‹ Œuvres de MalherbeChapitre 620 sur 740 · I. Qui, qub, quoi, relatif · texte numérisé non relu

I. Qui, qub, quoi, relatif

I* Qui, qub, séparé pins on moins de son antécédent :

Une Ame est vraiment généreuse, qui fait bien pour Tamour du bien même. (II, 5.)

Aussi faut-il qu'un homme soit étrangement révolté contre les maximes naturelles, et dépouillé de tout sentiment d'humanité, qui fait mal avec cette iiftention de se donner du contentement. (II, 108.) Vous aurez des enfants des douleurs incroyables, Qui seront près de vous et crieront à Tentonr. (I, 3, vers 18.)

Mme la marquise de Vemeuil est en cette ville, qui (laquelle marquise)^ depuis peu de jours, a reçu de notables gratifications du Roi. (III, Sa.)

Vous avez bonne opinion de moi, qui pensez (vous qui pensez) que je ne sais rien que je ne veuille bien que vous sachiez. (II, 641 ; voyez III, 100.)

Je me trouvai hier devant la Reine auprès de lui, où je m'informai de toute cette affaire, qui (se rapportant à lui) me la conta comme Monsieur le Prince la conte. (lll, 440.; Qui est blâmé par Malherbe, comme mal placé, dana ces Tera de dea Portea :

Yojex-moi toat en pleurs sur TOtre aépoltore,

Qui plains, non Totre mal, mais ma triste aventoie. (lY, ^69.)

Tojcstome I, p. a5, Ters 56; p. iio, tcts 54; p. i3a, vers 3; tome II, p. 5, !• 4; p« 46, 1. i5; p. iio, I. 29; p. 118, I. i5; p. 419» 1. 3i; p. 5i3, 1. a3.

2* Qui, continuant une qualification commencée par im adjectif, un participe y on nom :

Ayant été sauvée d*autre façon, elle eût joui du fruit d'une clémence vulgaire, et qui n'eût rien eu de rare pour la signaler. (II, 78.)

Ces précepteurs universels du genre humain, et qui nous ont fait l'ouverture à des choses si profitables. (II, Soi.)

Encore qu'un malhabile homme se puisse bien réjouir pour un juste sujet, toutefois, pource que son affection est déréglée, et ^ui en un moment est capable de mutation, je Tappelle une volupté sans compas ni mesure. (II, 484.)

5aa LEXIQUE DE LA LANGUE [QUI

n a l'esprit yert et TigoarenXy et qui donne encore de l'ezeraoe à corp» atténué. HI, 5io.;

Vous le tienorez poor on méchant hommes et qui a plat6t bcaoîn de punition que de curateur. (II, io6.)

Vous en trouTerez Tun ciiagrin et mélancolique, comme sont ordinairement renienrt de dettes et trompeurs, et qui ne tiendra compte ni de ceux qui l'ont mis an monde, ni de ceox, etc. (U, 67.)

J'étou pauvre, misérable, chassé de mon pays 9 qui ne iaT«NS où m*adresser. (II, a43.)

Une pièce d'argent n'est pas mauraise, ponroe qu'on étranger» et ^ n'en connoit point le coin, la refuse. (Il, 161.)

A cette manière d'ingrats, et qui rejettent les bienfaits..., ressemblent certains autres, etc. (II, 198 .)

3* Qui, après des noms de choses, là où d'ordinaire anjonrdliiii on emploierait plutôt lequel^ laquelle^ dora :

Aux plus beaux jours de juin et de juillet, il s'élère des tempêtes à qui décembre et janyier n'en ont point de pareilles. (II, 797.)

Je n'ai autre aesir que de tous témoigner une fidélité à qui nulle autre ne puisse faire comparaison. (IV, i83.) Objets à qui notre esprit se colle et s'attache avec.... passion. (Il, 18.) Deux beaux yeux sont l'empire

Pour qui je soupire. (I, i65, Ters 56.) .... Aux roses de sa beauté....

L'âge, par qui tout se consume.

