TOUT, TOUTB, TOUS, TOUTES I
Qa*on ne fasse donc autre interprétation de tout mon discoors, sinon que.... (II, aS; voyez II, 173, 1. 8.)
.... Considérez-la toute :
Ne m'ayoûrez-Toas pas que vous êtes en doute Ce qu'elle a plus parfait, ou Tesprit, ou le corps? (I, 175, tcts 40.)
Telle est la vertu de TAme ; tel est son visage, s'il étoit possible de le Toir fott/, et tout à la fois. (II, 5ia.)
L'étude de la sagesse veut tout un homme. (II, 4S50
Je m*étois trop avancé de me promettre que je passe demeurer toat aujourd'hui sans hruit. (11,617.)
La hesogne est bien avancée. L'on tient qu'elle sera achevée pour toat le mois de janvier. (TV, ^6,)
Cest l'étude de la sagesse qui mérite Thonneur, comme seule relevée, généreuse et magnanime. Tout le reste ne sont que jouets à petits enfants. (II, 686.)
Tout son désir est de vous contenter en cette occasion et vous servir en toutei où il en aura le moyen. (III, 54*)
Vous les nommé-je pas tous dix? (I, 19, vers 6.)
.... Tous deux vous aurez des roses,
Plus que vous n'en saurez cueillir. (I, i55, vers 77.)
Je m'en vais vous en faire voir de toutes les deux sortes. (II, 169.)
Je le vis {M. de Nepers) à la messe de la Reine, où étoient tous MM. de Guise et M. du Maine. (lU, 4^30
Parlons.... des crieurs de pâtés,... et toute telle manière de gens, qui vendent leurs marchandises chacun avec sa musique particulière. (Il, 4^0 Tout est blâmé par Bialherbe dans ce vers de des Portes :
Tout remède {aucun remède) en ce temps ne l*eùt pu secoorir. (Ff , 461 .)
Tout, devant un nom sans article :
.... N'est-ce pas la loi des fortunes humaines,
Qu'elles n'ont point de havre à l'abri de tout vent? (I, 3ox, vers 34-) Fais que jamais rien ne l'ennuie ; Que toute infortune la fuie. (I, 89, vers 186.) Roi que tout bonheur accompagne. (I, 199, vers 3i.) Toute félicité comblera nos familles. (I, 73, vers 8a var.) L'ennemi, tous droits violant,...
Témoigne son âme perfide. (I, ao5, vers i .) Avecqne sa beauté toutes beautés arrivent. (I, xSt, vers 17.)
Il n'y a point de mort plus grande ni plus petite ; car en totu hommes généralement, elle se limite en la fin de la vie. (Il, 5 3 1.)
Quand le sommeil est profond, il.... prive tellement l'esprit de toutes actions, qu'il n'est nas capable de pouvoir rien imaginer. (U, 4^7-) Nos jours, niés de toutes soies, Ont des ennuis comme des joies. (I, 3i3, vers 5.) Les flatteries, les menaces et toutes confusions de voix vous hroiront aux oreilles sans que pour cela vous soyez distrait d'avec vous. (II, 47^*) La misère ne [le] peut tellement ahattre que, dénué de toutes choses, il ne trouve de quoi fournir i sa libéralité. (II, 14 ; voyez II, 8, 16.)
Ce que vous vous proposez d'acquérir après que vous aurez toute autre chose,c'e8tcequevousdevezavoir avant querien acquérir. (II, 336.) Voyex tome I, p. aiS, vers 144; p. 985, vers 3; p. a86» vers 11; p. açS, vcn 9.
Tout, pris dans le sens neutre :
De quoi lui servit jamais {à Caton) tout ce qu'il sut crier et tempêter, que d^irriter une populace... ? (II, 3i5.)
Pourquoi est-ce que le monde fait son tour? A quelle fin est-oe que le soleil allonge tantôt les jours, et tantôt les accourcit ? Tout cela sont bienfaits ; car ils se font pour notre commodité. (II, io3 ; voyez plus haut, p. 64a, ligne i5.)
C'est un point arrêté, que tout ce que nous sommes {tout tant que nous Issus de pères rois et de pères bergers, sommes),
La Parque également sous la ton^ nous serre. (I, 58, ren 8; voyez II,
Us y ont, sans mentir, heureusement travaillé tout ce qu'ils sont {tou tant qu* lis sont), (II, 619; voyez II, 108, i56.)
. Voyez-moi ces délicats de qui le sommeil impose silence à toute une maison, pour qui tout ce qu'il est de serviteurs se ferment la bouche et suspendent les pas. (II, 4^70
Toitt ce que dessus (tout ce que nous venons de dire, d^énumérer) étoît séparé du reste de la salle par des barrières. (III, 180; voyez III, 4>8.)
