‹ Œuvres de MalherbeChapitre 685 sur 740 · SOMPTUEUX · texte numérisé non relu

SOMPTUEUX

Prenons donc garde si nous nous habillons point d'une fii^n, et gou- Temons notre maison de Tautre;... si tous n*ètes point frugal eu dépense de table et trop somptueux en magnificence de bâtiments. (II, 338.)

SON, SA, LBUR, emplois divers, rapports divers (voyez Sibn) :

Le temps est médecin d'heureuse expérience ;

Son remède est tardif, mais il est bien certain. (I, a, vers 4-)

Pourquoi donc refuserez-vous sa compagnie {ta compagnie de la /nwpreté)^ depuis que les riches mêmes.... la prennent pour exemple, et de sa vie empruntent le régime de la leur? (Û, 3a5.) En quel effroi de solitude

Assez écarté, Mettrai-je mon inquiétude

En sa liberté? [I, aaa, -vers x6.) .... Ces canaux ont leur course plus belle

Depuis qu'elle {Oranthe) est ici. (I, iSy, vers a3.) Je pense être aux enfers, et souffrir leurs supplices. (I, i35, vers 17.) Tous ces cbefs-d'œuvres antiques Ont à peine leurs reliques. (I, 94* vers ao6.) Combien pensez-vout que.... en ce silence elles {les étoiles) préparent de sujets de parler, et combien par leur même sente il marche de destinées avec elles ! (II, ii4*)

.... [L*âme] ne doit pas fuir, Pour sa damnation n'encourir. (I, a88, vers 65.) Cest à vous qu'il s'en prendra. Sa raison sera que vous lui aorez aidé à se perdre. (II, 2y,)

J'étois dans leurs filets ; e'étoit fait de ma vie;... Et le contre aiguisé s'imprime sur la terre

Moins avant que leur guerre N^espéroit imprimer ses outrages sur moi. (I, 207, vers it.)

U y en a qui ne désavouent pas qu'on ne leur ait fait plaisir, mais ils ne savent comme le rendre.... lieuri effets sont longs à se produire ; mais quoi qu'il en soir, ils ont de la volonté. (II, i63.)

Aussitôt ou'il y en a un {un gladiateur) qui a tué son homme, on le met aux mains avec un autre qui le tue. (II, 381; voyez II, 7$, I. 37.)

Demeurer sec et sobre au milieu d'un peuple qui ne fait qu'ivrogner et rendre sa gorge emmi les rues. (II, 339 ; vovez II, 458.)

Ils s'attirent aes guerres périlleuses sur les bras..., et bien souvent se font tomber leurs États sur leurs tètes. (II, 199.)

Ce sont parties {du corps) qui.... par la douleur même se font insensibles à la douleur,... soit que l'humeur corrompue ne trouvant plus on se rendre, elle-même se détruise, et ôte la faculté de sentir à oe qu'elle a rempli de sa trop grande quantité {d*une trop grande quantité sTeUe" même), etc. (EL, 604.)

SOP] DE MALHERBE. 60

n faat entrer au fond de Uur âme de Pan et de Tautre. (Il, 34o.) n est des hommes à qui leurs voluptés font ce que leur plus cruel ennemi qu'ils sauroient aroir n'auroit pasle courage de leur faire. (II, 404.) Dans rédition de i645 : « le plus cruel ennemi qa'ik aaoroient «Toir. »

Je sais de quels appas son enfance (Tenfattee de ta fille) étoit pleine,

Et n'ai pas entrepris, Injurieux ami, de soulager ta peine

Ayecque son mépris. (I, 89, yers 13.)

Voyez, ans articles Axoue, Csaihtk, OaiiasAircB, des exemples analogues, où on pronom possessif se rapporte, non à la personne qui épronTC le sentiment on est dans la disposition dont on parle, mais à celle qui en est l'objet.

Si nous -voyons venir un consul ou un préteur, nous lui ferons toutes les démonstrations qu'on fait aux personnes de leur mérite. (II, 5oi.)

Leur au pluriel, comme s'accordant avec « consul on prêteur, » et non avec le pronom lui, quoique ce dernier soit pins proche.

II n'y a que le sase capable de se plaire ; toute folie porte avec elle un dégoût deia condition. (II, apS.)