Redonne, contre sa coutume, 17, L 29.)

La grâce de la noureauté. (I, 89, ▼. 188; roy. I, 108, ▼. a6;IIy Ce sonnet a été fiùt ponr une soarpoulette sur qui sa maltresse se plaisoit d'aller. (IV, 3o4, note i.)

Des choses nécessaires, j'en ùm encore de trou sortes. Les unes tout celles sans qui nous ne pouvons Tivre.... Après les choses de cette natore, il y en a d'autres sans qui nous pouvons bten TÎTre, mais nous ne le devons pas.... A celles-ci succèdent les dernières du nombre des nécessairea, qui sont celles sans qui nous ne prendrions point de plaisir de Tivre. (II, 18 ; voyez I, 229, vers 7.)

Beauté, de aui la grâce étonne la nature. (I, i37, vers i.) Moi de aui la fortune est si procbe des cieox. (I, «96, vers a8.)

L'envie est la troisième cause qui fait les hommes ingrats ; maladie.... plus fâcheuse que nulle autre, et de qui les comparaisons sont les pins cruelles gènes qui nous puissent tourmenter l'esprit. (II, 41O

Cest un péni où il faut une froideur et une assurance de qui peu d'hommes sont capables. (II, 38o.)

Yojes I, 5i, V. za6 et i35; 55, v. ai6; Sg, v. «9; 68, t. 14 ; 88, v. 43; 91, V. 107; 108, V. 18; 14a, V. 3i et 38; 167, v. 14 ; 175, t. 27 et 38; i83. v. 11; 186, V. 99; II, 9, 1. 7; la, 1. •▼•nt-deraière; i5, 1. 16; ai, I. 3o$ 378, 1. a3.

4* Q^« QUB, QUOI, se rapportant à im nom indéterminé, on k ridée plutôt qu'à un mot en particulier :

Soit quUl eût en borreur le nom de roi, qui est une domination.... préférable i toute autre sorte de gouvernement, etc. (II, 34.)

[Les sages,] à force de la manier {la farine)^ en font de la pâte et lui donnent force de pain, qu'ils cuisirent au commencement dans les cendres chaudes. (II, 717; voyez I, 14$, ven 4.)

U 6te i l'action tout ce quVlle a de grâce, qui est de prendre plaisir en ce qu'on fait. (II, 5 14.)

QUI] DE MALHERBE. 5a3

Ce» cérémonies y foieDt apportées poor les difficultés aa'aToient faites Messieurs des comptes de TÀ'ifier les lettres... : kquoi ils demeurèrent opiniâtres, nonobstant trois jussions qui leur forent envoyées. (III, 5o8.}

5* Qui, pour celui qui on ce qui^ (jme) chose qui; Qire, pour ce que (voyez ci-après, p. 527, 2*); Qui, ayant pour corrélatif i7, placé après :

[Leur courage] Tous les forts orgueilleux brisera comme verre; Et qtà de leurs combats attendra le tonnerre, Aura le châtiment de sa témérité. (I, loa, vers 7.)

Celui qui se règle par les lob de la nature est riche ; qtd par celles de Topinion, est pauvre. (II, Bai.) La nuit est déjà proche i tiui passe midi. (I, 337, vers 36.)

Voilà pas qui est galant (/m voilà-t-il pas une chose galante) ? (IV, 34a.)

Ils se sont réservé la première place et nous ont donné la seconde, qui est l'honneur le plus grand qu'il nous est possible de recevoir. (II, 44.)

Il n'y a jamau eu nation que celle des Mèdes, qui ait donné action contre les ingrats : qui est un grand ai^ment que ce n'est point chose qui se doive faire. (II, 56.)

Qu'est>ce autre chose que de céder à soi-même? qui est le comble de tonte la félicité qu'on sauroit désirer. (II, 89.)

Il est des personnes à qui nous sommes.... égaux en affection, 9ui est la seule chose qu'ils nous demandent...; inégaux en fortune, qui peut bien empêcher la volonté que nous avons de reconnoître. (II, iBg.)

