‹ Œuvres de MalherbeChapitre 453 sur 740 · MAGNIFIQUEMENT · texte numérisé non relu

MAGNIFIQUEMENT

On menoit C. Vettius, préteur des Marses, prisonnier au général de Parmée des Romains. Son serviteur tira Pépée du soldat qui le trainoit, et en tua son maStre.... Dites-m'en un qui plus magnifiquement ait sauvi' la vie à son maître. (Il, 78.)

MAIGRE, au figuré :

n {pieu) ne s*est point contenté de nous apprendre à dire avec un chalumeau quelque vaudeville, et de mauvaise grâce, pour en recevoir je ne sais quel maigre plaisir. (II, 96.)

MAIGREMENT, au figuré :

Les criminels font bien meilleure chère à la Gonciei^gerie, et ceux mêmes qui sont mis à part afin d'être menés an supplice ne sont pas traités si maigremeni, (II, 33 1.)

MAIN, au propre et au figuré :

Elles Ues irait Grâces) se tiennent par les mains, (II, 7.) Dieux, août la providence et les mains souveraines. Terminant sa langueur, ont mis fin à mes peines. Vous saurois-je payer avec assez d'encens

L'aise que je ressens? (I, 298, vers ai.) Certes nos lis, quoique bien cultivés,

Ne s'étoient jamais élevés Au point heureux où les destins amis

Sous ta maiit les ont mis. (1, 19$, vers 16.) Les Rhodiens à leur main droite mirent.... le secours que la Candie et la Thrace leur avoient envoyé, à la gauche, etc. (I, 4^10

Un pilote malavisé.»., au lieu de tenir la main gauche [la gauche) ^ s^en va droit donner dans Charybde. (II, 3i3.)

La nécessité nous fait tomber des mains (en latin : excutit) ce que la paix et le repos nous avoient fait amasser. (VL, 44o*)

Je ne saurois sinon.... vous exhorter.... que devant qu'il {ce que vous 90ulez publier) parte de vos maîns^ il soit si bien censuré de vous-même, que ceux qnry voudront mordre y laissent leurs dents. (III, a4t.)

Que sont-oe ces contrats.... et cette usure..., sinon des maux volontaires partis de notre forge, et chimères d'une vaine convoitise, où il n'y a rien qui puisse être objet ou de l'œil on de la main ? (II, 917.)

Caton fut brave certainement de prendre son Ame avec la main et la

mettre dehors, quand il TÎt qu'elle ne sortoît pas assez t6t par l'oaTerture que Tépée aToit faite. (Il, 54a.)

Les nns {des esprits) ont nne vivacité qui toat aussitôt les porte où ils se proposent d*aller, et les autres se veulent faire comme avec la main^ et le principal de la besogne est à les fonder. (II, 4^9.)

Faites la besogne que vous avez en la hmm, et pour bien faire, bouches- * vous les oreilles. (II, 3840

Me trouvant assez en état de travailler, je voulus passer plus outre. J*avois en main un sujet assez difficile. (II, 5oa.]

Il y a bien du plaisir à recevoir un bienfait, voire de lui tendre les moins, (II, 34.)

Ce sont les préceptes que Démétrius veut qui ne nous partent jamais des mains ^ que nous portions en quelque part que nous allions. (II, sifi.)

Ce n'est pas qu'il ne faille qu'on la voie {la philosophie) ; mais il faut que ce soit au cabinet, et par les moins d'un homme d'honneur, et non pas d'un fripier. (II, 4^4.)

L'un a fait vivre son maître, l'autre l'a fait mourir ;... un autre a prêté la main à son maître, qui vooloit mourir {en latin : mortem domini adjuvit), et un autre l'a trompé pour l'eu empêcher. (II, 7s.)

Je ne sache personne de qui je vous permette la communication, et toutefois je vous ose bien laisser entre vos mains (fose bien vous confier à pou^méme), (II, 396.)

Combien avons*noua aujourd'hui de noms illustres que la fortune n'a pmnt mis entre les nuûns du peuple, mais qu'elle-même est allé (sic) quérir sous terre, pour les mettre au jour et les publier! (II, 61 5.)

Ni la vertu, ni rien qui soit fait de sa main n'est sujet à corruption. (H, 575.)

.... Laisser leurs haines obstinées.

Pour jurer solennellement.