Su tient ici la place du pronom indéfini en : c de la condition oh Ton est. » — Dans les trois exemples inÎTants, le rapport est grammaticalement dontenx on vague et déterminé plutôt par Tidée que par les mots.

Quiconque.... prêche contre l'ingratitude, il parle autant pour les Dieux que pour les hommes : sinon que peut-être, pource que leur condition {la condition des Dieux) les a exemptés de toute nécessité..., il semhle qu'il soit impossible de s'acquitter en leur endroit. (II, 44>)

C'est mal vivre que de commencer toujours à vivre.... pource que leur vie (la vie de ceux qui commencent toujours à vivre) est toujours imparfaite. (U 353.)

Ces salles à festin, qu'on fait aujourd'hui si grandes..., étoient alors inconnues.... Deux pieux fourchus soutenoient les deux côtés de leurs loges (leurs, e^est-à^dire des hommes des premiers siècles), (II, 71a.)

Sur leur construit, sans prendre Vs, avec un nom pluriel, conformément à sa nature primitiTe de génitif pluriel [illorum), voyez l'Introduction grammatieulCf aux Ajdjsghfs noMOMiHAux possissnrs.

SONGE, au propre :

.... De quelque souci qu'en veillant je me ronge, n ne me trouble point comme le meilleur songt^

Que je fais quand je dors. (I, 160, vers 41 •)

SONGER, activement :

Quand elle eut trouvé dans le port

La perte qu'elle avoit songée, etc. (I, 3a, vers 9.)

SONNER, résonner:

Je lui entends sonner les épaules, tantôt d'une façon, tantôt de l'autre, selon que la main qui le frappe est plus ou moins ouverte. (II, 4^5.)

SoNHBBy activement :

.... Vu le nom que me donne

Tout ce que ma lyre sonne, etc. (I, 3i7y vers 6.) Cett lui {c'est Dieu),,., par qui j'entonne Dmius mon chalumeau tous les vers que je sonne, (II, 96.)

SOPHISTERIE, subtilité de sophiste:

Fuir la sophisterte» (II, 433.)

6o8 LEXIQUE DE LA LANGUE [SOP

PIAt à Dien que toutes ces sophisterîei ne fassent qu'inutiles! (Q, 436.)

SOPHISTIQUE, frelaté, falsifié :

Huile de fleur d*onuige.... excellente et non topkistifuée. (Œ, 3i.)

SOPORATIF, qui a la vertu d'assoupir, d'endormir : Au lieu de poison, [il] lui fit prendre un médicament loporatif, (H, 740

SORDIDE, sale, vilain, au figuré :

Il ne se faut rien proposer d'avare ni de sordkde quand il est qoeidon de &ire plaisir. (II, io40

n y en a qui sont mesquins et sordides en leur maison, et qui dehon font les grands et les magnifiques. (U, 338.)

SORT, proverbialement :

Le sort en est jeté, Tentreprise en est fidte. (I, i35, vers 41.)

SORTE, espèce, genre :

Il y a deux sorte* d*hommes reoonnoissants. L*un est celai qui a rendu quelque chose au lieu de ce qu*il avoit reçu. L'autre, etc. (II, m.)

Nos affections passagères....

Se font vieilles en un moment; La sienne {celU de Dieu), toujours ferme et toujours d'une sortes

Se oonserre éternellement. (I, 346, vers 19 ; voyez II, 34^0

TOUTB SORTK DE, TOUTES SORTES DE :

Nos fastes sont pleins de lauriers De toute sorte Je guerriers. (1, 9o3, vers 5o.) Toute sorte «Tobjets les touche également. (I, i36, vers 46.) Jette les yeux sur.... tant de toutes sortes de biens. (II, 43*}

Eh 80BTB QUE :.

Quelque jour ce jeune lion Choquera la rébellion.

En sorte qu*i\ en sera maftre. (I, 371, vers 81.) Quand nous voulons donner quelque chose de cette qualité, voyons de le faire en sorte que Topportunité la rende agréable. (II, 19.)

Il y a des choses que pour jouer et passer le temps nous lions en sorts ^u*il n'est pas bien aisé de les délier. (II, 14B.)

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