Cest me donner moyen de m'entretenir longtemps avec vous, ^ui.... n'est point un des moindres contentements que je sanrois recevoir. (III > 1 1 7 •)

Au dernier couplet, il parle à elle en tierce personne , qui ne me plaît pas. (IV, a77.)

Les coches.... sont établis à quatre écus par jour, mais il faut payer le retour.... U est vrai qu ils font compte d'établir un bureau à Fontainebleau, de sorte que l'on ne payera que quatre écus en été, qui est une journée, et six en hiver pour une journée et demie. (III, 78.)

Tant que nous avons été à Fontainebleau, ^iii a été cinq on six semaines, je n'ai point trouvé, etc. (III, aaS.)

L'ajournement est du neuvième jour de janvier i6oa, à comparoitre le dix-septième dudit mois..., qui est huit jours après l'exploit. (I, 33$.) Ot monstre.... n'avoit jamais éprouvé Que peut un visage d'Alcide. (I, 80, vers 118.)

Yojes tome I, p. ai, vers aa; p. ia3, Ten aai ; p. a33, ytsn 77 ; p. 349. Ter» 4; p. a69, Tcn a3; p. 387, Ten 46: p. a93, vert 5; tome II, p. 3, 1. 19; 81. 1. 16; io4f 1. la; ii5, 1. ai; 569, 1. 9; 575, 1. 3a; 730, 1. a6; tome III, p. ao3, I. ai.

Tout ce qui me la blâme offense mon oreille. Et qui veut m'affliger, il fsut qu'il me conseille De ne m affliger pas. (I, 161, vers 59.) Qui fait une chose lentement, qui se plaint, qui recule, qui appréhende, il 6te â l'action tout ce qu'elle a de grâce. (II, 5i40

6** Qui, équivalent à quand on^ si ton :

Ce n'est rien aujourd'hui de prendre du parfum, qui ne le renouvelle deux ou trois fois le jour, de peur que l'air ne le fasse évanouir. (II, 67t.)

Ce n'est rien que d'être présent pour la voir (rocco/io/i), qui n'est vigilant pour l'employer. (II, 346.)

Les voluptés.... sont en un précipice, et qui n'y garde mesure, il en sort ordinairement de la douleur. (Il, 35a.)

Il est des choses de cette nature, que qui les bailleroit à ceux qui les demandent, elles seroient occasion de leur ruine. (II, a6.}

5s4 LEXIQUE DE LA LANGUE [QUI

En quelle part da monde saoroît-on ouïr pins de tempête qu'en un Palais? Et cependant qui seroit contraint d'y vivre, on tronreroit moyen d*y avoir du repos. (Il, 873.)

La volonté n'est rien, qui ne profite (quand on tCest pas utile aux gemi) ; le profiter n'est rien, qui n'en a la volonté. (II, 179O

7* Qui.... qui, Tun.... Fantre:

Du oommenoementy... les hommes étoient épars, qui d'un o6té» qui de Pautre. (II, 711.)

Le couronnement de la Reine est remis, qui dit en juin, qtd dit en octobre. (III, 148.)

Qui croit qn^elle repassera par ici, qui croit que non. (IV, 34.)

8* QuB.... QUI y employés ensemble, soit l'un comme régime et Paatre comme sujet d'un même verbe, soit Fun comme régime d'an premier verbe et l'autre comme sujet d*an second :

Ce sont choses que qui ignore ne gagne rien de savoir tout le demeurant. (n,687.)

Ils [mes vers) lui seront présentés {au Boi) par M. le cardinal de Richelieu, ^iie vous croyez bien qui n'y sera pas oublie. (IV, 68.)

[Une adversité] Que tu sain bien qui n'a remède Autre que d'obéir à la nécessité. (I, 371, vers 71.)

Nous ne laisserons guère de marques de notre vie, si nous n'entreprenons que ce que nous serons assurés qui nous doive réussir. (II, 13 S.)

J'aime mieux vous croire, que je sais qui écrivez avec poids , que les autres. (III, 100.)

