L LEXIQUE DE MALHERBE
Si qaelque chose toiu accroche que tous ne puiasies démêler, cou« pez-/!a. (Il, 394-)
ÀTee cette même location, et queltineroît «tcc rien et penoimg^ l'adjectif et le partiâpe te comitraisent mus le seeonn de la prépotitiaii de, e*eft-â-dire «'aocordeiit et ne jooent paa le r61e de compléments :
Il faut trouver.... auelque chose plus générale. (II, 4yB.) Vous tenez qu'il njr a pertotme ingrat. (II, iSa.) n n*7 a rien assex attrajrant pour le convier au désordre. (II, 3a9.) Yoya an Lexique^ à l'article Qoielqitx caosi, p. 5 19, fin; et à l'article IUbh, p. 574, les exemples 11, I9 et i3 (et en outre, tome I, p. 1 11, Tert 83 et 84). Voici on accord do même genre avec ee que s Ne m'avourez-vous pas que vous êtes en doute Ce qu'elle a plut parfait^ ou l'esprit, ou le corps? (I, 175, vers 4a.)
L'exemple qae plot haut noat avons dté poar le mot rien se contînoe d'one manière conforme à nôtre ntage et nona offre par conséquent les deux constructions :
U n'y a rien auez aitrajrant pour le convier au désordre, ni rien tTassez fort pour l'y traîner. (Il, Sag.) Dans la phrase suiTante, c'est la tournure par Je qui s'écarte de la coutume actudle :
De nous, c'est notre plaisir de ne trouver rien de laborieux qui puisse soulager le labeur de ceux que nous voulons obliger. (II, io3.)
Nous dirions, en £iisant accorder l'adjectif avec rien ; « de ne trouver loborieax rien qai puisse, » ou a rien de ce qui peut. »
a* Nombre.
Yoyex ci-après, à l'article Stixitm, p. um, a*, et p. Lxni.
a) Verbe ayant plusieurs sujets et demeurant au singulier, comme s'il ne s'accordait qu'avec l'un d'eux et était sous-entendu auprès de l'autre ou des autres :
Un cœur où l'ire juste et la gloire commeaidg. (I, a6, vers a.)
Tenez un roi pour voleur et pour corsaire, quand il fait ce qu*un voleur et un corsaire fait. (II, 33.)
L'acte de génération que fait Thomme et la femme est peu de chose pour ceux qui en sortent. (U, 81.) Sans jamais écouter ni pitié ni clt^enoe
Qui te parle pour eux. (I, a78, vers 3a.)
L'édit des haoillements, et tout plein d'autres, est réservé â cette Saint-Martin. (III, ii5.) Malherbe avait d*abord mis sont, qu'il a ensuite remplacé par est.
Les délices et la paresse lui âte le mouvement. (II, 168.) Voyes tome I, p« 53, tcts 167 9ar, ; p. ia3, vers aSg; p. 167, vers aa; tome I(, p. 198, 1. a3 et a4; p. 4i3, 1. a4; p. 729, 1. ai.
[Le] plaisir que le jeu donne quand l'un et l'autre [joueur] apporte du consentement a le faire durer. (II, 3i.) Yoyes le Lexique de Corneille, tome I, p. Lxix, fin.
Accord analogue d'un participe ou d'un pronom :
Quelque ingratitude et dissimulation qu'il y ait eue aux plaisirs qu'on a reçus de vous, etc. (II, i35.)
Dans^ cet exemple, le participe, précédé de deux régimes directs, ne s'accorde qu'avec le dernier. Dans les deux suivants, nous avons un pronom singulier représentant deux noms, qui, à la vérité, sont, dans l'un, à peu près synonymes, et, (uos l'autre, séparés par Ott ;
A qui voudrons-nous devoir l'urne et la vie, si nous n'avouons pas de la tenir de ceux a qui nous la demandons tous les jours? (Il, 44)
INTRODUCTION GRAMMATICALE. m
Sî nous Tojcms Tenir nn consul ou un prêteur, nous lui ferons toutes les dëmonstrations qu'on fait aux personnes de letir mérite; nous met- Irons TÎtement pied à terre; nous nous dëcouvrirons et Uur quitterons le chemin. (II, Soi.)
Après le proBom nB|piUcr lui, S retient an plnriel par /ear, prit d'abord cofloune ad|eclif pronoaÛBal, pus eomme pronom.
Cci Kbortéa qoe Dotre antcar t'est permises ne Fempédient pas de blâmer l'emploi àm my"^*- poar le pluriel, dans Iss exemples siuTants de des Portes : « Pnisqoe ma serritode et ma foi toos offense» » Â Is isite, il écrit cffernsent.
c .... La note piemierc, Et rcnan q«e par voosye eois serf deremif Btmi Totra ardent désir.... »
T«H set, dit-il, deoz noomiatUs à an seol Terbe. (IT, Si4 et 3i5.)
« Qoel amrtjre et qncUe gène est égale ? » Ii»-ce bien dit? (IV, 35o.)
m Àvee on seal BaUcan ta peax voir enterré Pbâms, AsBonr, Mercore, et k plos chère Grâce. » EsUerré deroit étra plnrîcr. ([Yp 466.)
« Qae m'a send Is peine que j'ai prise À goanerner on asari mal plaisant.
Et tnft de jonrs avec loi m'amasant Fsfdre à l'ooir le peu de ma finmchise? m QtÊe mfm servi U /teime et pa^e? mal paorlé. (IV, 4a8 et 429.) Id la ailiqna s'appliqoe à b fois à l'accord inégnlier et à la réonion des deux sqiets dl natnre dttêna (la femm et perdre).
Dans Pcteaspie aaivant, Malbcxbe a répété l'adjectif eonunnn à dans noms, an lien da feapsimer «ne scole fois avec rapport aua deux :
n roag;it de lui-même, et combien qu'il ne sente
Rien que U eiel présent et la terre présente^ etc. (I, 18, vers BgS.)
h) Verbe au pluriel après deux sujets singuliers séparés par ni : Qoi n'a reconnu le premier plaisir reconnoitra le second. Si ni l'on
ni l'autre n'oK/ réussi, le troisième fera quelque chose. (II, 6.) D n'y a ni feu ni chute qui puissent abaisser la rertn. (Il, 614*)
ir) Verbe au pluriel avec des sujets de sens collectif :
.... Un tas de médisants....
De frigides soupçons nos oonnges étonnent. (I, 341, Ters 17.)
Une bande de femmes équipées et armées en amaiones Ini firent^ de bnTcrie, nn sahre de mousqnetades. (I, 367.)
Une infinité se eantoient. (III, 397.)
La plupart du monde, voire même de cenx qui font profession de sagesse, n'estiment pas comme ils doivent les biens que les Dieux nous ont faits. (II, 4>.)
Toote cette manière de gens se laissent tromper à l'apparence de leurs passe temps fugitifs. (II, 489O
Tout le reste ne sont que fleurs. (Il, 6o3.)
Tout cela sont bienfaitt, car ils se font pour notre commodité. (II, io3.)
Ce qni nous Tient de la libéralité oe nos amis, or, argent et toute antre cnose, ne sont pas proprement bienfaits. (II, i x .)
.... Tons les pensers dont les âmes bien nées Excitent Jenr râleur, et flattent leur deroir Que sont<e que regrets quand le nombre d'années Leur ôte le pouvoir? (I, 98a, vers i3i.)
J*en retrancherai {ao wta lettre) ce que vous pourrez apprendre de lui, qui MSI les uoorellea. (III, t4i.)