OBÉISSANCE
Une âme ne peut éviter D^étre sous ton çhéistance, (i^ xai, vers 169.) Rejetant son obéissance (T obéissance que nous lui JêPons), (I, 77,
vers 48; voyez I, 7a, vert 77.)
OBJET (chose ou personne), ce qui s'offre à la vue, à l'esprit, etc. :
Objet divin des Ames et des yeux. (I, 194, vers i.)
Que sont-ce ces contrats.... et cette usure..., sinon des maux volon* taires partis de notre forge, et chimères d'une vaine convoitise, où il n'y a rien qui puisse être objet ou de l'œil ou de la main? (II, 937.)
Ce qui n*est.... perceptible.... par aucun sentiment.... est seulement objet de l'esprit. (II, 477*)
Tous ces objets de nos sentiments, qui.... nous irritent. (Il, iSo,) .... La beauté dont V objet [la vue) m'est si doux. (I, 3o5, vert 96.)
Réduit i ce point de misère par le seul objet (la seule çue) des choses présentes, etc. (II, 378.)
Les femmes, les enfants, les lieux de notre naissance, et autres objets.
O beaux yeux, beaux objets de gloire et de grandeur. (I, a54» "vers 7.)
Les esprits de la cour, s'attachant par les yeux
A Totr en cet objet (U Dauphin) un chef-d'œuvre des cieux,
Disent tous que la France est moins qu*il ne mérite. (I, 106, Ters lo»)
Téthys ne suivit-elle pas
Ta bonne grâce et tes appas,
G>mme un objet émerveillable? (I, 11 a, vers ii7.) A tonte sorte à^ objets tous recommencez vos plaintes. {iV, 196.)
Objit, employé pour désigner une personne aimée :
.... Du cher objet en mon âme adoré. (I, 297, vers 7.) Sitôt que je la vis, je lui rendis les armes, Un objet si puissant ébranla ma raison. (I, 365, vers i3.) N'est-ce pas un objet digne d*aToir un temple? (I, 17$, vers a a.) Toute sorte èi objets les touche également. (I, i36, vers 46.) Changeant de passion aussitôt que à^ objets etc. (1, 6o,vers 63 ; voyez I, 395,
vers 3 ; 3o6, vers 6.) Objet, sujet (de chant) :
.... Tant de beaux objets tons les jours s*angmentants. (I, a59, vers la.)
OBLIGER 1 quelqu'un, attacher à quelqu'un, imposer un devoir quelconque envers quelqu'un :
Un autre à qui la seule humanité vous oblige.... (II, 4340 I
Je.... m*obligerai tout le monde {Je le rendrai mon obligé)^ (II, a38.)
Obligée, lier par la reconnaissance, imposer de la reconnaissance à :
U n'y a point de bienfaits qui nous obligent davantage que ceux que nous recevons sans les avoir mérités. (IV, 137.} [Les Muses] de qui le cerveau léger, Quelque service qu'on lui fasse.
Ne se peut jamab obliger» (I, xo8, vers ao.)
Obligée, rendre service, faire plaisir :
.... C'est le comble du soin Que de vous obliger ont en les destinées, (I, a69, v. 11 ; voy. 1, 79, v. io9«)
Obligée de quelque chose, rendre redevable de quelque chose, accorder quelque chose :
La fortune ne tol obligera jamais de faveur qui me soit plus chère.
av, 137.)
Obligée de, rendre service en, faire plaisir en * Vous me pouvez obliger de me guérir. (II, 194; voyez IV, i5.)
Étee obligé de quelque chose, être redevable de, obtenir, avoir reçu:
.... La vaine faveur dont il fut obligé^ etc. (I, 370, vers 46.}
Que direz-vous de ceux qui soni obligés de la vie, et de plus encore que de la vie? (Il, 60.)
4io LEXIQUE DE LA LANGUE [OBL
S'oBLiGu à quekin^un de quelque chose, se rendre le dâ>iteur de quelqu'un pour quelque chose :
Il a fallu qu^îl. . . . '« soit obligé à eux comme d*an plaisir singutier qa*ili lui ont fait. (II, 58.)
S'oBiLiGBBy s'engager :
J*ai reçu votre lettre de change, que j'ai baillée à M^Bey», après TaToir fait obliger {i obliger^ signer un engagement)^ (111, 59.}
Obligé db, ayantle devoir de :
SL'boQiiéiir'qae] Je rais oUigi de te reacke» (I, 994f "irers 17.) ] Étoit bien obligé tUyon» donner (oitrair bien dâ vous donner) des jours Qui fussent sans orage et qui n'eussent point d'ombre. (I, 191, vers 10.)
OBLIQUEMENT, au figni^ :
Afin que obUquementlt discours ne m'emporte à une aulre di|pq^,etc. (II. 98.)
OBSCUBITÉ, au figuré :
Votre esprit, de qui la. beauté Dans la plus sombre ohctait^ Se fait une insensible Toie, etc.(I^ 142» '▼ers 3a.)
OBSCTiErrÉs, ténèbres de l'esprit :
.... Ces Taises fumées N^ajontent qoe de i'embre à nos ûbtàimêés, (I, 71, ▼eis45.)
OBSÈQUE, aa ungnlier. Apris wmt dit t- « Ohêkfue est taèmn choa* qœ Jmmi* raillesy » Malherbe bMiiie la manière dont des Portes emploie ce mot. (lY, 4ao.]