Ce que vous appréhendez qui vous doive accabler n'arrivera peut-être jamais. (II, 307.) Voyez I, 161, vert 56; II, 37, I. a3, a4 et 3i; 101, 1. 8; ai6, 1. 18.

9* Qui, QUB, substitut d'un nom qui est en outre remplacé par un antre pronom :

La volupté est une chose fragile, peu durable..., qui plus on la prend avidement, plus elle est sujette à se changer en son contraire. (Il, a 17.)

Pourquoi lui serois*je tenu d'une chose que quand il Ta fiiite je n'étois point en son imagination ? (II, 187.)

Il est de certaines choses que depuis que nous les avons une fois sues nous les savons toute notre vie. (Il, 55'.)

Entre tant de choses, il y en a beaucoup que j'aurois honte qu*eiles vinssent de ma main. (II, 395.)

.... S'il faut appeler robes ce qui ne défend ni le corps ni la honte, et que celles qui les portent se peuvent dire nues. (U, 3s6.) Voyes tome II, p. 538, 1. i5; p. 540, 1. 17; tome III, p. 46, 1. a5.

10® Qui, QUB, dans une construction interrompue :

J'ai aujourd'hui en l'honneur de dtner avec Mme de Longueville, qu ayant envoyé chez M. Mangot savoir s'il étoit au logis..., on lui a rapporté qu'il étoit à la Bastille. (III, 369.)

Autrefois ceux à qui leurs maîtres permettoient de parler, non devant eux seulement, mais avec eux, et ne leur faisoient point coudre la bouche, etc. (II, 4^8.)

1 1* Qui, substitué à quil^ dans récriture, comme il Tétait dans la

prononciation (voyez plus loin, iS**, exemple la, ce qui me semble) :

Je serois relevé de cette peine de vous écrire de si déplorables non-

QUI] D£ MALU£RB£. 5a5

Telles, et tous hors de ce premier étonnement qui faut que les âmes.... sentent an premier assaut que leur donne cette douleur. (IV, a, exemple tiré d'une lettre autographe.)

1 2* Qui que, quoi qui, quoi que :

Je dirois quoi qui arrive ^ et quoi qui avienne; non quoi qui m'en prie, quoi qui m*en parle, mais qui que nCen prie, ou qui que nCen parle^ ou ^uîconque m^enparUy etc., on qui que ce soit qui m en parle. (iV, 381.) Qui qu*il soit préféré par Malherbe k quel qu'il soit. (lY, 401.)

Une grande âme, quoi qui arriye à son désaTantage , ne Tolt jamais rien au-dessus de soi. (II, 187.)

Quoi qui en arriTe, il le faut attribuer à la fortune. (TV, 5a.) Quoi ^uVlle soit, nymphe ou déesse, etc. (I, ai6, yers 181.) .... Quoi que tous ayex.... (I, i38, Ters i3.)

Quoi que c'en soit {quoi qu'il en soit), et quoi qu*en disent lès mauTaises langues, c'est une douce chose que, etc. (iV, 5a; Toyez II, 11 5. J A quoi que l'espoir tous conrie, etc. (I, 3oi, Ters 37.)

U Teut mal à son frère, mais il lui est expédient de l'aToir. Je l'ai tué. Quoi qu*il die et au'il s'en réjouisse {et quoiqu*il s^en réjouisse), je ne loi ai point fait de plaisir. (II, 161.)

Pour s'expliquer cette ellipse de quoi derant le second que^ il fisut considérer que a conjonction quoique s'écriTÙt autrefois en deux mots.

1 3® Qui, que, quoi, emplois et tours divers :

Il m'est avis que je l'oi qui tient ce langase à la fortune. (Il, 14.) Un peu après entrèrent MM. de Guise, oe Joinville et de Raiz, qui se saluerait aTec bonne mine de côté et d'antre. (III, 460.) Nous ne sommes pas seuls qui en murmurons. (II, i5a.) n est seul qui reoonnoit des personnes qui ne le pensent point avoir obligé. (II, 563.)

