‹ Œuvres de Massillon, Évêque de ClermontChapitre 129 sur 348 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Il est vrai que les livres saints ne promettent que des persécutions à quiconque voudra vivre daus la piété qui eH selon Jésus Christ ; et à Dieu ne plaise que je vienne ici contredire le langage de la foi , et ôter à la vertu un caractère si divin , et si consolant même pour les Justes. Mais ce n’est pas toujours en méprisant les gens de bien , que le monde les persécute, dit saint Augustin ; c'est en leur présentant des attraits capables de séduire leur innocence; c'est en autorisant des scandales qui peuvent ébranler leur fui, ou du nwios qui font gémir leur piété ; car il est des persécutions de plus d'une sorte, et les mépris et ks opprobres ne sont ni la plus dangereuse , ni la plus commune.

MARDI DE LA DEUXIÈME SEMAINE

Ce n’est point là , en elTet , mes Frères , l’écueil le plus à craindre aujuurd'liui pour la vertu : ce monde ennemi de Jcsus-Clirist; ce monde qui ne connaît pas Dieu ; ce monde qui appelle bien nn mal , et le mal un bien ; ce monde , tout monde qu'il est, respecte encore la vertu ; envie quelquefois le bonheur de la vertu; clierclie sauvent un asile et nne consolation auprès de sectateurs de la vertu; rend même des honneurs publics à la vertu.

Et certes, il ne faut pas croire que l’erreur et le désordre aient tellement prévalu sur la terre , qu’il n'y ait encore dans les hommes des restes de droiture, et des étincelles de vérité : les pécheurs les plus déplorés trouvent encore en eux des sentiments de justice et de raison, qui, malgré leur propre dépravation, prennent les intérêts de la vertu , et les forcent de respecter ce qu’ils ne peuvent encore aimer. Il y a je ne sais quels traits divins imprimés sur le front du Juste, qui fout qu'on ne peut lui refuser des hommages secrets ; c’est comme un spectacle de religion qu’on ne regarde qu’avec une espèce de culte; une arche du Seigneur et la demeure de sa gloire , qtii , même au milieu des Philistins , conserve sa terreur et sa majesté.

Plus même une ame mondaine est esclave de ses passions, plus elle estime en secret le Juste, qui sait les mépriser ; elle sent dans sa propre foiblesse tout le mérite de la vertu. Plus l’a.scendant de la volupté l’entraîne, plus elle comprend que rien n’approche de la grandeur et de la force d'une ame qui peut résister à ce charme impérieux : toutes ses chutes sont pour elle des leçons honorables au Juste; et elle apprend à estimer la piété, par les violences dont elle sent qu’il faut être capable pour vivre selon Dieu. Ainsi une ame Adèle lui parait lin spectacle mille fois plus digne d'admiration , que tous ceux que le monde admire ; elle voit que le bonheur ou la témérité peuvent former des conquérants; que la naissance ou le hasard donnent les sceptres et les couronnes ; que les grands hommes doivent souvent ce nom , ou aux conjonctures de leur siècle , ou au caprice et aux adulations des peuples; que les honneurs et les dignités ne sont pas toujours le fruit de la réputation et du mérite ; qu’enün, des talents heureux et cultivés par le travail et l’application , pcuveiil atteindre aux divers genres de gloire que le monde donne; et qu’il n’y a rien dont chacun ne trouve en soi les dispo- •sitions, cteoinuie les premières ébauches : mais que la vertu toute seule est un mérite que rien ne peut partager avec le Juste; un mérite que tout contredit au-dedans de nous , et dont chacun ne trouve en soi que les oppositions et les répugnan - I

ces. C'est ainsi que le vice lui-même conduit è lionorer la vertu , et que les ténèbres rendent témoignage à la lumière.

Mais non seulement le monde ne méprise pas lesserviteursdeJésus-Cbrist, le monde lui-même les appelle heureux, envie leur destinée, et convient qu’ils ont choisi le meilleur parti. Oui , mon cher Auditeur , vous croyez peut-être que les pécheurs, esclaves de leurs passions , sont toujours enivrés du cliarme des sens , et de leur trompeuse félicité : vous croyez que l'iilusion dure toujours , et que toute leur vie est un songe; vous vous trompez. Au milieu même de leurs faux plaisirs , ils regardent le J liste avec des yeux d’envie ; ils opposent la paix de sa conscience aux troubles cruels qui les décliireiit; les consolations qu’il goilte dans la vertu , aux vives amertumes que le monde mêl e toujours à leurs passions ; le doux loisir et la tranquillité de sa retraite, aux mouvements éternels de leurs prétentioas et de leurs espérances; ses jouçs pleins de bonnes œuvres , et toujours occupés pour le salut, au vide et à l’ennui de leurs inutilités et de leurs journées : ce parallèle , si triste pour eux, les fait soupirer en secret; ils sentent tout le dégoût de leur état , et tout le bonheur de la condition du Juste. Ch! pourquoi craindriez-vous donc de parnilre serviteur de Jésus-Christ , devant des pécheurs qui souliaiteront de devenir semblables à vous, dès que vous aurez cessé de leur ressembler ?

