‹ Œuvres de MalherbeChapitre 681 sur 740 · SOIE · texte numérisé non relu

SOIE

Les Parques d*une même soie Ne dérident pas tous nos jours. (I, 53, vers 181.) Nos jours, filés de toutes soieSy rers a4i.)

Ont des ennuis comme des joies. (I, 3i3, vers 5; voyez I, 116, Soye sur soye^ locution proverbiale par laquelle Malherbe critique la oonsonnance qui l*a choqué dans ce vers de des Portes : Caron tout étonné le vojremt s*effrojra. (lY, 404.)

SOIN, soiirSy sens divers :

.... Ce miracle, ou le soin de nature A semé comme fleurs tant d'aimables appas. (I, i56, vers 9.) Il suffit que ta cause est la cause de Dieu, Et qu'avecque ton bras elle a pour la défendre

Les soins de Richelieu. (I, 379, vers 40.) Continuez, grands Dieux, et ne faites pas dire .... qu'aux occasions les plus dignes de soins

Vous en avez le moins. (I, 398, vers 35.) L'ingratitude et peu de soin Que montrent les grands au besoin De douleur accablent ma vie. (I, 286, vers a 3.) Enfin ma patience, et les soins que j'ai pris. Ont selon mes souhaits adouci les esprits. (I, %4^fYerê i.)

Il est malaisé que sans des regrets incomparables il vous ressouvienne des soins dont.... votre frère a continuellement obligé votre afîeotion. (IV, 31 5.)

Je ne vaux pas le soin que vous avez de moi ; mais je ne me plaindrai pas de vous pour cela. Je ne saurois trop souvent recevoir des témoignages d'une chose qui m'est si chère comme la continuation de votre amitié. (IV, 37.)

Je n'en perdrai jamais une (une commodité") de vous témoigner le soin que j ai que vous me continuiez votre amitié. (III, 93.) .... L'amour de la terre, et le soin de la chair Aux fragiles pensers ayant ouvert les portes. (I, 4) ^^^ 9-) Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines En vain dans les combats ont des /oi/ij diligents. (I, 381, vers i34-)

Je suis toujours prêt départir; et le peu de soin {le peu de souci) que j'ai combien je dois vivre est occasion que je vis content. (II, 49>*) Si mes amis ont quelque soin De ma pitoyable aventure, Qu'ils pensent à ma sépulture. (I, 394^ vers 3i.) Au lieu du soin et des ennuis

6o4 LEXIQUE DE LA LANGUE [SOI

Par qui not jonn tembloîent des nuits, L'âge d'or rerint sur la terre. (I, I93, rers s35.) Yo/M toBM I, p. a6, Ten 9 ; p. 70, rm 19; p. 1 15, vers 220; p. 1 16, vert «99; p. 159, ven x4; p. i65, vers 49; p. 171, rtnô «w. ; p. 175, Tcn a8; p. i85, ▼en 71 ; p. 196, Tert 35; p. aao, vert i5; p. a59, ▼€» 3; p. a6a, vers 10; p. 273, ▼en 5; p. «78, ven 34; p. 307, ^en^Si tome II, p. ii3; etc.

AToim SOIN DB, s*occaper, s*inqméter de :

Ceux oui ne sVmbarrassent point aux affaires du 'monde, et.... n*aitr âoin que des lois qui enseigueut aux hommes à faire bien. (II, 3i5.}

SOIRy au figuré :

Le spir fut avancé de leurs belles journées (ils moururent Jeunes), (I, i3,

▼ers a47Ô SOIT.... ou, SOIT.... on qub, soit qub.... ou quk :

Soit notre gloire ou notre honte. (I, 85, rets 18.) Quoi qu'un homme nous ait prêté, soit de l'or ou du cuir,... n'importe. (II, i5a.) Soit un cas d^aventure, ou que Dieu Tait permis. (I, i4> vers 379.)

La philosophie est utile à Thomme, soit qu'une providence étemelle gouverne le monde, ou que les choses arrivent fortuitement. (II, 3a i.)

SOL, sou (voyez Soûl) :

Un million de boisseaux de blé, à un «W le boisseau. (I, 451.) Cornélius.... mit à l'épargne trente- quatre mille cinq cents quatrevingt-seize livres quinze sois^ etc. (I, 4^8; voyez I, 43i.}

Écu8 d'ob sol, écus d*oren espèces. (I, 342.)

SOL AGE, sol, terrain :

.... Que U violence des flammes rompe la liaison du solage. (II, 7*9.) SOLDÀRS, soldeU, rimant avec Mars^ noté par Malherbe cbes des Porte*. (lY, 464.)

SOLDE, au figuré :

Le sage.... faisant compte qu'il est au rôle d'une compagnie..., pense que ce qu*il vit est sa solde, (II, 607.)

SOLEIL, au singulier et an pluriel , au propre et an figuré :

Que tarde ma paresse ingrate.

Que déjà ton bruit nonpareil

Aux bords du Tage et de l'Euphrate

N'a vu l'un et l'autre soleil f fl, 108, vers 10. .... Les soleils d'avril peignant une prairie, En leurs tapis de fleurs n'ont jamais égalé

Son teint renouvelé. (I, a97, vers i4-) Rendre en si doux ébat les heures consumées,

Que les soleils nous seroient courts. (I, 58, vers 6.) Vous aurez des enfants des douleurs incroyables. Qui seront .près de vous et crieront à l'entour; Lors fuiront de vos veux les soleils agréables, Y laissant pour jamais des étoiles autour. ((, 3, vers 19.)

Si vous venez, vous reculerez mon soleÙ (vous allongerez mes jours, mu pie) pour dix ans. (I, 357.)

Que puisses-tu, grand soleil de nos jours (1/ parle à Marie deMéJicis\

Faire sans fin le même cours! (I, 196, vers 33.) .... Étant le soleil dont je suis enflammé

SOM] DE MALHERBE. 6o5

Le plus aimable objet qui jamais fut aimé, etc. (I, a 40, Yen 7. J

SOLENNELLEMENT. (I, 11 a, vers laa.)

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