L'opinion tient toutes choses suspendues : l'ambition, la luxure et PaTance ne sont pas seules qui la regardent. (II, 6o5.)

Qui a lâché la course à toutes ces ririères , les unes qui arrosent les campagnes et les embellissent, et les antres qui, etc. ? (II, 94*) Le nom de sa chaste Marie Le traTailloit d'une langueur Qu'il pensoit que pour sa longueur Jamais il ne Terroit guérie. (I, ia3, Ters a43.) Ceux qui ont du jugement s'accontnment.... à converser le plus sou- Tent aTec l'esprit, comme avec la partie qu'ils ont la meilleure. (II, 604.) La principale nouTeauté que nous ayons.... est l'enterrement fait ce matin de feu Monseigneur {le frère aine au Roi)..,, Mademoiselle de Montpensier.... est de nouTeau promise à Monseigneur qui est à cette heure. (III, a53.)

Je lui en Tenx demander six cents {écus) aTec les intérêts depuis oe temps-là, qui sont Tingt ou Tingt-deux ans. (I, 3340 Qui sera si ridicule Qui ne confesse qu'Hercule Fut moins Hercule que toi? (I, 90, Ters 99.) Je TOUS dirai ce qui m'en semble. (II, 35; Toy. II, 3o, et plus haut, ii^.) C'est aux choses superflues qu'on a de la peine et au'il faut suer pour les acquérir, qui {ee sont elles qui) nous font user nos habits, rieillir sous les tentes, et courir aux riTages étrangers. (II, 175.) Désolé que'xe suis! que ne dois-je pas craindre? (I, 161, Ters 65.) Miiérable qu*'û est. (I, a56, Ters 34, et a8i, Ters 95.}

5a6 LEXIQUE DE LA LANGUE [QUI

Je me snû adieiaé à niomme que toos m*afCB oommuidé. (01, 4S.) Toyes ô-datot, p. 5i3, Que, eonjoiMlioiiy 5*.

Quand il n'y ftnroU point nn nombre infini d*incommodîtéf fii^îl y a. (U. 3a.)

C'est on aoôdent aiaez étrange poor émaaycir toote personne. Je ^tm laiife à penier ce que peat être d'nn homme affectionné comme il eat à •a patrie. (Il, 7^^»)

L'on n'a rien dit de tout ce que démos au Roi. (Œ, 4a8; Toycs m, 180.)

Tons cet biens. . . . que rarô par l'eflbsicm dn sang d'antmi toqs défendei (dt iatin : qoc ex alieno sangaîne rapta defenditîs^y etc. (II, 170.)

A M. dn Périer, il aura dent pour dent, ou oni pour ceil, lequel ^*il ▼oodra. (m, 55.)

.... Aprèi lui notre discord N'aura plus qm dompte sa rage. (I, 53, rers 168.) Ne laisse rien que tu ne voies. (Il, 43*) Je n'aiplns que tous dire {rien à vous dire), (UI, sgS.) Tiiémis.... Ta d'un pas et d*un ordre Où la censure n'a que mordre. (I, si4> '▼«n i36.)

Bl] ne sait en cette peinture i que laisser, ni que dioisir. (Q, 109, Tcrs 5o.)

Voyesd-spris, p. 5s7, a*.

Qui Terra cette fête Pour mourir satisfait n'aura que désirer. (I, a33, Ters 78.)

Si je TOUS en montre un i qui par promesses, menaces, ni tortures, <m. ne puisse faire déceler les secrets de son mahre, mais (mais qui) an lien de déposer quelque chose à son préjudice, a fait tout ce qu'il a pu poor le faire trouTcr innocent, etc. (II, 69.)

n ne s'evuuit pas que tout ce que depuis j'ai acqtds soit moindre qw la chose sans quoi je ne pouTois rien acquérir. (II, 79.) Dure contrainte de partir, A ^«01 je ne puis consentir.

Et dont je ne m*ose défendre. (I, 141, ▼• a ; Toy. I, a55, t. a3.) En une chose de quoi nous aTons moyen de nous passer, nous pcmTons faire les dégoûtés. (II, 18.)

