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SELLE (JsTBa Roas db ia)^ agiter, troubler :
Toutes ces considérations jettent Libéralis hors de la selle ^ bien que d*ailleurs il ait la tenue assez bonne. (II, 7^6.)
SELLETTE (Éras sua la) :
Quelle gène pensez-Tous qu'ait soufferte.... celui qui a été en prisost et sur la sellette, encore qu'il ait en arrêt d'absolution! (II, 197.)
SELON, SELON QUB :
La Tcrtn est selon nature ; let Tices sont ses ennemis déclarés. (II, 44S.) Le ciel, qui doit le bien selon qt^on le mérite. (I, «79, Ters 53.)
SElfBLABLE.
.... Toujours par semUahle Toie Ne fout les planètes leur cours. (I, 549 vers i83.) Je sers, je le confesse, une jeune merreille, En rares qualités à nulle autre pareille,
Seule semblable à soi. (I, i58, Ters 9.) Que pouTo ilaToir de semblable Fenncmi juré des méchants.... aree on misérable? (II, 39.)
Qui sera-ce qui ordonnera qu'ils soient récompensés de semblables bienfaits (de bienfaits de ce genre)} (II, 60.)
Celle {la miséricorde) de Dieu.... veut que sa justice soit satisfidfee. Pcn ' Teux croire le semblable de la T6tre. (IV, 6 ; Toyez IV, 177.)
SEMBLANCE, ressemblance, imitatioii :
Cette considération leur fit, à la semblanee des dents, mettre deux pierres ensemble (j>our moudre le bU). (II, 717.)
SEMBLER, impersonnel, sans // :
.... Tout m*est inutile, et semble que mes larmes Excitent sa rigueur à la faire partir. (I, x34, Ters 5.)
SaiiaLBa db :
Pen ai une (une maladie) k qui il semble que je sois particulièrement assigné : c*est La courte baleine; quand cela me praDO, il êemhk d'un, coup de Tague. (U, 4&9O
SEMENCE, grain que Ton sèmey semailley germe (au propre et an figuré) :
A Rome, nous rappelons (nous appelons Dieu) le père Liber,... poor rinvention des semences {des fruits de Ut terre), (II, 97.)
Il dit comme on fait les semences^ et comme on sarcle les manTaiscs herbes, de peur qu'elles ne suffoquent les blés. (II, 716.) N'est-ce pas lui {Dieu) qui fait aux ondes Germer les semences fécondes D'un nombre infini de poissons ? (I, a45, Tcrs i4*) Marcbe, ra les détruire; éteins-en la semence^.», Sana jamais écouter ni pitié ni démence
Qui te parle pour eux. (I, 178, vers 39.)
SEMER, au propre et au figuré :
Semer les champs de toute une contrée. (H, 490.) Le mérite des bienfaits est de ne s'en proposer point de récompense, et dès qu'on les a semés faire compte que le miit en est recueilli. (H, 5 ; Toycz I, 39, Tcrs 17.)
Peut-on voir ce miracle, où le soin de nature, A semé comme fleurs tant d'aimables appas, etc. ? (I, i56, vers 10.) .... Fleurs comme étoiles semées, (I, 58, tcts 40 .... Métaux de toutes sortes semés dans les entrailles de la terre. (II, 9$.} Lui, de qui la gloire semée Par les Toix de la renommée, En tant de parts s'est fait ouïr, etc. (I, 5 1, vers i35.}
SÉMINAIRE, pépinière :
Vous les gàteres {les bienfaits) si vous en faites nn séminaire de procès (en latin : materia litium). (II, 64.)
SEMONCE, sommation, mise en demeure :
Par quelque résistance elles {les femmes) piquent un désir qui sans doute se relàcheroit si à notre première semonce elles se rendoient avec une trop prompte et trop complaisante fiicilité. (IV, 3a.)
Le plauir que je lui demande est une semonce que je lui fais de se rerancher. (Il, 164.)
SENS, organe des sens; faculté de sentir, déjuger; sens commun : Sa parole enchante les uns, (I, i3i, vers ao.) Le sens n*est pas juge de ce qui est bon ou mauvais.... S'il ne voit on s'il ne touche l'objet, il n'en sauroit que dire. (II, 519.)
Qui n'aime pomt ceux qui Tout mis au monde a de l'impiété ; qni les méconnoit est hors du sens, (II, Sa; voyez I, 11, vers i83.) Cette prédiction sembloit une aventure
Contre le sens et le discours. (I, a36, vers 6.)