Tout, pris dans im sens adverbial, mais néanmoins variable :
Ces biens.... ne se partagent pas... ; ils sont possédés tous entiers. (II, 565; voyez même page, I. 8.)
Il semble en les voyant {les vers de la Morelle) que l'on lise une histoire Traversée en amour d'accidents tous divers. (I, 391, vers 6.)
H n'y peut avoir de longs intervalles en une chose qui est toute courte : ce que nous vivons n*est autre chose qu'un point, etc. (II, 439-) .... Son Ame, étendant les ailes.
Fut toute prête à s'envoler. (I, «55, vers ^S.) Son âme toute grande est une âme hardie. (I, 279, vers 49O .... Elle {Chrysanthe, qui était malade) est toute guérie. (I, 397, vers i3.)
n s'est vu des armées réduites à la nécessité de toutes choses... : et tout sans autre sujet que pour régner. (II, 3a6.)
Yoyex d-après Tout, locutions diverses.
Tout, locutions diverses :
Le soldat remis par son chef....
En état de faire sa garde
N'oseroit pas en déloger..,.
Le parfait chrétien tout ainsi.
Créé pour obéir ici,
Y tient sa fortune asservie. (I, 287, vers 58.) Pour ce premier ingrat,... qui n'a ce vice que tout ainsi qu'il a tous les autres, l'homme de bien ne laissera pas de lui faire plaisir. (II, 117; voyez I, 468; IV, aoa.) Pour deux liards vous aurez mangé tout votre aise, (II, 33o.)
Tout beau, tout bellement : voyez Beau, BKLLBMmiiT, ci-dessus, p. 64 et 65.
Le couronnement de la Reine est renoué à ce coup, et crois que ce sera tout à bon (tout de bon), (III, i55.} Il semble.... que l'on lise une histoire.... Dont le discours parfait à tout chacun fait croire Que la prose nVst rien au prix de tes beaux vers. (I, 391, vers 7.)
J'avois été quelque temps assez bien disposé, mab tout stun coup ma maladie m'a repris. (II, 4^91 voyez II, 595.}
De tout ce qni est aa monde, tu ne tronTent rien que tout emembU ta aimasseï mieux être qpie ce que tues. (II, 43; Toyez tl, 3940 Toute* et quantes Jbis s voyei Quartes rois, ci-detsas, p. 5io.
. J'ai reçu deux de tos lettres tout en un Jour, (pi, aS.)
Mon précepteur.... ne m*a point aTirement aispeusé ce qu*il saTOÎt,... mais a oesiré me le pouvoir Terscr tout à une fou, (II, i85.)
Tous les temps qui sont passés sont en un lieu ; tous les voyez tout à U foi* : ils sont tous en un monceau. (II, 439*)
Un bienfait se perd tout à la foi*, et tout à Fheure (en Utin : et totnm périt, et statim). (II, i3i.)
Le dieu de Seine étoit debors... ;
Il se resserra tout à Fheure
Au plus bas lieu de sa demeure. (I, 79, vers 9$ ; voyea II, 10.)
Vous derez mettre un bien que Ton tous a mît à Tentrée de votre âme, pour avoir sujet d*y penser à toute* heure*. (II, Sa.)
Ce misérable corps.... se ruineroit tout au**'u6t s*ll n'étoit rempli d*une beure à Tautre. (I, ^6%.)
Il a eu autant que moi, mais je l'ai en tout incontinent, et il a été longtemps i le gagner. (II, a3 ; voyez I, ao8, vers a8; II, 33a.) Tu menaças l'orage paroissant;
Et tout toudain obéissant, Il disparut.... (I, 196, vers 3o.)
Nos pères, qui bailloient un an aux femmes pour pleurer, ne vouloient pas qu'elles pleurassent tout du long de l'année, mais leur défendoket de pleurer plus d'un an. (II, 497*)
Si je le vois malade sans apparence de guérison, tout d*une main je me rerancberai de ce que je lui dois, et m'obbgerai tout le monde. (Il, a3S.)
Je ne pense point faire de tort à celle qui est femme de bien par crainie, de la mettre au rang de celles qui ne valent rien. Tout de même, qni a donné pour recevoir n'a point donné. (II, 104 ; voyez II, 10, 85, 3ot.)
Il en est qui ne veulent employer courtiers, notaires, ni témoins en leurs affaires, et même ne veulent pas Caire de cédnles. Ceux qni s'efioroent de oeler un plaisir qu'on leur a fait en font tout de fneme. (II, 37.)
Je vous écris tout de même que si je devisois avec vous. (II, 679; voyez n, 616.)