[Il faut] qu'il ait de quoi se Tanter que, etc. (I, 5a. Ters 157.) Dieu.... me pouToit donner plus de jours; toutefois j^ai ae quoi le remercier. (II, 157.)

M. de YaîaTez me Tient d'aTcrtir de cette commodité de tous écrire ; je n*ai de quoi (Je n^aipoj de nouvelles à 9ous donner), (III, 66.)

Yoyes d'aotrm emplois de de quoi^ d-detsns, p. i5a et i53. — Yoyei eneore tome I, p. iia,T8ni33;p. 119, Ten 86; p. iaa,Ten ai8; p. ia4> ▼ers a90; p. a94,Tcrs 34.

Que^ neatre, pour qui^ est UAmé par lialherbe dans ces ven de des Portes :

L'oatrage da malheur se pent-il endurer

i^e si cmeUement nous arradie d'ensemble ? (lY, 35o.)

IL Qm (masculin ou neutre), qub, quoi, interrogatif.

I* Emplois divers :

Qui sera si ridicule Qui ne confesse qu^Hercale Fat moins Hercule que toi? (I, 90, Ters 98.) De combien de trsTaux ai-je acheté le peu qu'il m'a &it de bien ? Qwh pouTois-je senrir que ma condition n'eàt été meilleure? (Il, 89 et 40.)

Qaoîqoe les Alpes chenues Les couTTent de toutes parts. •., Qui Terront-elles Tenir, EnToyé sous tes auspices, Qu*aussit6t leurs précipices Ne se laissent aplanir? (I, 99» Ters iSy,) Qui bailla le consulat an fils de Cioéron, ({ne k mémoire de son père?

(Il, lai.)

A qui se référé ff entretenu » (à quoi se rapporte^ dans cê pets de des Portes^ iê mot entretenu)? (IV, 270.)

Que lui sert cette bonne affection qui ne paroît point? (II, m ; totck n, 688.)

Que peut-ce être, Lucilîus, que Tonlant aller d'un côté, nous sommes emportés de l'autre? (II, 45o.)

Que pleurez -TOUS? que demandez -tous {en latin : quid fies? quid optas)? (II, 598.)

Que direz-Tous qu'il y a des choses qui pour ce qu'elles sont fort désirées sont appelées bien&its, et d'autres qui ne le semblent pas être..., combien qu'elles soient plus grandes en effet? (II, 59.)

Ce n'est rien aujourd'hui de prendre du parfum.. •• Mais que direz- Tous qu'ils s'en glorifient? (II, 671.)

Que tarde ma paresse ingnte ? (I, X07, rers 7.) Que n'étes-Yous lassées, Mes tristes pensées, De troubler ma raison? (I, i63, yers i.) Que ne cessent mes lanncs?...

Et que n'6te des cienx La fatale ordonnance A ma souvenance

Ce qu'elle 6te à mes yeux? (I, i63, vers 7 et 9.) Que &ut-il [à quoi bon) tant de langage? (II, 84O Qu'est* il de faire (q^y a^t^U à faire, que dois^je faire)} (II, 943«) Quoi donc? c'est un arrêt qui n'épargne personne ! (I, i45, Ters x.) Mais quoi^ ma barque Tagabonde Est dans les Syrtes bien avant, ri, 116, vers a ai.) A quoi {pourquoi) cette transposition r (TV, 354.) A quoi regardez-Tous TOtre buffet? il ne tous faut point d'argent. (H, 619.)

a* Qui, qub, quoi, employés entre deux verbes, et flottant parfois entre le sens relatif (de celui qui, ce que) y et le sens interrogatif (rendu en latin par quis, quid, etc.) :

Cest i moi de faire l'estimation du bien et du mal que j'ai reçu, et làdessus déclarer qui fera du retour à son compagnon, (il, 174.)

Pour juger qui est le bien d'ure chose, il faut regarder à ^1101 elle est née, et pourquoi on en fait cas. (II, $87.)

