaTAar), Ououa-
a'aiif (p. $7)9 Tout anm (^ ta), Tour ■oosaoi (p. 609), Loaa Tiwa (ea deaa ^), etc., ate.;
^ Dm JocatMMU coerélatiTat, à h Ibit adveribialcs et eoBJoactivei, teOee ifa*!! t'ea ftaote eaa artieJee Awaitt (p. 49; ▼oyce aaM p. i53), Gcaou (p. 104)» Fu» (p. 497 •f 47^, Tàwr (p. 6^**«*4)-
XLVui LEXIQUE DE MALHERBE.
6* Ellipse d adverbe.
Malherbe Uàme cbcs des Portes : Si constaate et forU, pour « Si constante et ai forte. » (lY, 36o.)
7® Négations.
a) Emploi remarquable de ne^ points ou ne pcis^ ne points après des verbes accompagnes d'une négation ou exprimant une idée d*éloignement ou une action de craindre, d'empêcher, d'éviter; et de même de ne.... peu après la locution négative (à) faute que :
Je ne crois pas que la mort ne lai fût plus douce que de TÎvre comme il fait. (IV, 1 1 .) Voyes aussi tome 1, p. 8S, vers ài-3o, et note a3.
n ne refusera pas que par quelque bienfait Sa Majesté ne lui témoigne la satisfaction qu'elle a de son serrice. (IV, 109.)
Prenons donc garde si nous nous habillons peint d'une façon, et gouTemons notre maison de l'autre, etc. (II, 338.)
n s'en faut beaucoup que je /i*en parle comme je faisoîs en ce tempslà. (IV, loa.)
A regarder les choses, non selon ce qu'elles semblent en apparence, mais selon ce qu'elles sont en effet, combien s'en fant-ii que nous ne soyons si malqiron nous le veut persuader? (FV, %ii^\yoj. 1,448,1. 16.}
Sur eet mots de des Portes : c Et craint toujours q^'on ait, m Blalheibe lait la critique saÎTante *. « Dis : fu'o» n'as/. » (IV, %%%,)
Quoi qu'on lui donne, il se corrompt tout aussitôt, à faute qu'il n'en
sait pas bien user. (Il, t5o.)
Faute que nous ne nous représentons pes d'où nous sommet partis^ etc.
Apris empêcher^ nous trouvons ^ et que,,,, ne paini t
Pour empêcher que ceux d'Autriche empiètent cet Eut. (III, 96.)
Ce qui empêche qu'on ne les Toit point encore. (III, 499*}
Gela a empêché que le siège de Meurs ne ê*eslpat encore fait. (III, 1 1 .)
Après dispensât dispenser^ dans Tancien sens de « permisaion, permettre » (▼oyei an Lexi^f p. 189), remploi dé la négation est naturel s
De cette façon [nous] colorons la malice des ingrats, qui semblent alors aToir dispense de ne rien rendre. (II, 4-) J'ai quasi envie de me dispenser de ne vous /mwiI écrire, etc. (III, 188.}
Dans ee dernier exemple, tiré d*nn manuscrit autographe, Malheibe avait mis d'abord : « di^cnaer de vous écrire, » puis il s'est ravisé et a ajouté : ne,.,, point.
Toyei au Letcimtef p. 407 fin et 408, d'antres cmploû remûquables de n«, parti* cnliérement dans des cas où nous romettrions.
i) Ne sans pas ni poini^ pas ou poiai sans ne. Voves au Lexifoe^ p. 407» p* 475; et tome 1, p. 8a, vers 19; p. a3i, vers 53; p. 489, I. 3. — Au tome lY» p. 339, lialberlie critiipie Tomisnon de pas dans un vers de des Portés.
Ellipse de ne.... pasi Voyci ci<4iprèsy à l'article Eums, p. lvx fin et Lvn.
Pas avec jamais : voyes au Lesdqae^ p. 34 1. — Pas avec gaère, voyca p. 5oo» exemples a et 3 de l'article Guias.
Ne foimant avec que des tours qui expriment les idées « autre, antremcnt que, aans* sans que, avant que. » Toyes, au Lexique^ l'article Qm, 8% 9*, 10*, p. 5ia et 5i6) M tome I, p. a, vers la; tome lY, p. 386, 1. 8.
c) Pour la oonstraction de pas, point, voyei ait Lexique^ p. 474 et 475, Pas on PomT après un infinitif; p. 475, Du tout ronrr; et tome I, p. 41, vers 44; p. gi, vers lao; tome II, p. 33, 1. 7, 17 et ai; p. 188, U 18 et 19, a4, 37, 3o et 3i. Sa, 33 et 34; p. 3o7, 1. 8, etc., etc.
if) Pour divers emplois de non, voyes au Lexique y p. 414 et 4i5. Ménage (tome II,
INTRODUCTION GRAMMATICALE. zlix
S. loi) bit observer que « Malherbe aîoie fort le redonblemeat de cette n^tÎTe, » et die les divcn exemples qa'il a trourés dans les poésies (I, 40, ▼. a5; 1 j5, ▼. Sj ; 1S4, ▼. 43; 161, T. 67; aoa, ▼. 43; a56, t. 37; 296, t. 3i; 3o4, ▼. ç). — Oa peut j jondre I, a 10, ▼. 3i , où les deux négadoBs ne se soÎTent pas inunédjatcment :
RoB, TÎerges, non; je me retire, e) Povh coagoBCtiott négatÎTe nifToyes nn Lexique f p. 410-412; et tome I,p. 46, «en 37 et 38 pmr. ; p. 54, Ten 1 83 et 184; tome II. p. 484 , 1. 10; tome lY, p. la, L S. — Toycs c* ovtre ci-après» à l'artîde SrLum, 4*, p. lxit.
/) Tojcs, dans le^MuncaMire sur des Portes (tome IV, p. 397, et p. 437),
sa emploi fautif et amphibologique de b aégatîoB
de Malhcrfae sor na emploi fautif et amphibologique de b aésatioa
f) Faur resploî rédoodantde tours négatifs, Toyei les escmplet ansqueb bous , p. ucn,!. i8«