Pour les arrérages, la Reine les leur refuse tout à plat, (Œ, aSg.)
Antioehus s'empare de tout plein de places en la c6te de Glicie et de Carie. (I, 397; voyez I, 4i3, 4^8 ; II, 447; IV, 110.)
Le jour qu'on lui refusa la préture, il ne fit que jouer ; la nuit qu'il devoit mourir, il ne fit que lire. Il mit la vie et la préture tout en un rang,
Autant vaut-il aller vers elle (ver* la mort), comme attendre qn'eik vienne vers nous: tout revient à un {cela revient au même), (II, 535.)
Ce m^e*t tout un (il m^e*t indifférent) d'expirer : tout ce que je pense, c'est de ne soupirer point. (Il, 460.)
Mettez- vous en la conduite de quelque homme d'autorité, soit Catm, Scipion ou Lélins, e*e*t tout un qui (n^importe lequel), (II, 364 » ▼oy* IV, 90.} Aa Ken de : « c'est toat on, » on lit : « i! n*importe, • dans Péditioii de t ^Sg.
Ce soldat.... fut jeté sur les terres d'un homme du pays, qui.... le ic panser un mois à ses dépens.... Ce soldat, en disant adieu, devoit ft ' son hôte tout d'or, (II, i ag.)
Du TOUT, tout à fait, absolument :
Que si nos manx passés ont laissé quelques restes,
Ut Tont du tout finir. (I, 939, ftn 57.)
Je n'euite rien plus detiré que de sortir du tout de sa mémoire. (Il» 167.} ^
Il n*y a persoDiie du tout ferme. (II, 339.)
.... Des misères qne pour le moins il doit différer, s'il n'a moyen de s'en garantir du tout (aèsolument), (U, 578.]
Elle mourut deux jours après, encore non pas du tout {pas tout à fait deux jours)» (III, iSg.)
Si nous aTons quelque douleur aux pieds..., nous disons que c'est une entorse..., ou du tout disons que nous ne savons que c'est. (U, 4^6.)
Métrodorus n'étoit point encore du tout si philosophe. (II, 33 1.)
Il est des choses.... où nous nous affligeons sans qu'il y ait du tout point de sujet de nous affliger. (II, 307.)
Comparons donc les hienfaits et les personnes, de peur.... que nous oe donnions quelque chose que l'on dédaigne et qne m tout on ne Tenille pas reoeToir. (II, 99.)
Voyes tome I, p. 93i, yen 43 Mir.; p. 969, Tera 6; tome II, p. 99. 3i, 38, 40, 43, 59, 55, 109, 194, 345, 478. 479» 695; tome IV, p. 3, 79, 179, etc.
TOUTEFOIS, pourtant, néanmoins :
U y a heanoonp de choses qu'il faut reeeroir, et toutefois ne penser pas {sans penser) en être obligé. (II, 94.)
TRACE, cours :
.... La source {de t inspiration poétique) déjà commençant à l'ouvrir, A Uché les ruisseaux qui font bruire leur trace* (I, 5, vers 34*}
TRACER (an écrit) :
Vous m'étiez présent en l'esprit,
En Toulant {quand f ai voulu) tracer cet écrit. (I, 989, Yen 98.)
TRADITION (d'ane doctrine, d'une étode). (II, 186, 655.)
TRAGÉDIE, an figuré, scène sanglante :
De combien de tragédies^
Sans ton assuré secours,
Étoient les trames onrdies
Pour ensanglanter nos jours! (I, 90, Tcrs loi.)
TRAGIQUE, au figuré, acceptions diverses :
Mars] N'a rien de si tragique aux fureurs de la guerre Comme ce déloyal aux douceurs de la paix. (I, i5o, vers 93.)
.... Entre ces esprits tragiques. . . .
Qui de nos dommages passés
Trarooient les funestes pratiques, etc. (I, 114, vers 191.) Quel tragique succès ne dois-jc redouter Du funeste voyage où vous m'allez 6ter
Pour un terme si long Unt d'aimables délices 1 (I, 134» vers i3.) .... Parmi tont cet heur, ô dure destinée. Que de tragiques soins, comme oiseaux de P binée, Sens>je me dévorer! (I, 159, vers 14.)
[La France] S*est faite aujourd'hui si tragique^
Qu'elle produit ce que l'Afrique
Auroit vergogne d'avouer. (I, 76, vers 18.)
Voycstoine I, p. i54, vers 54; p. 177. ▼er«8o; p. 186, Ten93; p. 9i3, vers 91; p. 9i8, TCTb 4; p. 919, vert i;p. a84. ▼«• 3; p. 994, vert |5; p. 3ii, ver» 14.