Peut-être ils regardent avec des yeux de mépris , tous les talents mondains dont vous vous faites bonneur, et sur lesquels vous croyez mériter leur estime : peut-être ils vous donnent du ridicule par les mêmes endroits par où vous vous Oattez de leur plaire : ;>eut-être la ressemblance de Jeu rs passions diminue à leurs yeux le mérite des vdtres : la jalousie vous dispute une vaine beauté ; la Aerté , votre naissance ; l'ambition , votre valeur et vos services; l’oigueil, vos talents et votre sufllsance. Devenez homme de bien r la piété ne Ciit [■oint de jaloux ; le monde , qui n’aspire pas à ce genre de mérite , ne vous en disputera pas la réputation; et peut-être qu’avec celui-là, il vous rendra tous les autres qu’il vous refuse injusteraent : la piété attirera de nouvelles attentions à votre naissance , à vos services, à vos talents , aux agréments de votre personne ; et le monde ne commencera à estimer en vous tous ces vains avantages, que lors(|uc vous aurez commencé à les mépriser vous-même pour Jésus-Christ .

On dira qu’il est beau à votre âge, avec tous les talents propres ati tnonde, uti nom illustre et de grands biens, d’avoir fait le sacriAce. Je ne vous dis pas que le monde ait raison de faire tant

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valuir le mértlc de ce renoncement. Car , ô nion Dieu î udt-on à vos pieds des sceptres ei des couronnes, et toute la gloire du inonde; à i]uoi renonce-t-on, qu’à des songes agréables, et à des cliagrins réels ? que tous sacrifte-l-on qui pui^ être comparé au trésor de la justice dont vous euricliissez rame fidèle, et à la gloire qu’elle a de vous senir? Mais le monde, injuste csiimaleur des cltoses du ciel, ne laissera pas d’admirer et de faire valoir le courage de ce sacrifice; et loin de redouter ses censures, vous gémirez en secret de l’injustice de ses louanges; et vengeant la gloire du Seigneur contre les applaudissements Injurieux des homme.s , vous lui direz dans un profond sentiment de votre néant et de sa grandeur : Qu’ai-je quitté pour vous, 6 mon Dieu ! que vous ne m'ayez rendu au centuple ?

Mais ce qui me parolt encore de plus honorable à 1a vertu, c'est que non seulement le inonde envie la destinée des gens de bien; mais U ne cliercbe, et U ne trouve d’ordinaire de consolation, que dans leur llddité et dans leur droiture. Et certes, vous-méme, mon clier Auditeur, dans vos afUictions ei dans ces conjonctures amères, ou une fortune et un crédit absolument renversés ne laissent pres<{ue plus espérer de ressource ; dans ces tristes situations, où la présence de vos amis «le plaisir vous devenoil insupportable, et ou peutêtre aussi en éliez-voiLs abaiulunné ; où avez-vous trouvé plus (le consolation, que dans les entretiens d'un ami saint et fidèle? N’est-ce (>as lui, dit .saint Augustin, qui a fleuré avec vous; qui a versé de rimile sur vos plaies; qui a ramené ioseii-ibleinenl votre coeur aigri , aux ordres de la Providence; qui vous a soutenu daiLs votre accableinenl; et qui est devenu comme le dépositaire de toute votre douleur, en devenant le confident de vus peines ? N'avez-vous pa^ éprouvé «|ue les get» de bien tout seuls savent être amis véritables, et qu'eux seuls sont capaUes de partager les disgrâces de leurs amis sans refroidissement, et leur pro«q>érilé sans envie?

Oui, mes Frères, c’est auprès des Justes, que les mondains vont se consoler tous les jours des perfidies du monde et des caprices de la fortune r c'est là qu'ils voul se délasser de l’ennui des plaisirs , de la gène des assujélissemenls et des bienséances, de l’agitalion des espérances et des projets : c’est là qu'ils vont respirer cet air de candeur, de bonne foi, de vérité qu’on ne trouve pas «Lms le monde ; c'est dans leur sein , «ju’ils vont verser les |)lus secrets mouvimeuts de leur cœur, les intérêts de leur fortune, les mesures cactiées de leurs projeb, les mystères de leurs espérances ; et qu iU

ÏIl'MAIN.

avouent après cela que les hommes sont bien insen.'iés de tant s’agiter; et «|ue le monde est bien peu de chose : c’est là qu’ils ne craignent point, comme on craint toujours ailleurs, de se confier à un ennemi, à un concurrent, à un traître : c’est là que leur cœur se répand , qu’il se repose, qu’il s’épargne la fatigue des précautions et des défiances, et qu’il a le plaisir de se montrer et de ne point craindre.