Pour quoi, Toyn d-deuns, p. 5a6, i3*, 1. 36-38; et pour fw, équÎTalent à qmel^ Toya d'aotm exemples ci-apm, p. 5a8, 3*.

Aussi ne faut-il pas avoir moins d'égard qui sont ceux à qui nous donnons. Tout ne couTient pas à tontes personnes. (II, 38.)

Vous TOUS ébahissez comme je suis informé.... et qui me peut avoir découTert, etc. (II, 417O

Mettez-TOus en la conduite de quelque homme d'autorité, soit Gaton, Sâpion ou Lélius, c'est tout un qui^ pourra que, etc. (Il, 364.)

SaS LEXIQUE DE LA LANGUE [QUI

.... L*aîr, la mer et la terre N*eDtretîeiuient-ili pas Une secrète loi de se faire la guerre A jui de plus de mets fournira ses repas? (I, 63, Ters 36.)

Il faut un goût aussi délicat à choisir à qui deroir, comme à qui prêter. ça, 3a.) Yoyez ci-dessiu, 1 3* , divers exemples de que et de quoi devant l'infinitif.

On lui demandoit que lui servoit d*cmployer tant de temps, etc. (II, a84.)

Je sais que c'est.... (I, a4^, Ters 19.) Je Tois bien ^«6 c'est. (IV, gS, 14^; voyez IV, 8.) .... Vider ce point le premier : que c*est que nous derons quand on nous a fait plaisir. (II, 11.)

Il ne falloit point demander que deviendroient ceux qui étoient déféré» (U, 75.)

J'ignorois que ce pouToit être Qui lui coloroit ce beau teint. (I, 136, Ters 5.) Vous n*aTeK que faire de tous informer que c'est que bienfait. (II, iSa.) Tout le monde n'est pas bien d'accord que c'est que bienfait.... II n'y a point de loi qui nous apprenne que c'est qu'ingratitude. (II, 58.) Le repos du siècle où nous sommes Va faire à la moitié des hommes Ignorer que c'est oue le fer. (1, 3i4i Ters i3o.) Us ne savent que c'est ae malice, ni de fraude. (U, $73.) Soit que pour être trop jeune, elle ne sache encore qtie c'est que d'amour.

Je ne sais que c'est d'une seule des incommodités dont les hommes sont ordinairement assaillis en la vieillesse. (IV, gS.)

Je ne saurois croire qu'Érasme sût qtte c'est de civilité, non plot que lipse sait que c'est que de police. (III, 343.)

Je vois bien que c'est que de votre bouillon. (III, 345.)

Ne savoir que c'est d'inquiétude. (IV, 166; voyez la note 5.)

Voyes tone I, p. m, vers 88; p. 353, 1. 3a; tome II, 6. 1. 3o; i5, 1. i5; 66, 1. aTant-demière; i4o, 1. 27; 355, 1. a6; 4i5, 1. i ; 577, 1. 3a; tome lY, i33, 1. i3.

3® Qui, interrogatif direct ou indirect, pour guel^ quelle :

Quand.... ce nombre infini d'étoiles se lève au soir..., quieal le stupide que la beauté d'un tel spectacle n'élève à la contemplation ? (II, 1 14.)

Ne m'informerai- je point qui sont les principes des choses? (II, Soy.)

.... Une syllabe qu'il est impossible de traduire. Demandet-vons qui die est? (U, 474.)

Pour juger qui est le bien d'une chose, il faut regarder à quoi elle est née. (II, 587; voyez II, 35o, 1. 18; 633, l. 7 ; IV, 5 1, I. 4.)

Vous me montrez qui sont les tons lamentables. (II, 689.)

4** Qi», exclamatif :

O Sagesse étemelle,...

Que ta magnificence étonne tout le monde! (I^ 61, vers 5 et 64, vert 4'«)

Que d'une aveugle erreur tu laisses toutes choses

A la merci du sort! (I, i58, v. a; voy. I, 980, t. 69 et tuiT.)

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