TRAIN, allure, marche ; suite :
Cet homme en son temps étoit estimé grand diseur; il ne hésîtoit jamais, ne rompoit (n'interrompait) jamais son train^ et da oommenoement alloit d^mie traite jusqa'à la fin. (II, 409-)
Puisque nous sommes sur T infanterie, je vous dirai d'an iram qoe Mlle de Conty est décédée. (III, t44.)
Le pauTre n*est point en peine de son hagage. S*il se fant mettre sor mer,.., les quais ne sont point couTerts de ceux de son trtdn; il n*est point suiTÎ d'une troupe de Talets. (II, 3 a 5.)
La Tertu ne se contente pas de si peu de place : son irain est pins grand, il lui fant beaucoup de logis. (II, 697 ; Toyez III, 896.)
TRAINER, aa propre et au figuré :
On menoit Vettius.... prisonnier an général.... des Romains. S<m serrileur tira l'épée du soldat qui le trainoUy et en tua son maitre. (II, 73.) .... Un fleuTe impérieux. ...
.... tramant comme buissons Les chênes et les racines. (I, 89, vers 47*) Ces choses que nous voyons flotter sur une rivière.... par le fil impétueux ma/ trainéês arec violence. (II, 353.)
U n'y a point de preuve qui fasse mieux connottre que Tesprit est ferme, que quand il n'y a rien assez attrayant pour le convier an désordre, ni rien d*assez fort pour l'y traîner, (II, 329.)
Il n*est pas temps de disputer. ... si nous sommes traînés par la chaîne des destins, ou si sans ordre toutes choses arrivent casuellement. (Il, SsS.) O qu'en ce triste éloignement, Où la nécessité me traûie.
Les Dieux me témoignent de haine! (I, 393, vers 8.) En ces harangues popuhures, qui ne sont ordinairement que mensonges, et où le but n'est que d'émouvoir un peuple et d'abuser de son imprudence, pour le traîner par les oreilles, etc. (II, 407O
TRAIT, TBAiTs, acceptions diverses :
.... L'envie, qui est le plus dangereux trait que la fortone tire oootre les gens de bien. (II, $69.)
Il n'est point d'homme si sensible, et si ouvert à toute sorte de trmu, que ce qu'on lui donne fortuitement le touche an cœur. (U, 93.)
Cest le trait d'un corrompu,... de.... tâcher de gratifier en paroles ceux qu'il ne peut contenter en effet. (II, 14.)
Envoyez vos yeux où vous voudrez {parmi Us sentences des stoîciem).
Que d'applaudissements, de rumeur et de presses,
Que de feux, que de jeux, que de traits de caresses,
Quand li-haut (au ciel) en ce point on les vit arriver (les saints Innocents) !
Vous n'êtes seule en ce tourment (I, i3, vers 336.)
Qui témoignez du sentiment...
En toutes âmes l'amitié.
De mêmes ennuis agitée,
Fait les mêmes traits de pitié. (I, 33, vers 18.) Vous savez quels traits il vous a joués depuis, et combien il vous a piéparé de pièges. (II, 4i5.)
.... Les derniers traits de la mort
Sont peinu en mon visage blême. (1, 143, vers 44.)
TRAITE, étendue de chemin parcoanie sans s'arrêter :
Ces beaux fiU oui ont leur fraise si bien dressée, et qui sont si parfumés, sont sur les dents au bout de la première traite, (II, 449*)
TRAITEMENT (Mauvais) :
.... Ceux qui sont dignes [de pitié] par le mauvais trmtemtnt que leur fait Totre froideur. (FV, 161.)
TRAITER, sens divers :
Chrynppus, traitant cette matière, s'est serri de la similitude du jeu de paume. (II, 3o; voyez II, 11.)
Tout est attribué à Épicure. S*il se traite quelque chose chez nous, c'est sous son nom et sons ses auspices. (II, 890 )
Tenez cette règle de vivre..., de ne traiter votre corps (de iCen avoir soin) qu'autant qu'il en a besoin pour s'entretenir en santé. (II, s86.)
TRAÎTREMENT, en trahison :
Tuer un homme de bien, et le tuer poltronnement et traùrement^ c'est mettre le crime si haut qu'il ne puisse aller plus avant. (I, 353.)
TRAME, au figuré :
De combien de tragédies,
Sans ton assuré secours,
Étoient les trames ourdies
Pour ensanglanter nos jours ! (I, 91, vers io3.)
TRAMER, an figuré :
.... Ces esprits tragiques. . . .
Qui de nos dommages passés
Tramoient les funestes pratiques. (I, 11 5, vers 194.)
TRANCHEE, en termes de guerre. (I, i23, vers aa?*)
TmANCHÉBS DE COLIQUE. (III, 389.)