‹ Œuvres de MalherbeChapitre 686 sur 740 · SORTIE · texte numérisé non relu

SORTIE

La principale beauté de Penfance est en la sortie, (H,

SORTIR DE, Hoas de; Sobtis, absolument :

Un dief-d'œuvre de la nature

Au lieu du monde le plus beau

Tient ma liberté si bien close,

Que le mieux que je m*en propose,

Cest d'an sortir par le tombeau. (I, 100, vers 3o.) Vous ne fûtes pas sitôt en colère que vous en sortùes. (IV, 174O U y aToit déjà quelque temps qu'il étoit revenu à soi, que la honte...ne lui pouvoit encore sortir du visage, tant la rougeur s'y étoit ramassée de toutes parts. (H, 198.)

.... Toujours on dira qu'ils {pos fils) ne pouvoient moins &ire. Puisqu'ils avoient l'honneur S* être sortis de vous. (I, io4f vers i4*) .... Sortant promptement^ mon sens et de moi, etc.(I, 11, vers i83.)

Le sage se contente de soi. C'est une parole.... qne beanconp de gens interprètent mal : ils le séparent de la commnnauté de tontes choses, et ne yeulent point qu'il sorte hors de sa peau. (II, 399.)

Mon précepteur.... a fait sortir mon esprit dehors, en dépit quHl en e&t, et par manière de dire l*est aUé quérir avec la main aux ténèbres où il étoit, pour le produire au jour. (II, i85.)

Cest une maxime, qu'un ne doit jamais de bon cœur ce qu'on n'a pas reçu, mais fait sortir k force de presser. (II, 3.)

Jetes-moi dehors tout ce qui tous déchire le coeur.... Surtout fidtet sortir les Toluptés, et les tenez pour ennemies capitales. (II, 4^0.)

Le livre de M. le cardinal du Perron avoit été imprimé pour le cor« riger plus facilement; mais à ce coup on l'imprime pour sortir en lumière. (III, 371 ; Toyez III, a4oO

U échappa du supplice par la charrette même qui l'y portoit. Quand un homme a rolonté de sortir (de sortir de la cm, de mourir)^ il n'est rien d'assez fort pour Ten empêcher. (II, 5440

Si TOUS n'êtes content, tous ne pouvez contenter personne. Mais comme sortirai-\e (comment sortir aUje de la)l Faites comme tous voudrez; mais de quelle façon que ce soit, il faut sortir^ (II, 335.)

N'aTons-nous pas tu sortir (se produire) beaucoup de choses nouvelles en l'âge où nous sommes, comme les vitres aux fenêtres, les cnTes branlantes...? (Il, 718.) Soaiia, employé aetiveiiieiit, blAmé par Malherbe ches des Portes. (lY, 3i8, 411.)

soua.

Revenez, mes plaisirs, ma dame est revenue;...

Souâs, retirez-Tous, cherchez les misérables. (I, i56, tcts 7.)

O que l'heur de tes destinées

Poussera tes jeunes années

A de magnanimes souâs! (I, 199, Ters 3g,) Beauté, mon beau souci, de qui l'Ame incertaine A, comme l'Océan, son flux et son reflux. (I, 36, t. i;Toy. I, ia,T. ai3.)

SOUCIER (Sb) :

U est temps de clore ma lettre. U me semble que j'oi que tous demandez si elle TOUS doit aller treuTer les mains Tides. Ne vous souciez : elle portera quelque chose. (II, 3o5.)

Je ferai ce que le droit d amitié me permet, et ne me soucierai point de redemander (je redemanderai sans scrupule) un plaisir à ceux à qui je ne ferob point difficulté de le demander. (II, 34a.)

SOUCIEUX, blAmé comme manTaû mot par Blalherbe ikiis ce ver» de des Portes: Quand avec on penser plaisant et soucieux, (ET, 390, note 1.)

SOUDAIN, dans le sens de léger, volage, blâmé ehea des Portes. (IT, 436.)

SOUDAIN (Tout), adverbialement:

Tu menaças l'orage paroissant,

Et toiU soudain obéissant^ Il disparut comme flots courroucés

Que Neptune a tancés. (I, 196, tcts 3o.)

SOUDAIMEllEirr, pour soudai», adverbe, blAmé dies des Portes. (!▼, 366.)

SOUFFRANCE, tolérance :

Six deniers pour lÎTre, exigés par les receveurs,... plutôt par souffrance et coutume que pour aucun droit ni titre qu'ils en eussent. (III, 4^7*)

Mat.hxbb«. t 39

6io LEXIQUE DE LA LANGUE [SOU

SounEAircB, constance dans la donlenr :

La patience^ la souffrance (en latin : perpesùo) et la toléranoe ne aont que MS branches {.les branches de la magnanimité), (II, $a8.)

SOUFFRIR, sens et emplois divers :

Le mérite qu'on reat celer Souffre une injnite Tiolenoe. (I, 107, yen 4*) Gomme te plamf-ta de mes rers.

Toi qui souffres si bien les cornet? (I9 3od, yert 8.) Beauté, mon beau souci, de qui Tâme incertaine A, comme TOcéan, son flux et son reflux. Penses de tous résoudre à soulager ma peine. Ou je me Tais résoudre à ne le souffrir plus. (I, 36, vers 4«) Elles {les Muses) souffrent bien que TAmour Par eues fasse chaque jour

NouTcUe preuve de ses charmes. (I, i47» vers 3i.) Va, monarque magnanime.

Souffre à ta juste douleur

Qu*en leurs rives {du Tessin et du PJ) elle imprime Les marques de ta valeur. (I, 93, vers iSa.)

Li souFF&oi, substantivement :

On n'a point yu de fortunes publiques où le craindre n*ait précédé le souffrir. (U, 716.)

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