Et voilà d’où viennent en dernier lien les honneurs publics que le monde lui-mème rend à la vertu r on y voit tous les jours des personnes d’une destinée obscure, mais ennoblies des dons de la grâce, s'y attirer des égards et des dislincüixts, que la naissance et les dignités ne donnent point : on y a vu des serviteurs de Jésus-Christ, vils selon le siècle, devenir les arbitres des princes et des |>eiiples, et s’attirer par la seule réputation de leur vertu, des hommages où la vanité la plus emportée n’osa jamais prétendre. L’Orient vit autrefois le solitaire Antoine, à peine connu dans sa pairie, remplir tout Tunivers du bruit de son nom ; et les Césars s’estimer plus glorieux d’avoir reçu une lettre de riiomme de Dieu , que d’avoir conquis tout l’empire. Jébu, roi d’ Israël, en une cérémonie solennelle, fait iivonter dans son cliar le saint homme Jonadab , et la majesté royale ne rougit point de voir à scs côtés la simplicité d’un prophète. Daniel , un des enfants de la capÜN ité , reçoit pourtant dan.<« le palais d’un roi infidèle, et dans un empire où il étoit captif, les honneurs de la pourpre et de l’anneau d’or. La cour la plus dissolue de la Palestine ne put refuser des honneurs publics à l’austérité de Jean-Baptiste; et Hérode souffrit avec respect la sainte liberté du précurseur , avant que sa fùiblesse en eût fait im martyr. O Imnime ! voua rougissez de la vertu : maïs c'est elle, «Ut l’Esprit de Dieu, qui vous rendra illustre parmi les peuples; qui vous fera honorer des sages et des vieillards ; qui vous attirera de la conskiéralion en la présence des princes; et qui de plus, rendra la mémoire de votre nom immortelle dans le souvenir de la postérité : Habebo propter hanc claritatem ad lurbas, et honorcm apud sfiiiores:,,,, et in coiisperfu poffNltum admiraài/ts ero;.. . et memariam (Ftentam, hit qui post mefuiurisunt, relinquam^ (8ap., vm , 10, 11 , 13. )

Prenez garde seulement de ne rien mêler de foiUe et d'humain à la piélé : ne portez pas à la venu les restes de l’iiumeur, des passious, et des faiblesses de l'itomme; car voilà ce qui lui attire d’ordinaire de la part du monde , des dérisions et des cettsures. El afirès cela, si vous avez quelque chose à craiudre, craignez plutôt qu’on ne donne

3r« MKRCREOI DE E\ DEEXIKME SEMAINE.

A de ïé^sièrts démarcl»es de conversion, Ions les i éloges d’une parfaite pénitence : craignez pinidt | que le monde ne voos couronne , avant que vous ayez légitimement coroluittu : craignez plutôt que rerretir publique ne vous fosse oublier la vérité de votre misère, et qu’à force d’entendre louer de Ides commencements de piété , vous ne rappeliez plus des crimes qu’une vie entière de larmes pour* ^ roit à |>eine effacer; voilà où est le danger. Trem- | blez que l'estime injuste des l»ommes ne soit une | punition de Dieu sur vous, lequel ménage peut* | être cette récompense vaine à quelques vertus na- j turelles que vous avez, pour punir plus à loisir, | quand il viendra juger les jtisUces. l’orgueil secret qui les corrompt : il est tant de faux Justes , qui reçoivent ainsi leur récompense sur la terre ! tout est à craindre pour une vertu faible et naissante quand elle est trop afiplawlie : on croit être an bout de la carrière , qu'on n’y a pas encore fait le premier pas; et le monde qui nous avoil séduits autrefois en diminuant i nos yeux nos vices, noos •ésliiit encore en nous exagérant nos vertus.

