PKEMIER DIMANCHE DE LAVENT
tribunal de Jésus-Clirist. Vous verrez si le lémot* gnage de votre conscience, qui ne vous reproclioit point de crimes , qui ne vous uffroit presque rien à dire aux pieds d’un confesseur, n’etoit pas un aveuglement terrible, auquel la justice de Dieu vous avoil toujours livré. Vous verrez , par la frayeur où seront les Justes, ce que vous devez craindre pour vous-méme, et si la confiance où Yoas avez toujours vécu éloit la paix de la Iwnne conscience, ou la fausse securité de la mondaine.
O mon Dieu ! s’écrie saint Augustin , si je pouvois voir maintenant l’état de mon ame, comme vous me le découvrirez alors! O si jam nviir /a> ci cm perçai ri rts niiitntr Uceret ontUx corporis tu- (uert f Si je poiivois me dépouiller de ces préjugés qui m’aveuglent, me délier de cea exemptes- qui me rassurent, de ces usages qui me calment, de ces louanges qui me séduisent, de celte élévation et de ces titres qui m’abusent, de ces talents qui m’éblouissent, de ces complaisances d’un guide sacré qui font toute ma sûreté; de cet amour de inol'inéme qui est la source de toutes mes erreurs; et que je pusse m’envisager tout seul â vos pieds dans votre lumière : ô mon Dieu ! quelle horreur n’aiirois-je pas de moi-inéme ! O si jam n«ue fariem peccatricis airimo^ liceret ocu/is rorporis intueri ! El quelle mesure ne prendrois-je pas en me confondant en votre présence, pour prévenir la confusion publique de ce jour redoutable, oti les conseils des (yptirs et les secrets des pensées seront manifestés? Car, mes Frères, non-seulement le pécheur .sera montré à lui-méme, U sera encore montré à toutes les créatures.