En la main de deux hyménées,

D'être amis éternellement? (I, aoi, vers 35.)

.... Ceux qui ne tiennent pas la sagesse à pleine main^ mais.... y vont toucher du bout du doigt, fil, 56i .)

11 est temps de clore ma lettre. U me semble qae j'oi que vous de* mandez si elle vous doit aller treuver les mains vides. Ne vous souciez : elle portera quelque chose, et.... beaucoup; car y a-t-il rien de plus estimable que cette parole que je lui baille pour vous porter? (II, 3o5.)

Aussitôt qu'il y en a un (un gladiateur) qui a tué son homme, on le met aux mains avec un autre qui le tue. (II, a8a.)

La mort est le seul ennemi contre lequel je ne puis faillir de me préparer, parce qu'indubitablement il me faudra venir aux mains avec elle. (II, 54a; voyez II, 3q5.)

Le d^ir des choses nouvelles nous dégoûtant de celles que nous avons de longue nuiin^ il nous dégoûte par conséquent de celui qui nous les a fait avoir. (Il, 53; voyez IV, 4.)

Si je le vois malade..., tout d'une main {tout d*une fois) je me revan« cherai de ce que je lui dois. (II, a38.)

Mbtteb la main à* Voyez Mettre.

MAINE, pour mène, blAmé diex des Portes. (IV, 0o ; voyes RAMAna.)

MAINTENIR (Se), durer, persister :

.... Qu'une autre foi que la mienne

N'espère rien et se maintienne.

Cela ne se peut nullement. (I, 98, vers ag.)

Malhbbbk. V >4

HAIS, conjonction :

MiaU quoi ? ma barque Tagabonde

Est dans les Syrtes bien aTant. (1, 1 16. Yen aai •)

Nous disons un chien déterre, un chien de mer,... ponroe que nous n'avons pas de noms assez pour en donner à tontes ohoset, mais en eapmntons quand nous en avons besoin. (II, 48.)

Le nombre est petit de celles (des étoiles) de qui nous connoîssons les mouTements, msàs il en est une infinité qui, pour être loin de notre Toe, sont hors de notre jugement. (II , ii40

Aussi ne font-ils pas penser que ce que Mercure est peint en leur compagnie (en la compagnie des Grâces) ^ ce soit pour signifier que la grftee a*nn bienfait doit venir du langage qui raccompagne, mais ponroe queç'a été le caprice du peintre de les représenter de cette façon. (II. 8.)

Je.... parle.... de ceux-là seulement qui sont au chemin ae cette pcr* lection, et qui désirent de vÎTre en gens d*honnenr; mais leurs passions leur donnent de la peine. (II, 3a.)

Si quelqu'un, pour se revancher en Totre endroit, a fait ee qui lui est possible, mtttâ votre bonne fortune l'en a gardé, vous n'aves point en de sujet d'éprouver on ami. (II, a3o.)

Si je vous en montre un {un urviteur) à qui par.... menaces, ni tortures, on ne puisse faire déceler les secrets de son maître, mais au lieu de déposer quelque chose à son préjudice, a fait tout ce qu'il a pu pour le ùlrt trouver innocent..., direz-vous qu'il n'a point obligé son maitre? (II, 69.)

Comme un homme a tous les sentiments {tous Us sens), mtais ce n'est pas à dire que tous les hommes aient des yeux de Lyncée : aussi odiii qui est fol n'a pas tous les vices en leur extrémité, comme quelques vices se voient en quelques-uns. (II, 118.)

.... Vous demander si en cas que votre pays et tout ce que vous avec de parents et d'amis fussent destinés à quelque ruine et n*en pussent échapper autrement que par votre mort, vous aunes du courage assea pour leur donner votre vie, et non- seulement avec patience, tuais volontairement vous perdre pour les sauver. (II, Sga.)

Je vous baillerai encore un autre avis, que vous ave7. mis en votre lettre Mme de Longueville après M. de Montbazon; mais cela m'a empédié de montrer votre lettre à M. d'Estricy. (IV, 8a.)

Hais, employé sans qa*il 7 ait eontrsriété, et dans le mine sens qae «or, blâmé par Mailierlie ches des Portes. (IV, 38 1.)

Mais que, ayant, devant un verbe au présent du subjonctif, le sens de dès qtte suivi du futur :

Vous pouvez penser comme il fera, mais qu'il soit doyen des

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