Pour éviter ce malheur, regardez les liommes comme s’ils n’éloient pas : agissez sous les yeux de Dieu seul; laissez entre ses mains les intérêts de la vertu ; remettez*vous-en i lui sur les suites que votre changement de vie aura dans le monde ; s’il permet quecettedéiiiardie vous attire des louanges et des applaudissements, il saura bien , au niilieo de CCS vaines acclamations , vous foire sentir votre néant et votre profonde misère. Paul, dans le temps même que tout un peuple, frappé de sa vertu , le prend (tour une divinité, et veut lui offrir des sacrifices ; Paul , reçu des fidèles comme on ange de Dieu; Paul, au milieu de tant de gloire, sent audedans l'aiguillon bonteux de Satan qui rhumiUe ; et la main de Dieo qui l'élève , prend plaisir, ce temble , de l'alMiltre, de peur qu’il ne s’élève luimême, et d’écrire sur sou cœur sa propre fbiblesse. Mais s’il |»eniicl que les dérisions et les censures •oient le partage de votre vertu, ah! il saura bien TCDs dédommager par des consolations secrètes de toutes ces amertumes buntaines, et soutenir aoo ouvrage contre le déchaînement et les vains efforts d’on monde profone. On nous méprise, disoii autrefois rA[)6tre; nous soounes foulés aux pieds Comme de la boue; mais nous ne sommes point abattus : 011 nous r^arde comme le rebut du monde; mais nous nous réjouissons dans ces tribnlaticms et dans ces opprobres, parce que nous sentons ludedaiis de nous , les consolations ineffables de celui qui ne manque jamais de consoler ceux qui •ooffi'ent pour son nom. Rentetlez-vous-eii donc à M vacc<i«e, encore une fois, pour le« suites rie

votre nouvelle vie ; mais commences servir: rompez enfin des cUalnes pouvez plus traîner le poids Uonieii} joug qui vous accable : osez mépriser d’un monde dont vous méprisez déj et ne laites pas à la grandeur de Die le craimlre moins que le monde ; à raison, celui de compter pour beaur menu du monde ; et enfin à la vert de ta croire loujoiira méprisée dans vous, d mon Dieu ! adievez d’éclaire bics qui commencent à vous conno leurs volontés timides et cluncflan encore une fois le monde dans leur nez-leur que vos jugeinenU seuls so que les mépris et les censures des font que donner un nouvel éclat, nouveau mérite aux actions que vot prouve; et que les œuvres de la p dons, ne peuvent avoir de récocnpei les que vous-même.

SERMON

POUR LK UCRCREDl DE LA DEUXI

DF. CAREME.

SUR LA VOCATIOI

7*101^ nectuU ad Jeâum mafrr fiUorui filÜM luit; était UH : Die nt sedeaut ki dt ad dAxUram liuim , et wtms ad tinistm

Aton U mère dn onhnU de Zébédée ■’« avec nev deux SU . et Ini dit : Ordonnex q que voici uient a«U dans votre roraui droite . et l’autre à votre i^auebe. vMin

Qu’il est rare, mes Frères, que corde avec la graœ, et que les vue vent de règle aux projets et aux de dresse tout liuniaine! Cette mèn pour ses enfonts qu’une gloire et temporelle : elle ne parolt ravie de h à Jésus-Christ, que dans fespéfat tin jour assis dans les premières place terrestre : elle leur fait une destiné MMibaits, sans consulter si les conse justem avec la témérité de ses espe oomiiiite que l’excès d’une tendresse sam se mettre en peine si l’élévatM placer ses enfants est la situation qi leur destine, elle les élève et les fai propres mains, sur des trônes i

LA VOLAllOK.

u»urpel«idroil8 de Dieu, seul arbitre de la desU- I née des honinies. |

Oui, mes Frères, Dieu seul qui voit nosccrurs, et qui a marqué dès le commencement la voie par où il vouloit nous conduire, peut nous en inspirer le clwix : à lui seu 1 U appartient de nous appeler à l’état où il nous a préparé dans ses conseils éternels des moyens de salut : lui seul doit être con- ! suite dans une affaire où lui seul peut nous éclairer et nous conduire. Les usages , les passions, les circonstances du bien , du rang , de la naissance , qui ont d'ordinaire la meilleure part au clioix d'un état de vie , sont des guides trompeurs , qui nous font presqueioujours'prcndrelechangc. Or, comme se tromper ici est de toutes les méprises la plus irréparable ; je veux aujourd’hui vous exposer les règles de la fui sur on point si important de la doctrine chrétienne.

Il est vrai que la plupart de ceux qui m’écoulent, sont déjà entres dans desengagements qui ne leur permettent plus de choisir ; mais il ne sera pas inutile de leur découvrir dans le défaut de vocation , la première source de leurs infldélités aux devoirs de leur état, ou aGn qu’ils rectJGenl par des larmes abondantes l’imprudence de leur clioix, ou que , respectant l’ordre de Dieu dans la diversité des voies qu’il a marquées aux hommes, ils ne s’érigent pas en arbitres de la destinée de ceux à qui ' ils ont donné la vie, mais dont le sort n’en est pas moins entre les mains du Seigneur.

Voici donc tout le sujet de ce discours. Le choix d’un état est , de toutes les circonstances de la vie, celle où la méprise est plus ordinaire : le clioix d’un étal est , de toutes les circonstances de la vie, celle où la méprise est plus à craindre. rareté d’une vocation véritable, les périls d’une fausse vocation : c’est sur quoi j’ai à vous instruire, Implorons, etc. ^re, .Woria.

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