SENSIBLE À; sinsibije, absolument :
[Le soleil,] S'il étoit sensible à la honte , Se cacheroit en la voyant. (I, 148, vers 47*) Elle, auparavant invincible..., S*aperceyoit que cet amant La faisoit devenir sensible, (I, ia3, vers a54«)
SENTE, sentier :
Les feux s'ouvrirent en deux, et se retirant de part et d'autre, lais* sèrent une senie à ces jeunes hommes. (II, 87 •}
59a LEXIQUE DE LA LANGUE [SEN
Apits que la mer se sera laissé gonrmaiider à TOtre airtigaDoey une petite tente (ie passage des Thermopjrtes) se moquera de tous. (Il, 300.)
Combien pensez-vous ooe.... par leur même sente {par la route des étoUes dans le ciel) il marche de destinées avec elles? (II, Ii4>}
SENTIMENT, facalté de sentir, organe des sens :
Les chiens ont le sentiment dn nez plos aiga. (II, 4>-)
Ni visible, ni touchable, ni perceptible par aucun sentiment. (II, 477*)
Un homme a tous les sentiments^ mais ce n'est pas à dire que tons les
hommes aient des yeux deLyncée. (II, 118.)
Ceux qui les aiment (les voluptés die t esprit).,.. n*estiment point les
autres. lia se moquent de toutes ces ordures qui chatouillent nos semti^
ments. (II, 609.)
[Un doux songe] Qui tous nos sentiments cajole. (I, 289, vers io5.)
Sbhtimbht, impression (physique ou morale), perœption, mouvement de l'àme^ manière de sentir, ressentiment (d'un bienfait), re* connaissance :
Ces pièces de bois dont nous &isons nos cherrons,... s'étendent an sentiment de la chaleur. (II, 444 « ▼oyez L ^yS,)
Vous n*étes seule en ce tourment (la mort de sou mûri) Qui témoignez du sentiment (de la douleur)^ O trop fidèle Caritée. (I, 33« vers 14.) [Sa faute] lui porte l'esprit à ce vrai sentiment ^ Que d'une injuste offense il aura, quoiqu'il tarde, Le juste châtiment. (I, 181, vers 98.) Il y a des nommes qui succombent à la vue des choses dont ils eussent pent-étre supporté le sentiment, (II, 3 11.)
J'ai le courage d'un philosophe pour les choses superflues ; pour les nécessaires, je n'ai autre sentiment que d'un crocheteur. (IV, i5; voycs II, 340.)
Les sentiments des faveurs doivent être proportionnés au lieu d'où
elles viennent. (IV, i38; une ancienne copie a la variante reuemtimeuts,)
Si vous jugez misérables ceux qui ont perdu l'usage des yeux on des
oreilles par quelque inconvénient, comme appellerez* vous celui à qni le
goàt des bienfiûts ne donne point de sentiments (U, 67.)
SENTIR, activement, au physique et au moral :
Penses-tu que plus vieille....
.... elle eût moms senti la poussière funeste
Et les vers du cercueil? (I, 40, vers a3.) .... Panni tout cet heur, 6 dure Destinée, Que de tragiques soins, comme oiseaux de Phinée,
Sens-^jt me dévorer I (I, 1S9, vers i5.) Il rougit de lui-même, et combien qu'il ne sente Rien que le ciel présent et la terre présente, Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu. (I, 18, vers 394.)
Il y en a peu qui vivent si longtemps, qu'ils goûtent le vrai contentement qu'il T a d'avoir des enfanu. La plupart ne les sentent que par la charge qu'ils en revivent. (II, 139.)
Snmm, pressentir, tâter :
Ridi est ici depuis le soir du ballet.... On croit qu'il vient pour santir 1m vobiitéa tarie mariage de Madanne et dn prince de Galles. (IV, 64.)
SÉP] DE MALHERBE. 593
Sb ssmnB db quelque chose :
Quelqn'an a donné beaucoup, mais il est riche; il ne se sent point de si peu de chose. (II, 58.)
SBNTim, neutralement, avoir de l'odeur :
La mort n'a point de vilenie si puante qui ne me sente mieux que tout le musc et tout Tambre gris que la serritude saurait avoir. (II, 543.)
SEOIR (Sb), s'asseoir :
J*y ai place {aujc sièges des ckepoliers) parce qu'il m'est permis de m'y seoir, (II, aag.)
Je m'assure qu'elle {la philosophie) ne vous conseillera pas de pous aller «eoir en un comptoir. (II, 3 a 5.)
Je ferai seoir {se seoir) tous mes serviteurs à ma table? (Il, 43i0 Le Thermodon a vu seoir (se seoir) autrefois Des reines au trâne des rois. (I, 195, vers 9.)
Sboir, substantivement :
Le seoir est aussi naturel que l'être debout ou le marcher. (Il, 5ao.)
SiBDy siÉROiT, dans le sens du latin decetj decerei :
Rien ne sied bien de soi-même ; l'observation seule des circonstances fait l'approbation de nos actions. (Il, ag.) SiénHi'il bien à mes écrits D'ennuyer les races futures, etc.? (I, aïo, vers 97.)