NUIRE
Cruelle occasion du souci qui me nuit {qui me fait du mal^ qui me tour^
mente)\ (I, la, vers ai 3.)
NUISANCE (Poetib), poar muire^ blâmé, comme laors d'naage, par Malherbe ches des PorlM. (lY, 499, note i.)
NUIT, au figuré :
Ses pieds comme ses yeux ont perdu la vigueur ;
Il a de tout conseil son âme dépourvue,
Et dit en soupirant que la nuit dé .sa vue
Ne Tempéche pas tant que la nuit de son cœur. (1, 8 et 9, vers 1 19 et i ao.)
A ces mots tomoant sur la place,
Alcandre cessa de parler ;
La nuit assiégea ses prunelles, etc. (I, i54, ^ars 64.)
.... C'est avecqne ces oouleun
Que l'histoire ae nos malheurs
Marquera si bien ta mémoire,
Que tous les siècles à venir
MAUiBasB. V 97
4i8 LEXIQUE DE LÀ LANGUE [NUI
N'aaront point de nuit assez noire
Pour en cacher le sooTenir. (I, 114» Tcrs 169.) Réserrez le repos k ces vieilles années
Par qui le sang est refroidi ; Tout le plaisir des jours est en leurs matinées; La nuit est déjà proche à qui passe midi. (I, 137, vers 36.) Yoyez tome I, p. 9, vers i36; p. la, vers ai5; p. 14, ren 277; p. 70, vers as; p. a6<), vers 18; p. Bo3, vers aa.
NUL, lOJixE :
[Sa gloire] A //u/Zs autre n'étoit seconde. (I, Ii3, T. x47; voy. I, i58,v.8^ Elle sa voit mieux que nul autre {que nulle autre personne) ^eXc, (III, 449*)
NuLSy NUtUKS, an pluriel :
Jfuls divertissements ne rappellent ailleurs. (I, 179, yen 46.) Ma Reine est un hut à ma lyre,
Plus juste que nulles amours (qu^aueun amour), (I, aïo, vers 34;
voyez I, aoi, vers ii«)
O, iaterjection, employé, sans article, au sens où aujourd'hui nous
écrivons on :
O de tant de biens indigne récompense! (I, 16, vers 395.)
O, avec Tarticle :
.... O de mon cœur Tétrange nouveauté! (I, 137, vert ta.)
O, suivi de que :
O qu'il nous e&t coftlé de morts,
O que la France eût fait d*efibrts! (I, aoa, vert a 5 et 96.) O que bienheureux est Thomme qui a celte puissance! (II, 3oo.) Yoyes I, 76. vert u et i3; 199, v. 87; aa7, v. 33; aSa, v. 117; 39$, v. 7; II, 170, etc.
OBÉIR, avec un complément direct :
L'Infante.... lui dit.... que la plus grande beauté d*une femme étoit ^ obéir son mari. (III, laS.)